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§ 1. Voyage et séjour à Paris.
12 Oct. Dinghd. ten 2 uyt den Haeg met Wolfsen. ten 5½ van Delft daer ick van der Wals bibliotheek1) eerst sagh, en rencontreerde N. BEcker2) met Zuerius de getroude3). Ten 9 te Delfshaven met het schip; daer in was onder andere Mr. Hagens agent van de Pr. van Ligne4), kende mij niet en sprack van de Horologies en van Huygens. In de swaen was qualijck broot te krijgen, tot onse provisie 't scheep.
13 Oct. ten 5 van Delfshaven. tegen wind. met een peert getrocken door de kil. stopten 't tij int slaeck.
14. Uyttet Vosmeer snachts. 't schip in 't laveren tegen een ander gestoten. Jesuiten jongens int schip raesden als dol. klop. Jan Cloppen broer. Te Bergen op Z. een vrouw uytgeset. te 12 te Lillo. Hagens, Wolfse en ick door een beslyckte kleywegh te voet nae Staebroeck. Daer vond ick een grof Horologe maecker die mijn inventie van Douw5) geleert had, en...Met een kar te Merxem ten 8 uren, is 3 ur. van Stabroeck en ½ van Antwerpen.
15. ten 6½ van Merxem ten 7 t'Antw. Hagens cabinet gesien niet veel besonders. ten 10 de bagage aengekomen met het delfse schip. gewandelt in de groote kerck. daer bij gelogeert in den Roosennobel tot Sr. Bommers. Na den eeten met ons geselschap het Jesuiten Clooster wesen sien, geleijd op de bibliotheeck, in de begraeffenis kelders, door Pat. Bolland6) die ick een packje van Heinsius7) bracht. Thoonde mij 5 volumina de vitis Sanctorum die hij met P. Enschenius6) schrijft. en is noch maer van die van Januar. en Febr. Douartes8) besocht. fraeye courante van La Barre9). Titiaens10) Madelene. Sond mij excellente druijven.
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12 Oct. Mardi à deux heures parti de la Haye avec Wolfsen. à 5 h. ½ de Delft où je vis d'abord la bibliothèque de van der Wal1) et rencontrai le cousin Becker2) avec Zuerius, celui qui est marié3). À 9 h. à Delfshaven en bateau; dans ce bateau il y avait entre autres Mr. Hagens, agent du Pr. de Ligne4). ne me connaissait pas et parla des horloges et de Huygens. Au Cygne il était difficile de se procurer du pain pour notre voyage en bateau.
13 Oct. à 5 h. partis de Delfshaven. vent contraire, fumes tirés le long du chenal par un cheval, nous arrêtâmes à la marée dans le Slaeck.
14. Quitté le Vosmeer la nuit. le bateau en louvoyant en heurta un autre. Des élèves [?] de Jésuites se démenaient dans le bateau comme des fous. Des coups. Jan Cloppen le frère. à Bergen op Zoom on fit descendre une femme. à midi à Lillo. Hagens, Wolfse et moi nous rendimes à Staebroeck à pied par un chemin argileux et boueux. J'y trouvai un méchant horloger qui avait appris mon invention de Douw5), et...À 8 heures en charrette à Merxem, est à 3 heures de Staebroeck et ½ d'Anvers.
15. Parti de Merxem à 6 h. ½, à 7 à Anvers. Vu le cabinet de Hagens, peu remarquable. Les bagages arrivés à 10 h. avec le bateau de Delft. promené dans la cathédrale. logé près de la au Roosennobel chez le sieur Bommers. Après le diner avec notre compagnie été voir le Couvent des Jésuites, conduit à la bibliothèque et dans les caveaux par le Père Bolland6) à qui j'apportais un pacquet de Heinsius7). Me montra 5 volumes de vitis Sanctorum qu'il écrit avec le P. Enschenius6). en est encore à ceux de janvier et de février seulement. Visité Douartes8). belle courante de La Barre9). Madeleine du Titien10). M'envoya d'excellents raisins.
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16. Hoorde op de klocken spelen en was een luyende klock den bass. Cont.11). aen P. geschreven. Den Bayer Sr.
Cramers12) besocht. liet mij sijn houte klockspel sien11). bracht mij tot Sr. de Haes den draeijer. sijn clavecingel met 4 treeties gesien. t'eene maeckt de luijt, seer aengenaem. Douarte mij komen vinden tot de Haes. ontbeten tot Bommers. ten 11 te laet aen de Heu gekomen. Die naegeseijlt tot Willebroeck met een gehuyrde schuijt voor 3 guld. Inde Heu is de vracht 15 st. ten 8 te Brussel, in 's-Hertogenbosch in de Bergstraet. seyden dattet beter is daer bij in S. Jacob.
17 Sond. met van der Elstens soon gewandelt, het hof van Nassau gesien. op den tooren geklommen. gegeten tot vander Elst13). snamiddaghs nae Laken gereden, daer gesien de allee van d'infante tegen over de kerckdeur met een fontein aen 't ende. Laet op den Tour14) gekomen. van der Elsts dochter op de Guitare, niet besonders.
18 Oct. het parck, warande en 't hof gesien. galerij vol schilderijen, man die schrijft. Coninghen en Coninginnen. Piquerij, galerij daer d'Echo is, van ontr. 190 of 200 voet. Daer in stond het scheepjen dat gebouwt word voor de Coningh, en beletten d'Echo. Fontein in de Warande, hield een bol, en een mutsje op de strael drijvende. Struijsvogel en 2 arenden. s'achtermid. Comedie gesien Escolier de Salamanca van Scaron15).
19. Jesuiten bibliotheec gesien, is een lange galerij, daer was een groote brandspiegel van 2 voet diam. de stoel van Car. Quint. en een kas met eenige antiquailles. apres disn. met een koets nae Anderlech. geweest in't Clooster van de Minimen, daer plaisante vijvers in de tuijn waren rondom met boomen. Hadden Erasmus noijt hooren noemen. Op den Tour met veel koetsen. Den Resident Sasburgh besocht.
20. Verbeeck16) gerencontreert. Op 't stadhuijs oude fraeije schilderijen van Rogier Weyden17) gesien. Daer was oock merckt van schilderijen. P. Sarasa18) besocht.
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16. Entendu sonner les carillon, une cloche faisait la basse contre. écrit à mon Père. Visité le carillonneur, le sieur Cramers12). me fit voir son clavier [littéralement: jeu de cloches] en bois. me conduisit chez le tourneur, le sieur de Haes. vu son clavecin à 4 registres, l'un d'eux accompagne [?] fort agréablement le luth. Douarte me vint voir chez de Haes. déjeuné chez Bommers. à 11 h. arrivé trop tard au Heu. Le suivis jusqu'à Willebroeck dans une barque à voiles louée pour 3 florins. Sur le Heu le passage coûte 15 sous. à 8 à Bruxelles à 's-Hertogenbosch dans la Bergstraet. on disait qu'on est mieux près de là à S. Jacob.
17. Dim. promené avec le fils des Van der Elst, vu le palais de Nassau, monté sur la tour. mangé chez Vander Elst13). l'après-midi été en voiture à Laeken, vu là l'allée de l'infante en face de la porte de l'église avec une fontaine au bout. Arrivé tard au Tour14). la fille de Vander Elst sur la Guitare, rien d'extraordinaire.
18 Oct. Vu le parc, la promenade et la cour. galerie pleine de tableaux, homme qui écrit. Rois et Reines. Bâtiments des piqueurs, galerie où est l'Écho d'environ 190 ou 200 pieds. Il y avait là le petit bateau qu'on bâtit pour le Roi et qui gâte l'Écho. Sur la promenade une fontaine dont le jet supportait une boule et un petit capuchon. Autruche et 2 aigles. l'après-midi vu une comédie, l'Escolier de Salamanque par Scarron15).
19. Vu la bibliothèque des Jésuites, c'est une longue galerie, il y avait là un grand miroir ardent de 2 pieds de diamètre. la chaise de Charles-Quint et une armoire avec quelques antiquités. après le diner en voiture à Anderlecht. été au Couvent des Minimes, où il y avait de beaux étangs avec des arbres autour. N'avaient jamais entendu parler d'Érasme. Sur le Tour avec beaucoup de carrosses. Visité le Résident Sasburgh.
20. Rencontré Verbeeck16). À l'Hôtel de Ville vu de beaux vieux tableaux de Rogier Weyden17) Il y avait aussi là un marché de tableaux. Visité le Père Sarasa18).
| | | | Daer gevonden de schrynwerker die het horologe heeft dat met water gaet van Bettinus. oock P. Fresneda19), die a. 55 met ons uijt vrancrijck quam. was nu confesseur van Caracena20). seijde dat Alamont bisschop van Ruremonde was geworden. Ambass. Boreel gearriveert.
21. Schrijnwerckers horologe wesen sien. ten 2 van Brussel. gegeven aen Baudry 12 pistolen a 8½ voor mij en mijn jongen en bagage, daer voor gedefroyeert van alles tot Parijs toe. ten 6 te Halle. kleijn steedtje daer de lieve vrouw is van Lipsius21).
22. Vr. ten 6½ van Hal, nergens onder d'aerde gereden gelyck I. Secundus22) schrijft. gepasseert te Lembec te Tubize, Braine le Comte. smidd. te Sogny, niet daer in geweest. is ontrent gelyck Hal. ten 5 te Mons. Groote marckt. Schoon gesicht op de wal over een wijt water. In de kerck van de Chanoinesses een oxaal met seer fraeije beelden, van binnen een Resurrectie. ter sijden in t choor een halfvergaene mans beelt met wormen, daer I. Secundus van schrijft.
23. Sagen de Chanoinesses smorgens in 't Choor, met lobben om den hals en witte floerse doecken op 't hooft, dat niet quaelyck stondt. Madame de Lorraine23) met haer dochter waren s'avonts te voren te Mons gekomen. de Gr. van Bucquoy gouverneur van Hainaut24), heeft daer een fraey huys. Te 9½ van Mons. gepasseert verbij S. Ghilain, Bossu, Condè, alle laten leggen aen de rechter handt, gepeystert te Ceveron. S'avonts te Valenciene. groote langwerpige mart, daer een kerck en oudt stadthuys is met het horologe daer I. Secundus van schrijft25).
24. Op de wal geweest, steene muren, drooge grachten, vuyle en slechte straeten met veel houte gevels, meer als te Mons. Ten 9 vertrocken, ten 4 te Cambray. weynigh minder als Mons. Grootte mart. fraeije groote kerck a la gothique. Horologe daer in met een draeijende son en maen en andere dingen, dat oock I. Sec. remarqueert. Noch een andere nieuwer kerck a l'antique gewulft met vierkanties, maer de columnen quaelyck geproportioneert. Autaer stuck, Marienbeelt Italiaens seer goet. Don Fernando Solis de Gouverneur gesien als hij bij den Amb. Boreel quam.
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J'y trouvai l'ébéniste qui possède l'horloge, mue par de l'eau, de Bettinus. De même le P. Fresneda19) qui en 1655 revint avec nous de France. était maintenant confesseur de Caracena20). disait que Alamont était devenu évêque de Ruremonde. Ambassadeur Boreel arrivé.
21. Eté voir l'horloge de l'ébéniste. à 2 parti de Bruxelles. donné à Baudry 12 pistoles à 8½ pour moi, mon demestique et mes bagages. ainsi défrayé de tout jusqu'à Paris. à 6 à Halle. petite ville où se trouve la vierge de Lipsius21).
22. Vendr. Parti de Halle à 6½, passé nulle part, en voiture, sous terre comme l'écrit I. Secundus22). Passé à Lambec, à Tubize, Braine le Comte. l'après-midi à Soignies sans y entrer, est environ égale à Halle en grandeur. à 5 à Mons. Grande place. Belle vue du haut du rempart sur une grande étendue d'eau. Dans l'église des Chanoinesses un jubé avec de très belles statues, à l'intérieur une Résurrection. de côté dans le choeur une statue d'homme abîmée, rongée par les vers, mentionnée par I. Secundus.
23. Vîmes les Chanoinesses le matin dans le choeur avec des collerettes autour du cou et des voiles de crêpe blanc sur la tête, ce qui faisait un bel effet. Madame de Lorraine23) et sa fille étaient arrivées à Mons la veille au soir. Le Comte de Bucquoy, gouverneur du Hainaut24), y a une belle maison. Parti de Mons à 9½. passé à côté de S. Ghislain, Bossu, Condé, laissés tous à la main droite. arrêté à Ceveron. Le soir à Valenciennes. grande place oblongue où il y a une église et un vieil hôtel de ville avec l'horloge mentionnée par I. Secundus.
24. Eté sur le rempart, des murs en pierre, des fossés desséchés, des rues sales et mauvaises avec beaucoup de pignons en bois, plus nombreux qu'à Mons. Parti à 9, à 4 à Cambray. Peu inférieure à Mons. Grande place. belle et grande église gothique. Dans elle une horloge avec un soleil et une lune qui tournent et autres choses remarquées aussi par I. Secundus. Encore une autre église plus récente ornée à l'antique de petits carrés dans la voûte, mais les colonnes mal proportionnées. Autel abîmé, statue italienne de Marie, fort belle. Vu Don Fernando Solis le Gouverneur, comme il venait chez l'ambassadeur Boreel.
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25. Maend. te 9 van Cambray gepasseert te...te Ribecourt te Mesancouture, daer een weynigh verbij de limitscheyding is tusschen Nederlandt en Vrancrijck. ten 4 te Perone. dobbele grachten en wallen, groote lange mart, meest houte huijsen seer slecht. Die van de Douane quaemen om ons goet te visiteeren gaven op onse declaratie een briefjen van veu et visitè, en wij haer een escu.
26. Te Roye, a la Maison du Roij. leelyck vuijl nest.
27. Smidd. te Gournay a la fleur de lis. Plaisant dorp. gepasseert te Pont S. Maxent op d'Oise, schoon gesicht met bergen achter het bourg, en de rivier daer voor. gepasseert een kreupelbosch van 2 mijlen; 's avont in 't donker, niet sonder peryckel van met de paerden te vallen, aengekomen te Senlis. Deden dien dagh 12 mijlen. logeerden au grand cerf. b.f.26).
28. Wo. Door een plaisant bosch gepasseert, smiddaghs te Louure en Parisis, au grand cerf. Slecht dorp. ten 4 te Parijs. brief van P. gekregen tot Boreel. gingh logeren a la Rue de Bussy. a l'hostel de Venise, snachts getier van den droncken taelmeester27).
29. Chapelain28) besocht, Brunetti29) was a la campagne. brief aen M. le Premier30) gesonden. Een wijf met een pagesbroeck onder haer rocken quam in onse herbergh allerhande coordedansers sprongen doen. Bosse31) besocht me dit quel homme estoit le curè de S. Barthelemy32). Escrit a P.
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25. lundi. parti de Cambray à 9, passé à...à Ribecourt, à Mesancouture, un peu au delà duquel se trouve la limite entre les Pays-Bas et la France. à 4 à Péronne. fossés et remparts doubles. place spacieuse et longue, les maisons pour la plupart en bois et très mauvaises. La douane vint visiter nos bagages et nous donna après notre déclaration un petit billet avec veu et visité, et nous leur donnâmes un écu.
26. À Roye, à la Maison du Roy. affreux sale trou.
27. À midi à Gournay à la fleur de lis. Village plaisant. Passé à Pont Sainte Maxence sur Oise, belle vue avec des collines derrière le bourg et la rivière en face. passé par des taillis sur une distance de 2 milles dans l'obscurité du soir au risque de tomber avec les chevaux, arrivé à Senlis. Avions fait 12 milles ce jour là. logeâmes au grand cerf. b.f.26).
28. Mercr. Passé par un beau bois. à midi à Louvres en Parisis, au grand cerf. Méchant village. à 4 à Paris. reçu chez Boreel une lettre de mon Père. allai loger à la Rue de Bussy. à l'hoctel de venise, la nuit vacarme du professeur de langues [?]27), ivre.
29. Visité Chapelain28), Brunetti29) était à la campagne. Envoyé une lettre à M. le Premier30). Une femme avec un pantalon de page sous ses jupes vint faire dans notre auberge toutes sortes de sauts de corde. Visité Bosse31), me dit quel homme estoit le curé de S. Barthelemy32). Escrit à mon Père.
30. Point trouué Chapelain. Vu M. de Carcavy.
31 Oct. à l'Eglise chez M. Boreel. disné avec luy. au presche je rencontray Ouwerkerck33), Vlaerdingen33). S. Agathe34) me mena veoir son clavecin.
1 Nov. Entrè en pension chez le Fevre, apothic. à la rue S. Marguerite35) à 30 escus par mois. Estè chez Bosse avec Post36). promenè aux Thuilleries.
2 Nov. Esté veoir Vlaerdingen ou estoit le comte d'ille37). Point trouuè M. le Premier ny Gobert38). disnè chez M. de Montmor avec Chapelain. Chambre pleine
| | | | de beaux tableaux. Me donna un livre de poesies lat. de Balth. de Vias. y vint l'abbè Quiliet39).
3. le matin pleuvoit. apres disn. avec S. Agathe point trouué Martinot40). Entretenu M. Boreel.
4. avec S. Agathe et Zuerius41) estè veoir Martinot l'horologer, qui ne me connut qu'a la sin. Friponnerie de Marlot42).
ap. d. estè veoir Carcavy ou je fis connaissance avec M. le duc de Roanès43). luy laissay une lettre pour Brunetti. Mr. le Premier et le Marquis d'Estrade44).
5. Escrit à P. Estè veoir le nouveau bastiment du Louure.
6. M. de Sorbiere45) me vint veoir. apr. disn. Carcavy.
7. Au presche chez Boreel, ou je trouvay Me. de Previgny46). disnè chez Vlaerdingen. Estè a la comedie, ou je rencontray M. de Berteuil47). on joua l'Oedipus de Corneille. Baronne Beauchasteau48).
8. fait faire des habits. avec Vlaerdingen au Luxembourg. et chez M. Boreel. S. Agathe parla de la nouvelle invention d'un batteau pour aller en un matin de Paris a Londres. M. de Montmor me vint veoir.
9. M. Brunetti me vint trouuer. Je luy prestay mes papiers receus de Florence,
| | | | et donnay un exemplaire de mon antidivinis49). Envoyè le livre des mouches de Goddart50) a M. Boreel. Estè veoir M. des Champs51) M. le Premier n'y estant pas. Estè a l'assemblee chez M. de Montmor ou j'appris a connoistre Mrs. Auzout, Frenicle, Des Argues, Pequet52), Rohaut. Des Argues fit un discours, si le point mathematique estoit une chose reellement existente, au quel M. de la Poterie53) s'opposa avec une vehemence merveilleuse et ridicule. M. Sorbière leut la lettre du Pr. Leopold a M. Bouillaut, par la quelle il luy envoya la fabrique du telescope de toile. commenca, Sigr. Ismael.
10. Estè acheter quelques livres, une boussole. Auzout m'auoit estè demander. Estè veoir Menard le faiseur de lunettes54), qui me dit que M. Petit estoit de retour d'Anglet. qu'il avoit veu un verre hyperbolique qu'un gentilhomme avait fait, mais seulement pour 3 pouc[es].
10 Nov. ap. d. Estè veoir M. Chanut55) que je trouuay indispose d'une diffic. d'uriner. Point trouuè le duc de Roanès. Estè veoir Mle la Barre56). Entendu le cadet sur le Theorbe, l'organiste sur le clavecin avec un dessus de viole. Tous deux ont employ a la cour. Mr. du Pelletier mon hoste me vint complimenter.
11. Martinot l'horologer me vint veoir, parla de l'invention du ressort au lieu de pendule. je luy communiquay l'application de la Roulette aux horologes. Veu le Roy a la messe dans la chapelle du Louure. La Barre et Gobert furent de la musique. Disnè a la cornemuse avec Vlaerdingen et Zuerius. Estè veoir Me. de Previgny, qui parla beaucoup du Marq. de Meneville57). Le soir avec Vlard. [Vlaerdingen] nosi yahiuox58), Mr. Douglas, fille de Mont.
12. Ellerenqam vint trouuer Vl. Luy 258). Bus.59) 3058). promit le lendemain a l'Eglise S. Eust. de 1358). Mr. le Premier m'avoit estè demander. Escrit à P. Estè veoir Carcavy.
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13. Estè veoir le duc de Roanes. luy donnay l'invention de la Roulette aux horologes. Chez M. Rohaut veu faire les experiences du vif argent qui verifient tout a fait le poids de l'air, et comment celuy qui noys environne fait toujours ressort. vessie de carpe platte s'enfle dans le vuide pour cette raison. Il est aisè de faire un grand vuide dans un vase au haut d'une maison, auquel seroit attachè un canal estroit de fer blanc de 36 pieds ou environ, car toute l'eau s'ecoulera hors du vase. Chez Rohaut estoyent Carcavy et Auzout et quantitè d'autres. Sa chambre estoit fort bien meublée et ses vases et tuyaux pour les experiences fort propres60). Point trouuè M. le Clersiller61), ny le Marq. de Mortemarc62).
14. fait la cene. ap. d. avec du Mont63) et S. Agathe chez le Presid. Tambonneau64) estè entendre la musique. le Moine joua fort bien de la petite viole. Auprès de Madame.
15. Je fus veoir M. du Pelletier dans son cabinet. J'empruntay de luy la description du Sepulcre de Chyndonax. ap. d. point trouuè Mle Boreel65). Beuningen estoit encore a table estant arrivè ce mesme jour. point trouuè Mle la Barre avec Vl. et Bus chez M. Beauchamp66).
16. Montrè ma lunette à Menard. chez qui je trouvay l'abbè Charles67). J'y vis du crystal de Madagascar purifiè, qui estoit fort blanc mais tout rempli de veines. Pour polir les miroirs de metail Menard dit qu'il faut les adoucir avec la pierre ponce; apres mettre de la potee d'estain avec de la graisse de chapon crue dans un linge quadruple, et frotter avec cela le miroir. ap. d. chez M. de Montmor ou je vis M. de Neurè68), et Tevenot. demeure a la rue de Tourraine par de la l'hostel de Guise69).
17. Nov. M. van Beuningen m'envoya mes pacquets de Florence estant avec moy M. l'abbè Charles et M. Frenicle. le Pr. Leop. m'exhorta a l'observation de quelque estoille fixe a travers les anses de ♄, ce que Frenicle aussi venoit de me dire. Estè veoir M. de Beuningen ou je trouvay aussi M. de Gent70) et de Hubert71). ap. d. veu chez M. Rohaut les experiences de l'aimant. Il en avoit un très excellent duquel un cousteau estant frottè attiroit trois clefs mediocres l'une au bout de l'autre.
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18. Leu les Escrits de Florence72). apr. d. acheptay quelques livres a la rue S. Jacq. Baylioni73), chymie de le Fevre74). Camilli gloriosi Exerc. Math.75).
19. Escrit au fr. de Z., Heinsius et P.
20. Demeurè au lit fort enrheumè, apr. d. chez l'abbè Charles. vu sa chambre obscure, grand paisage Italien. grand verre de Menard. vu Mr. de Prev.76).
21) Estè voir Mle. Boreel, ou il y avoit Me. Balantin.
22. M. Des Champs me vint veoir et prier a disner pour le lendemain chez M. le Premier. ap. d. vu Bosse. Point trouuè du Mont, Tevenot, Chapelain ny la Barre. Vu M. de Clersiller. Portrait de des Cartes. me dit que la traduction des medit. de M. de Cartes est de M. le duc de Luines.
23. Disnè chez M. le Prem. ou il y avoit Mr. de S. Luc77), lieut. du Roy en Guiene. M. de Frontenac78). Me. de Mielle. Des Champs. Estè a l'academie de M. de Montmor, ou estoit le Marq. de Sourdy79). a le cordon bleu. M. de Neurè y leut son escrit des causes du Tonnerre, et l'on dit chacun son avis.
24. M. Gobert m'envoya un present de livres de musique de Lambert80) et autres, apr. d. chez M. Boreel; avec luy a l'audience aupres des 2 Reines81). attendimes longtemps. Nouuelle Ceres.
25. Avec S. Agathe et vander Hoeven82) estè veoir le batteau qui devoit aller en ½ jour en Engleterre sans voyle ny rame83). Disnè chez M. le Prem. avec les Evesques de Langre84), de Laon85) fils du Mares. d'Estrée86), de Xaintes87), les abbez Testu88)
| | | | et de la Victoire89), et Mle Testu. grand traitement. l'Evesque de Laon me raconta comment il avoit fait l'accord entre M. des Cartes et Gassendi.
26. Escrit. M. de Beringhen. un marchand me vint veoir, un ignorant. pesè l'oeuf. 2 onc. l'escaille 1½ drachm. ou 3/16 onc.
27. billet de des Champs. estè chez M. le Prem. ou je trouuay le Mar. de Turene90) et le Commandr. de Souuray91). Parlay avec le premier de mes horologes, de lunettes, de nostre pais. &c. M. le Prem. m'alla placer a la Comedie Italiene, dans la galerie des peintures. Vu le Roy et les Reines, M. le duc d'Anjou92), le duc de Lorraine; les trois niepces de M. le Cardinal93) Marie, Hortensia, Marianna de fort pres. du pain et vin. Theatre ornè avec des tapisseries en broderie. et des colonnes dont les chapiteaux estoient des plumes blanches et rouges. trois montees avec des balustres. La Sra Anna94) chanta. M. la Barre joua du theorbe devant le theatre ou estoit toute la musique. Comedie de
Xerxes, et 6 entrees de ballet95).
28. M. le Prem. envoya veoir &c. rencontrè Gentillot96) a l'Eglise. Vlaerdinge disna avec moy. Estè veoir M. Boreel, ou estoit Spijck97). apres sa fille, jouè du clavecin.
29. Vu Carcavy, qui me presta quelques manuscrits. point trouuè Gentillot. ap. d. vu Chamboniere. Point trouuè Sorbière ny Roberval. pris 300 fr. chez van Gangel. Vu Me. de Gent et ses filles, ou vint M. d'Offenberg98).
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30. Point trouuè M. le Prem. a disner, et m'en allay dans un cabaret. vu le d. de Roanes. Manquè Israel99) et la Barre. achetè les Relations de Sorbiere.
1 Dec. Estè veoir Martinot. Manquè Israel.
2. Escrit a Florence. Visitè de M. du Laurent100) et Clersiller. Billiet de des Champs pour la medecine universelle101).
3. Le d. de Roanès me vint veoir. de la force de l'eau rarefiée. Pente de la riviere. Gentillot y estoit. Envoyè des lettres à Carlo Dati102), au Pr. Leop.102) et à mon P.
4. Point trouuè Chapelain, M. Auzout me vint veoir. Envoyè scauoir si M. d'Hauterive103) estoit venu.
5. Tevenot m'envoya l'observation de Florence de la fumée descendente dans le vuide104). j'allay disner avec Marlot et M. de la Chaise105) chez le d. de Roanes. M. Pascal y vint.
6. Louè un clavecin. vu Gobert, et Auzout. B.F. pas trouuè du Mont.
7. Vu M. Tevenot ou estoit Frenicle. j'y vis les observ. de Fontana106). Disnè avec Vlaerd. a l'assemblee chez Montmor. Scelete de....ou l'on voyoit tous les nerfs, veines, arteres, le coeur, les yeux. fait de fil d'archal couuert de soye. Rohaut lut les experiences de l'eau qui monte dans les petits tuyaux. la Poterie. Systeme de Pecquet que la nouriture du corps est distribuée par les nerfs. du Laurent m'avoit dem. Mle d'Ouwerkerc107) morte en Angleterre.
8. Estudiè le quadrant de Vaulesart108), fort ingenieux. Message du duc de Luines et lettre de Brunetti. Conrart me vint veoir. parla de Mle Periquet. Vu M. van Beuningen avec Conrart. estè chez Boreel.
9. Dec. Le duc de Luines m'envoya son carosse, pour le venir veoir. J'y trouuay le duc de S. Simon109). Parla de l'invention aux carosses pour mesurer le chemin, et
| | | | de l'usage des horologes pour les longitudes. disnè chez M. le Premier ou estoit Gentillot. Il me promit de me faire veoir le Roy, et M. de Bautru110). Point trouuè Chanut, Roberval, Sorbiere. Vu Mle la Barre.
10. du Mont me vint veoir. apporta les copies des pseaumes du Laurent en mesme temps. Escrit a P. et le fr. Z.
11. Veu du Laurent et ses inventions embrouillees et quelques machines pour les Sections Coniques. Disnè chez les ambass. Beuningen me montra le livre de Saumaise contre Milton ou il maltraite Heinsius Batave111). Vu Mle de Gent. Ottersem la jeune. Hauterive y vint. la Roque112). Marlot.
12. Disnè chez Boreel, et l'entretenu jusqu'a 4 h. Pieter malade.
13. Vu Chapelain, Conrard, Roberval. point trouuè Carcavy. promenè au Luxembourg. le duc de Roanes me vint veoir et apres Paschal. parlames de la force de l'eau rarefiée dans leurs canons, et de voler. je leur montray mes lunettes.
14. Tevenot me vint veoir a qui je prestay Baconis posthuma. promit de me faire veoir la monnoye et imprimerie et le cabinet des medales du Doyen de S. Germain de Lauxerre113). Du Laurent me dit que de la Peirere114) estoit a Paris. Payè au tailleur. ap. d. point trouue Hauteriue qui traittoit nos ambass.rs a Mont rouge. À l'assemblee chez Montmor; vu M. Petit, Picot, Bourdelot115). Rohaut expliquoit des petits tuyaux.
15. Receu des lettres de P. du fr. de Moggershil, du fr. L. en Biscaye.
16. Vu Israel Silvestre qui me montra ses grands deseigns et planches de veau. Vu M. Petit qui me donna son livre, me monstra ses miroirs paraboliques, fort bien faits.
| | | | ses verres de lunette trop minces. aymants, horologes, dioptrique d'Anton. de Dominis116), qui peut avoir donnè ouuerture a des Cartes pour l'arc en ciel. Touchant les causes Petit a quelque paradoxe en teste. Boussoles d'un pied de diametre pour obseruer la variation de l'aiguille. Ap. d. du Laurent, M. Menard, et Vatier117) me vinrent veoir. Apres M. Auzout. Je luy prestay mes papiers de Florence118). Parlames des reigles du mouuement des corps qui se rencontrent, dont il en avoit des fausses.
17. Escrit a P. et au fr. de Mogg.
18. Veu nanteuil119) qui deseignoit avec de la paste de couleurs. colle de poisson. chambre bien meublee. il semble avoir bien estudiè. ap. d. a la rue S. Iacques achetè des livres de musique et les pseaumes de P. chez Ballard120). sa femme extremement ciuile fille jolie. n'auoient pas envie de vendre de leur characteres.
19. Au presche de Des Marets121) chez les ambass.rs Parlè a Me de Gent et Taillefer122). disnè là. le duc de Roanes m'auoit estè demander deux fois. billet de Clersiller pour venir chez Rohaut.
20. Vu Chamboniere qui joua du clavecin et chanta un air de sa façon qui ne me sembla que mediocre. Vu M. et Made de Hauterive. me montra son horologe a pendule, me promit de me faire veoir le dessein du louure, et quelques maisons. ap. d. chez Rohaut, un Espagnol y fit la separation de la mine d'argent. J'y trouvay Mad. de Guederville123) et Mad. de Bonneveau123) qui me pria de venir a l'assemblee chez elle. allames à la Loterie, et en entendismes l'expliquation.
21. Sorbiere me mena veoir M. de Bautru et son fils. Je parlay a M. le Premier. point trouuè le duc de Roanes. ap. d. chez Rohaut ou l'Espagnol acheva sa separation de l'argent. Experiences des tubes et des petits tuyaux, y avoient les 2 dames susdites. apres chez Montmor qui me conta de Roberval124).
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22. Estè a l'audience chez le Roy avec nos Ambassrs. attendirent longtemps dans la chambre de M. de Villequier125) Cape. des gardes. lict magnifique. disnè avec les Ambrs. ou estoit Hauterive, P. Graef126), Haersholte127), Medevoort, Bormania128). apr. d. a l'audience chez les Reines.
23. Vu le duc de Roanes, donnè a M. le Prem. le memoire de l'Elixir vitae129). ap. d. point trouuè Me. de Gent.
24. Me vinrent veoir du Laurent avec ses ineptes inventions, Tennulius130). Escrit a P. Conrart me vint veoir, promit de me donner a disner avec la Periquet.
25. Noel. au presche chez les amb. Petit m'auoit estè demander. ap. d. vu Boreel qui dit qu'il a donnè a traduire de l'arabe la veritable histoire du grand Tamerlan131). vu Me de Gent.
26. Au presche ibid. ap. d. en passant ouy le presche d'un moine a S. Mederic. Eglise toute tapissee, et la chaise de velour. Vu Mad. de Bonnevaux, ou estoit M. Cordemoy132). Mr. et Mad. de Guederville, Auzout, qui dit que dans 15 jours on reprseenteroit la Comedie de Jason, avec des machines du Marq. de Sourdiac133). parlames de Moise; de l'ame qu'Auzout croit estre corporelle134).
27. le duc de Roanes me vint veoir. Conrart me pria a disner par un biliet pour Mercredy. ap. d. je fus veoir M. Menard. avec qui j'allay pour veoir les medales du
| | | | doyen de S. Germain135) mais ne le trouuames pas. M. de Carcavy m'apporta une lettre de M. de Fermat136), la premiere que j'eus receu de luy. il demande a Carcavy mes ecrits. le duc de Roanes m'envoya son canon de mousquet avec le piston pour faire l'experience de la rarefaction de l'eau et de sa force.
28. Vu M. Petit, ses lampes a miroir, moulin en modelle. chez Montmor, dispute de Rohaut et Auzout. Abbè Bourdelot promettoit son discours de la goutte. Prestè a Thevenot mes papiers de Florence137).
29. Escrit a Fermat138). Disnè chez Conrart avec Mle Periquet, d'Ablancourt139), Chapelain et encore un autre. Estè avec Thevenot veoir la Monnoye, les machines pour le grand ballet. de Vigarani140). l'imprimerie royale.
30. point trouuè Post. disnè chez le d. de Roanes avec le Chev. de Merè141) inventeur des partis dans le jeu. M. Miton142). esprits forts. du Bois143). de la Chaise. Estè avec Roanes et du Bois chez Petit. apres chez moy. discouru de ses canons.
31. Escrit a P. Brunetti me vint veoir.
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1661.
1 Jan. Vu M. le duc de Luines, me presta l'invention pour mesurer le chemin en carosse. ap. d. pas bien portè. M. de Roanes me vit, parla des miracles du Port Royal par l'espine de N.S. et d'aller veoir Miton.
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2. Au presche chez Boreel. ap.d. vu Thevenot, et luy donnè le livre des insectes144). Vu M. de Montmor et son cabinet. Me donna la gazette burlesque de Lorets145). M. de Guederville et Auzout m'avoient estè chercher.
3. Menè Post chez M. le Premier. Estè chez Me. de Bonneveaux ou estoit l'abbè Quillet &c. Clersiller. disputames des refractions contre des Cartes.
4. Estè veoir Marlot et de la Chaise logez en une mesme chambre. Marlot me promit du crystal de Madagascar et de mener vendredy chez Me. de la Basiniere146). parlè de l'algebre avec de la Chaise. Ap. d. chez Bosse. probleme en l'ovale147). Chez Montmor, ou Bourdelot parla de la goutte. Beuningen n'y pouuoit venir. Pequet contre Bourdelot. Montmor me dit de la revolte de Mexico, de la fausse conspiration contre le Cardinal, de Gillon. De la conspiration en Angleterre et comment decouuerte. Guederville raconta l'histoire de l'apothicaire f. et du commissaire clysterizè par le conte de Guiche148), Marq. de Coalin149) &c. bruslè les informations au lieu des delinquants.
5. Me vinrent veoir Clersiller, Auzout, Thevenot. Clersiller presque convaincu pour les refractions. Auzout me pria à disner pour samedy. Estè chez Sanson150), tables geographiques. Chez Mariette151), oeuvres du Pautre152), qu'il en a pour 50 liv. le livre de Ruel153) d'Israel Silv. sera achevè dans un mois.
6. Estè avec le duc de Roanes chercher Miton, que ne trouuames point. disputè de la Relig. je luy dis mon invention pour le piston, de mettre la filasse plus haut154).
| | | | Ap. d. Estè veoir M. de Guederville, M. de la Vieuville155) Evesque de Rennes. me dit que la Pr. Royale156) avoit la petite verole. Vu Conrart ou estoit M. Tanier157) un bossu doct. de la Sorbonne, grand Jansente.
7. Du Mont m'apporta des airs. Promis de parler pour luy a Beuningen. Escrit a P. et fr. de Mogg.
8. Chez Auzout montrè ma maniere de faire des verres, present Mrs. Guederville, Petit, Carcavy, d'Elbene158), Thevenot. Essayè des Lunettes. disnè la ensemble et bien traittè. b.f. Mad.e de Guederville y vint apr. disner.
9. Dim. fait la cene, et disnè chez Boreel. Disputè avec luy du changement des Latitudes.
10. Estè veoir Hauterive qui me dit la nouuelle de la mort de la Pr. Royale. promit de me mander a disner et de me mener aupres du Roy et de M. le comte de Briène159). Estè veoir M. de Bautru qui me promit de me faire veoir le Pere Arouis160) et sa machine du mouvement des planettes. disnè chez M. le Prem. ou estoit la Marquise d'Effiat161) fille du Marq. de Sourdy161), Madle Beaumont et l'Abbè de la Victoire, parlerent du comte de Guiche162). et que le Mar. de Grammont162) avoit parlè au Roy pour le faire punir ou l'esloigner, dicis causa. Mle Beaumont discourut des nouveaux equipages aux Indes. point trouuè Petit, ni Chamboniere. Estè chez le Blond163); moitiè fou. me fit veoir quelques desseigns. Vu Mle la Barre, ou M. Damascene le medecin Astrologue me donna son livre, fort sort. Busero m'avoit estè demander.
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11. Estè veoir le manege de S. Toit et Foubert164). point trouue Post. disnè chez les Ambassrs. Receu une lettre du Fr. L. de Madrid165). Estè chez M. de Montmor, ou Bourdelot harangua encore de la goutte. formes pour les tetons des femmes. Mr. de la Cuisse166). priè à disner pour samedy.
12. A l'audience avec nos Ambrs. chez M. le Cardinal. Point vu son Em. l'abbè de Parabere167) introduisit les Ambrs. dans l'antichambre estoit le duc de Vendosme168), Mr. de Lionne169). ap. d. estè veoir Carcavy qui me promit de me mener chez l'abbè de Villeloin170). Je fis avec Zuerius l'experience de l'eau rarefiée dans le canon.
13. Estè veoir Marlot et M. de la Chaise. Marlot parla mal de Mr. le Premier. Achetè les tables de Sanson pour le fr. de Mogg. pour 36 liv. le duc de Roanes et du Bois me vinrent veoir.
14. Du Mont m'envoya un clavecin, et m'escrivit une alemande. ap. d. de la Chaise me fut veoir. Escrit a P.
15. Renvoyè le clavecin louè. disnè chez Montmor avec Chapelain et Thevenot. vu son cabinet. tableaux, instruments de Mathem. venus d'Aleaume171). Pierres d'aimant. figures d'Albert Durer. jouet des petites planches liees avec des rubans. Esguille suspendue tournant a tous sens. petites bouteilles dans l'eau qui montent et descendent sans qu'on s'en appercoive.
16. Estè entendre Hotteman172) sur le theorbe et la viole a l'hostel de Guise, ou il est bien logè. est nè de Bruxelles. Du Mont estoit avec moy. pot au feu. apr. d. point trouuè Busero. Chez Petit, me presta son traittè du Canal173). me monstra son
| | | | Observatoire. me fit veoir sa femme et sa fille, ou je trouvay le Marq. de Durazzo174). Envoyè de Gennes, et ses cousins, et fimes connoissance.
17. Point trouuè Post. Vu Blondeau faiseur d'instr. Rencontre M. Jannot175). achetè des livres et du ruban.
18. Vlaerdingen, Beverveurde, Clopper, Saemslach disnerent chez nous. Vu l'abbè Charles, parla de l'astrologie. Estè considerer le bastiment du Louure. Menè M. van Beuningen chez Montmor. Promis a Pecquet mon systeme de ♄.
19. Habit de deuil. Estè avec Menard chez M. Charron176), vu ses medales modernes et antiques. apres chez M. Menage177) a l'assemblee. il fit raconter a Boisrobert178) ses historiettes de Milord Fildin179) de Ninon et du Marq. de Villarseau180), du Marq. de Sourdiac faron faron fari. Me donna un air de Cavalli181) dont il avoit fait les paroles. promit de me faire veoir Ninon182) et Madle de Scudery183). Il y avoit M. de L'Aunoy qui escrit contre les Saints184). la Mothe le Vayer185), le fils Gudius186).
20. Avec Me le Ferrè et Me. Roussel a Charenton, entendu Morus187). J'y vis Me de Turenne, Made et Madle de la Trimouille188). ap. d. point trouuè le Marq. de
| | | | Durazzo, ny de Sourdy. Vu Petit son clavecin et son orgue. Vu Me. de Gent, tres satisfaite de l'accueil des Reines. jouè avec les damles.
21. Escrit a P.
22. Frenicle me vint veoir ap. d. vu le duc de Roanes. Estè chez Mad. de Bonneveau, me prierent fort que j'expliquasse mes principes pour la rencontre des corps. Menage m'auoit estè demander.
23. Au presche chez les Ambassrs. et disnè avec eux. ap. d. vu Mad. de Gent qui receut visite de l'amb. de Venise et de Mad. de Flavacourt189). Petit m'auoit estè chercher.
24. Vu Sorbiere et Chamboniere. envoyè a M. Burat mon livre pour y escrire des pieces. Vu l'abbè Charles. Estè pour entendre Gautier190), ou deux demoiselles vinrent jouer. Vu Mle Petit191).
25. l'abbè Charles m'amena Buot le Mathem.192). M. Roussel m'apporta une monstre de sa façon pour veoir. Sorbiere me conta l'histoire des enfans de Mr. du Bosc193). Je le menay chez nos Ambasrs. et les accompagnames chez M. de Grammont. disné avec les amb. ou estoit Marlot. Vu Mad. de Gent. Medevoort m'auoit estè chercher.
26. Du Mont m'apporta a dejeuner des andouilles de Troye et du vin. joua des fantaisies. ap. d. point trouué Hauterive, parlè au Marq. de Chasteauneuf194). Donnè a Conrart la lettre de mon Pere. Vu Chapelain. Et apres Menage. Covilles. Marq. de Lude195) baiser de Judas, Medevoort m'avoit demandè.
| | | |
27. Point trouuè Clersiller ny de Santes. portè une lettre de P.a M. de Turenne196). grand cour, alcove avec des rideaux taillez de bois. Vu le Marq. de Durazzo. Son hypothese pour le reflus, assez ridicule. bien meublè. ap. d. Menage me vint prendre, et me mena veoir la Bibliotheque de M. le Cardinal ou l'on avoit estalè quantitè de beaux tableaux Italiens appartenant a Jabach197). En marge: M. Fouquet les a achetez pour 80 mille escus. original du Marq. del Guasto198) et sa femme. la courtisane de Titien, qu'avoit Beck199). J'y vis le livre des poissons, l'alcoran arabe. chez l'abbè de Boisrobert qui conta de Maugran, diamant et roy supposè. pistolet manaça sa viole200). Vu des Champs, Mle la Barre s'excusa. Vu Mle Boreel. au soir confid. de Zuer.
28. Cheaveau201) me vint veoir a qui je donnay mes theor. des superficies des Conoid. et Spher. et les nouvelles proprietez de la Cycloide pour les pendules. Escrit a P. Estè a l'arcenal, ou Marlot me fit veoir l'appartem. de M. de la Meleraye202). grand sale avec un beau platfonds. Crystal de Madag. pieces de 200 livr. a la comedie au Palais royal, vu jouer Sancho Pansa gouverneur d'une Isle203), affamè. Et les Pretieuses Ridicules de Moliere, Masquarille masquè. le conte enfarinè204).
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29. Emplette de livres et estuis. Gobert me vint veoir. ap. d. Menage me vint querir et me mena chez Mle de Scuderi205). corps de jupe noir, robbe de bleumourant. grands yeux noirs et les cheveux de mesme. un peu sourde. Me leut les poesies de M. Pelisson205) et les scènes sur sa fauuette et ses amours avec le Roitelet. il y avoit M. de Segray206) qui me promit de me faire veoir Mademoiselle, à qui il est. Mr. Menardiere207) lecteur du Roy. Mr. Boyer208) y leut sa comedie de Policrite. eut encore pour auditeurs Mad. de S. Ange209), niepce de M. de Servien, belle blonde. Mr. de Rinsy210), et autres. Menage me promit de me faire entendre Mle Bourdrai.
30. Au presche chez les Amb. Montrè a Mad. de Gent un tour de point de genes de 15 cent liv. ap. d. point trouuè Hauterive. Vu M.le Petit, la fis jouer de la trompette marine. appris que cet instrument n'a ny plus ny moins de tons que la trompette. le Marq. d'Aumont211) y vint, aisnè du Mareschal, avec M. Fouquet212) son gendre, et prem. escuyer de la grande Escurie. J'y vis aussi de Berteuil213) et luy fis mes excuses.
31. Vu avec nos amb. a l'Eglise N. Dame la ceremonie des Obseques de M. le duc d'Orleans214), decedè depuis un an. Chapelle ardente d'environ 500 cierges. l'Eglise tendue de deuil, et la dessus grand nombre d'escus des armes de France. la cour de Parlement y assistoit avec les chambres des comptes. le duc d'Anjou, Pr. de
| | | | Condè, et duc d'Anguien215) avec des robbes trainantes de 7 aunes, et des bonnets quarrez et des capuchons. disnè chez les amb. jouè au biliart avec Medevoort contre Raesvelt et Zuerius.
1 Feb. avec Medevoort, Raesvelt, Vorstius et Collier en carosse au bois de Vincenne. Vu l'exercice des mousquetaires du Roy, et quelques compags. de casaques rouges. la cavallerie et l'infant. se chargerent. le Roy l'espee a la main. M. de Turene aupres de luy. Le chasteau est basti de nouveau216). porte tres belle et un autre vis a vis pour aller a la seconde cour. disnè chez Medevoort. Ap. d. este veoir ensemble

le Val de grace, coupola tres haute, et beau cloîstre en quarrè217). grand jardin avec des fontaines. Eusmes querelle avec le concierge qui nous voulut enfermer.
2. Estè veoir M. de Berteuil Conseiller. Point trouuè M. de Turenne. vu M. Thevenot. qui me fit veoir la lettre de Ricci218). Apollonius en estat d'estre bientost divulguè219). parlè de mon systeme. promis de luy escrire. Receu une lettre de Hein- | | | | sius. que mon antidivinis est reimprimè a Florence, mais ostè quelques passages choquant la Relig. Romaine220). ap. d. visitè par M. de Marets qui m'amena l'abbè Graneri. Estè chez M. Chapelain ou s'estoit rendu M. Amprou221) Conseiller de la relig. allames veoir ensemble M. Hardy222), qui conta avec beaucoup de circonstances comme il avoit vu le livre de 3 Impostoribus223).
3 Feb. Estè avec Gentillot chez M. le comte de Briene, qui estoit empeschè de traiter avec Messrs. nos Amb. de la au jardin de M. Renard224) belle terrasse. Rencontrè la Mad. la Premiere avec Madle. Beaumont, et la Marq. d'Effiat. Vu ensemble la maison de Renard. Chambre de bois. Une autre ou il y a à l'entour des copies de Rasael, et un Dedale et Icare au platfonds, une 3.me en haut encore avec des copies de Rafael. Adam et Eve. Estè chez M.e Petit. accommodè son clavecin.
4. Escrit a P. mon fr. de Z. et de Mogg. M. Cheauvau me vint veoir et ap. d.M. Charon225).
5. Estè veoir M. de Marlot et M. de Carcavy. Marlot me promit du crystal de Mad. disnè chez les amb. point trouuè M. le Prem. Vu M. de Bautru. qui me fit venir ses petites filles et le portrait de l'une que faisoit le fils de Juste. promit de me donner a disner avec Menage et M.le de Scudery. Estè chez M.e de Bonnevaux, ou M. de Guederville lût des tourbillons de M. des Cartes, et nous expliquames la sphere de Copernic. M. Auzout. l'abbè Quiliet. Marq. de Durazzo m'avoit estè chercher.
6. Estè veoir Carcavy pour veoir le deffaut de son horologe. a 9½ allames veoir brusler le Louvre, la petite galerie et une partie de la grande. disnè chez l'abbè Charles, avec M. Ariste226), Magalotti227) &c. et les fis regarder par ma lunette. Estè veoir Me de Gent. Parlè des affaires de du Mont a M. de Gent, et du Marq. de Durazzo.
| | | |
7. Estè veoir la foire S. Germain, receu un biliet de M. Chapelain qui me convia a diner pour apresdemain chez M. Amprou228). Estudiè sur le clavecin. a.d. Point trouuè M. le Prem. Hauterive ne se voyait pas. Rendu visite a l'abbè Sibour ou je rencontray M. de Grave, qui me promit de me faire entendre Gotier229) et le joueur de l'angelique. Estè veoir Mr. de Flavacour et Taillefer. Point trouuè le Marq. de Sourdi. ny M. de Clersiller. Promenè avec M. de Montmor par la foire S. Germ. ou estoit Mademoiselle230). le Roy et son frere.
8. Estè veoir M. de Spijck, ou estoit Gentillot, et nous lut sa lettre a la nouuelle duchesse de Jorck231). Point trouuè Clersiller. ap. d. Chez Ballard qui n'estoit pas au logi. Cherchè en vain M. Frenicle. Estè a l'assemblee chez M. de Montmor, ou M. de la Potterie parla du feu Elementaire sous le ciel de la Lune. Priè Rohaut qu'il me donne la juste hauteur de l'argent vif dans ses tuyaux. achetè auparavant chez le Blond l'evantail de Callot232) et le portrait de Cosm. de Medicis233) pour 2 sous, pour le frere de Z.
9. l'Abbè Charles me vint veoir, me promit la recepte pour faire son Ros solis. trocquames son grand verre convexe contre mon microscope. me dit qu'il avoit veu avec son telescope M. le Cardinal assis aupres de sa fenestre, fort defait et languissant. disnè chez M. Amprou Consr au Parl. avec M. Chapelain. M. de Montplaisir234) Lieut. du Roy à Arras. M....parlè de l'astrologie. lû des vers de M. de Montplaisir, son songe et quelques autres. c'est luy qui est autheur du Temple de la gloire. Chapelain nous conta de Mr. de Scudery, de Costar235) de Menage. Me promit l'exposition des noms du Cyrus et Clelie236). me presta quelques lettres de Pascal touchant le vuide.
| | | |
10. Ne me portay pas bien. ap. d. l'abbè Sibour me vint prendre avec Mrs....et le Roy237), et me menerent chez M. Vignon a la rue des Mauvais garçons238), pour entendre son concert de 5 angeliques, lequel instrument est de son invention. Ce fut luy et 2 de ses filles avec 2 autres de ses disciples. la cadette fort jolie. Il joua apres seul. M. le Roy me promit de me faire connoistre M. Justel239), et M. Sarcamanan240).
11. Escrit a Minen, Heinsius, le fr. de Z. ap. d. avec le duc de Roanes pour veoir le perpetuum mobile du P. Bourgoing241), qui n'avoit rien de cela. point trouuè M. Ferrier242) a la rue des poules. Estè dire adieu à M. de Medevoort.
12. Menè M. Chapelain aupres de Beuningen. disnay avec les Ambassr. Sorti avec Beuningen, point trouuè M. Menage ny Conrart, ny la Potterie pour ouurir la biblioth. de M. le Cardinal. Estè veoir celle de M. de Thou243), et de la chez Mad.le Chavotte244). Tevenot, Mr. de Justel, le Roy, l'abbè Graneri m'avoient estè dem.
13. Estè a Charenton entendre Morus, avec Me. le Fevre, M.rs Kelmer, Fraser, Valckenhaen, qui fut battu de quelques mousquetaires insolents.
14. Point trouuè Tevenot, ny Auzout, ny Amprou, ny la Roque. Vu M. de Marets, ou estoit M. de l'orme245). medirent de Morus, et de Marets me montra des pasquins. M. le Roy me mena veoir Justel, ou estoient M. de Segray, M. Focaut246) Cons.r au Parl., qui vouloit aller en Hollande. 2 lettres du Pr. Leopold247).
15. le Marquis de Durazzo me fut veoir. proposa d'aller ensemble a Veau. disnè chez les amb. vu M.e de Gent; esté avec Beuningen chez Montmor, ou Bourdelot parla encore de la goute et fort bien. Menage m'avoit estè dem.
16. M. Amprou me vint veoir. Ms. d'Elbene, Tevenot, Auzout me vindrent prendre et allames veoir les machines dans la grande sale nouuelle des ballets. qui consiste en deux pavillons, l'un pour la profondeur du theatre, l'autre pour les spectateurs. de cettuicy le toict est trop haut a proportion du bastiment. dans les loges la aupres, nous vismes jetter de basreliefs en moule. la matiere estoit du papier cuit et pilè. le moule de platre que l'on graisse avec de l'huile. dans la galerie du Louure il
| | | | y avoit desia quantitè de tableaux pour les scenes, ou il y avoit beaucoup de dorure aux rehaussements, qui fait un bel effet. vu les effects du feu dans la galerie du louure et celle des peintures; le dome entamè et tout noirci par dedans. Mr. Cramoisy248) nous fit veoir l'imprimerie royale. Disnè chez M. d'Elbene, dans sa chambre de papier marbrè, avec lesdt Mrs. et le Nostre249), grand inventeur de Jardinages, et de celuy de Veau250). Mr. d'Elbene protecteur des...Tevenot me ramena. lettre de Madrid du fr.251).
17. Visite de l'abbè Charles. de la complexion forte, belle humeur, et peu de reconnoissance du C. Mazarin. Estè veoir l'abbè de Boisrobert. me monstra le portrait de Ninon nue dans la chambre, de M. de Villarsau avec celuy de Me. Scaron, Mle de Manicamp. &c. me presta ses vers a M. le Card. moines laquais du Pape. Point trouuè M. le Premier qui estoit à Vincenne. ny Petit. Vu M. le Roy, rue du Petit Bourbon pres de S. Sulpice. decouuris son ignorance. apr. d. vu M. Clersiller, qui me montra les figures pour le traitè de l'homme de des Cartes252), les unes faites par Mr. de la Forge Medecin a Saumur252). les autres de Gutschoven, qui estoyent mieux faites. Point trouuè Gobert, ny le duc de Roanes, ny Chapelain. Vu Mle Javotte chez Mr de Sainteboeuf253).
18. Escrit a Zuerius, Sr. Riccio, P. ap. d. visitè par Mrs. Foucaut et Justel. l'abbè de Boisrobert, Mr. Petit.
19. ap. d. chez Menage, et de la chez Me. de Bonnevaux, ou l'on refuta la doctrine de des Cartes pour la lumière. abbè quiliet; quoyqu'ils n'y croyent pas.
20. Au presche chez Boreel et disnè avec luy. biliet de l'abbè Sibour. Mr. Foucaut avec Justel me menerent veoir faire le manege a un chien chez del Campo. apres allames chez Foucaut entendre 2 demoiselles Sarcamanan, et M. Bertaut254). Nous donna la collation. un garçon de Bertaut dansa la sarabande. de la j'allay chez M. de Guederville qui m'auoit priè pour veoir les marionettes italienes. apres lesquelles il y eut bal. M.le d'Ornano, M.le Coquaij. la petite Saintot la plus belle.
Ces marionettes sont suspendues par enhaut a des fils de fer roides que les plumes
| | | | qu'elles ont sur la teste cachent: les mains et les pieds et de quelques unes la machoire d'enbas se meut par des filets deliez que je apercevois fort bien pour estre assis fort proche. Papillon, Serpent, castagnettes. Politionelle255).
21. Point trouuè l'Evesque de Beziers256). vu l'abbè Graneri. qui me montra des livres du comte Pagan257); et ses lunettes d'approche. A l'academie de Plessis estè veoir M. Morbet258), et vu monter des chevaux. Point trouuè Post. ap. d. avec M. Menage point trouuè Bautru, estè veoir Me. de Rambouillet259) aagée de 72 ans. fort civile. bel apartement. Artenice. de la chez l'abbè de Villeloin. grande quantitè de livres bien reliez, pleins de taille douces. disoit qu'il en avoit pour 100.000 liv. J'y trouvay la Peirere le Preadamite qui conta de son audience aupres du Pape. le General de Jesuites luy avoit dit. Ego et Sanctissimus bene multum risimus de tuo libro. Estè a la conference en la biblioth. de M. de Thou. M. le Roy m'avoit dem.
22. Visitè par M. de la Peirere le Preadamite, M. Amprou conta de la maison de M. Inselin260) et des pieces qu'il fait aux Des. Mr....Mr. Morbay261), M. Burat, le duc de Roanès. ap. d. avec M. l'abbè Graneri chez le Comte Pagan262), qui croit avoir fait merveille avec ses nouuelles decouuertes dans l'astronomie. Est aveugle depuis longtemps. De la nous fumes à la foire S. Germ. Kelmer revint a 9 heures du bal ou il avoit eu quelques coups.
23. au Palais achetè des Romans, Celinte, nouuelle de Mle de Scudery. Alcidamie de Mle des jardins263). point trouuè van Gangel, ny Gobert, attrapè au palais par la messe. ap. d. Pris de l'argent chez van Gangel. point trouuè M. Justel. Estè chez M. Sarcamanan, sa femme et fille mal en ordre. me promit sa comedie en musique
| | | | imprimée, et de me faire entendre son concert. Chez Me. de Gent, ou il y avoit Mr de Bonneuil264) Me. le Cocq265) et sa fille. le comte d'ille.
24. l'abbé Sibour me mena chez Gautier qui nous fit entendre des choses admirables. sa seconde estoit simple. ne joua que des pieces en a la mi re. Point trouuè Hauterive ny Petit. Vu le Marq. Durazzo, qui me montra ses tableaux, et parlames du voyage a Veau. disnè chez Monglas avec Gentillot, qui me mena veoir le comte de Briene, et apres son fils, mariè a la fille de M. de Chavigny266). vismes ses tableaux, un excellent d'Albert Durer, et un de Corregio. Un crucifix que son Pere fit apporter de Mic. Ange. Vu Mle. Petit. et la fis jouer du clavecin, des pieces de Monard son maitre fort belles.
25. Mal de teste, pris un lavement. Escrit a P. et le fr. de Z. a qui j'envoyai 2 taille douces de Callot. Renvoyè l'abbè de Villeloin. Achetè une cassolette dont la lampe brusle avec de l'esprit de vin. et une plume sans fin.
26. Estè a l'hostel de Condè ou je ne trouvay pas de la Peirere comme il me l'avoit promis. ap. d. Estè avec le carosse de M. Amprou au Louure et vu dansser le ballet de l'Impatience, ou je menay avec moy Mrs. Haersholte et Falck267). le comte de Talonet268) nous fit entrer et placer: la scene estoit une allée d'un bois. le Roy. M. de Guise269) et quantité de Segneurs de la cour y danserent. Mles Verprè, Giraut, de la Faveur. Mle la Barre et apres Mle Hilaire chanterent chascune un recit. la Sra. Anna avec les Italiens. Mr. de Guederville, et M. Justel m'avoyent dem.
27. Escrit au f. Louis à Madrid. Chez Me. de Gent, ou estoit Me de Flavacour et Taillef.
28. Mr. de la Peirere me vint veoir. item M. de Montmor. et Gudius qui me donna un livre grec qu'il venoit de faire imprimer270). Disnè chez le Marquis Durazzo, avec
| | | | l'abbè Siri271) qui escrit l'histoire de ce temps en Ital. cercles d'argent percez a jour, mis dans des plats et les plats de viande dessus. confitures en deux bassins apres la nappe ostée. ap. d. il m'entretint longtemps de ses pretensions pour le rang &c. Point trouuè M. Amprou. Vu Me de Guederville qui estoit au lit. de velour avec une grande crepine d'arg. point trouuè M. Auzout. vu du Mont qui joua de ses compositions et m'en promit.
1. Mars. Ap. d. estè veoir M. Foucaut, et avec luy a la rue S. Ant. pour veoir les masques et la grande quantitè de Carosses. sur le pont neuf le monde estoit rangè comme a un theatre, et toutes les rues remplies. dans l'Eglise des Jesuites nous vismes le crucifix et autres figures exprimees par des petites flames de lampes.
2. Estè avec Valckenhaen a Maison rouge veoir M. d'Hauteriue, et disnè avec luy, ou estoit le jeune conte de Warfusé272), le petit marquis et M. du Fayan273). il me mena par tout dans la maison et dans les jardins et le parc, ou il y a partout tres belle vue. une fontaine dans le parterre devant la maison et une autre petite dans le jardin potager. la maison a de face 202 pieds, de profr. 54. la grande sale en haut 74 p. et 30. les meubles estoyent en haut au magazin, sinon ceux de son quartier, ou il y avoit une chambre avec du damas jaune et une alcove et plat fond. avec un cabinet d'une petite estoffe. En revenant entrames dans la Bastille, et montames sur la voute qui est de pierre de taille, et ou quelques uns des prisonniers ont la libertè de se promener. d'autres sont enfermez dans des chambres qui ont la vue sur la cour de dedans, et il y avoit a cet heure 25 ou 30 des gazettiers qui avoyent mal parlè de la P. Royale: il y a un logis qui trauerse la cour pour le gouverneur Mr. de Baiseman. payè 2 mois a Me. le Fevre.
3. ap. d. point trouuè M. Frenicle. Vu M. Conrart qui me conta des belles actions de M. de Fabert, et de l'esprit qui luy estoit apparu274). vu Mle Petit et son Pere.
4. Escrit a P. Disnè chez M. l'Evesque de Laon, ou estoyent Mr. de Montmor, d'Elbene, Amprou, Chapelain, Tevenot, Auzout, de Launoy, Mahè, Durieu. bien
| | | | traitez en poisson. ap. d. parlames de voyages, de l'origine des mores, du comete275) &c. M. Amprou me ramena et m'avoit estè prendre. M. Sibour m'avoit demandè, et Mr. van Beuningen.
5. Dessinè Mle. Petit. Estè chez la Douceur qui me fit entendre son fils de 5 ou 6 ans jouer du clavecin. ap. d. Estè veoir Mle de Scuderi ou estoit Me Talemans276), &c. De là à l'assemblée chez Me. de Bonnevaux, ou vint M. de Montmor. l'on traita des tourbillons de M. des Cartes. Me. de Guederville m'éntretint de son voyage a faire.
6. au presche chez les ambs. et disnè avec eux. Beuning. me montra ce que luy escrit M. d'Amerongen277) de las cantioneras &c. Estè veoir la comedie de Jason au Marets, et les machines du Marq. de Sourdeac. quelques changements de theatre estoyent fort beaux, comme aussi le combat de l'air de Zethes et Calaïs contre Medée. les vers excellents, du vieux Corneille. on paya un louis d'or dans l'amphitheatre. un demy dans le parterre. 8 louis pour une loge.
7. Dessinè. M. Marlot me vint veoir. apr. disn. il me fit veoir la maison de M. de la Basiniere278). Bel escalier. Trois beaux apartemens. dans ceux de Madame un lit de velour noir avec des passemens larges d'or par bandes. un autre semblable de velour violet. les alcoves tapissees de mesme. des chaises avec des petits matelats et quantitè de galans. les chambres peintes et dorees. miroirs avec des bordures d'or. un 4e nouuel apartement, sale, antichambre, chambre et cabinet de l'ordonnance et ouurage de M. le Brun279). ces 3 derniers tout reluisans d'or, sinon ou il y avoit des tableaux, et quelques enfans dans la voute peints de blanc. la sculpture par tout excellente, l'embellissement de cet apartement coustera environ 40 mille escus. Estè veoir l'abbè Charles, qui me montra des pacquets de lettres du Card. Maz. escrites à luy. et me donna des gans et un petit fusil d'argent. Sorbiere y vint de Vincennes et dit que S. Em. se mouroit assurement. Vu Mle Boreel.
8. Dessinè Mle Petit. Donnè a son pere l'observation de la comete280). Disnè chez les Amb. avec Marlot. avec luy au palais royal, point trouuè la reine d'Anglet.281).
| | | | Estè a l'assemblée chez Montmor. ou M. Pecquet parla de la generation du poulet dans l'oeuf et fut sifflè. Sorbiere me dit que M. de Montconis282) estoit arrivè et qu'il me l'ameneroit. Peres feuillants283) m'avoient estè demander.
9. Copiè du traitè de Fermat de constr.e probl.284). ap. d. Point trouuè M. Pascal. Vu M. Justel, qui me donna la clef du.....Vu M. Amprou et dit adieu. point trouuè M. et Me de Guederville. Vu M. Auzout. et communiquè ma methode pour les surfaces des conoides et sphaeroides. et de evolutione curvarum. dit adieu a Menage, qui me dit ses justifications touchant l'Elegie a M. le Cardinal qui mourut a Vincennes cette nuit a 2 heures285).
10. achevè le portrait de Mle Petit. achetè des medales du roy la reine et M. le Card. M. Tevenot avec un autre m'avoyent demandè, ap. d. Chez Marlot, point trouuè Mle. Taillefer. Dit adieu a M. le Premier qui a le gouvern. de Marseille. a M. de Bautru. A.M. Sibour. peint trouuè Roberval. vu Sorbiere et chez luy Mle de Razilly286). M. de Marlot me presenta a la Reine d'Angleterre. et a la princesse287). joua du clavecin. perroquet. chat sur la table. que dites vous Mad? jy demeuray jusqu'apres le souper. M.S. Albans288) me vint dire des civilitez. M. de Guederville m'avoit dem.
| | | |
11. Escrit a P. le fr. de Mogg. à M. Petit. M. Amprou me vint dire adieu me dit que M. le Premier et l'autre Beringhen de qui son frere de Lorme a la soeur sont parents.
12. Visitè par Mrs. Tevenot, Auzout, l'abbè Charles, M. de Sorbiere

qui n'amena pas M. de Monconis, revenu de Rome. Disnè avec Sorbiere chez les Ambassrs. M. Menage et Carcavy me vindrent veoir. Dit adieu a M. le Roy. point trouuè Foucaut, ny Pascal. Parlè a Petit le libraire289) des horologes pour la vefue de Coster290). adieu au duc de Roanes qui m'apprit l'experience du siphon a trois bouts. estè chez Me. de Bonnevaux ou estoit Quiliet, Auzout et Guederville. Henritiade poeme latin de Quiliet.
13. Copié Mle P. adieu a M. Boreel et sa fille. a M. de la Peirere. Esté veoir Ie Pere Dominique et le Provincial aux Feuillants, qui me monstrerent leur lunettes d'approche la Bibliotheque. le Provincial me donna son livre de Philosophie. point trouvé l'Envoyé de Genes. adieu a l'abbé Charles qui me dit la recepte de son eau. Remplissez une bouteille de succre pilé et passé par le tamis; mettez y apres tant d'eau commune que la bouteille peut tenir, et remuez les bien que tout le sucre se fonde. Faites le passer par un linge pour oster toute ordure, puis meslez y le quart d'eau de vie. le duc de Roanes et M. Petit m'avoyent demandé.
14. Dit adieu a M. d'Offenberg, commission a Me Brus291). Dessiné Me P.M. van Beuningen m'avoit esté dem. ap. d. le duc de Roanes et M. du Bois me vinrent veoir, et disputames de la Relig. Envoyé une cassette a van Heteren292) pour mon fr. de Mogg.
15. Du Mont malade. M. Foucaut me vint veoir. ap. d. chez Me. P. dit adieu a Sorbiere. à Mle la Barre.
16. Vu l'ouurage de Post. achetè des livres du Pautre293). point trouuè M. Frenicle. pris congè de M. Chapelain ou estoit M. de la Mothe Vayer. de M. Conrart. disnè chez M. Foucaut avec M. Justel et Gomberville294). point trouuè M. de Clersiller. adieu a M. Gobert. point trouuè le duc de Roanes. ny M. Montmor ny L'Evesque de Laon. ny Tevenot. ny Mle. de Scudery. Jouè a la foire avec M. la contesse de
| | | | Roye295) et Mle de Gent, et gagnè. M. Conrart et Auzout m'avoyent estè chercher, biliet du duc de Luines.
17. M. de Monconis me fut veoir, et me dit que Divinis et Fabri me preparoient une replique, que Divinis estoit fort picquè de ce que je l'avois nommè vitrarius artifex, qu'ils alloyent pourtant me respondre avec toute civilitè, que Fabri maintenoit encore son hypothese en mettant 6 satellites derriere Saturne, et qu'il me monstreroit 20 belles consequences que j'eusse deu tirer de mon systeme, posè qu'il fut veritable, entre autres le mouuement de la terre. Estè avec Monconis chez le duc de Luines, a qui je montray ma lunette d'approche et le microscope, vismes Chaliot et le mont Valerien. le jeune Marquis. ap. d. vu M. Justel qui me donna les clefs de Cyrus et Clelie et des vers de Mle des Jardins. fait des adieus. trouuè M. de Montmor. Rohaut, qui fit l'experience d'une larme de verre, et me donna la mesure de la hauteur du vif argent. Estè veoir M. Tassin296), a la rue S. Honorè. estoit au lit dans une petite chambre obscure, pour avoir eu la jambe rompue il y avoit 6 semaines. je le trouvay beaucoup plus raisonnable que jadis, et me remercia fort de ma visite. Dieu soit louè. Pris de l'argent chez van Gangel. adieu a Me. de Gent et ses filles. les ducs de Luines et de Roanes m'avoient demandè.
18. Dit adieu a M. Petit, qui me donna une lettre pour M. de Ranala297). A.M.Q.298) disnè chez les Ambass. M. van Beuningen me conduisit jusques en bas. Adieu au Duc de Roanes, et M. du Bois, qui me fit escrire a Vogelaer299) une recommtion. Parlames des cylindres flottans. M. de Carava300) y vint. Tevenot apres soupper. livre et billiet de Bertaut.
19. Payè Me le Fevre. adieu aux commensales Maser, Canceler, Falckenhaen301), Pren, Linneman, Kelmer, Horst. il y avoit eu auparavant Haersholte, Falck302) de Zutphen, Isselmuijde. M. Morbais vint dire adieu. Du Mont envoya une bouteille
| | | | de vin de Condrien. Bertaut avec Burat. Buot m'apporta un probleme quil avoit resolu.303) Gobert me donna un livre d'airs et m'envoya, sommes nous pas trop heureux.
Durant le séjour à Paris, Christiaan resta en relation avec ses parents. La correspondance avec le père fait défaut, de même que les lettres qu'il reçut d'Espagne du frère Lodewijk; mais on trouve dans notre T. III celles que le père Constantijn et le beau-frère Doublet lui écrivirent, ainsi que celles qu'il adressa lui-même à ses deux frères. On peut constater qu'il éprouvait le besoin de tenir sa famille au courant de ses faits et gestes et d'avoir lui-même des nouvelles de la Haye et de Madrid. Celles de Lodewijk aux parents à la Haye - également perdues - étaient ‘plaisantes’ quoique plus tard il eût ‘tout son saoul de l'Espagne’304). Il y était attaché à une ambassade305). Feuilletant à la Bibliothèque Royale à la Haye son journal inédit, nous avons remarqué - nous le disons pour compléter nos observations de la p. 445 qui précède - qu'en se rendant à son poste par voie d'eau il joua aux cartes avec certaines dames. Un deuxième carnet fait voir qu'il s'appliquait à l'étude de la langue espagnole. Il s'intéressait apparemment au travail de Christiaan sur les couronnes, parhélies etc. puisqu'il lui envoya une observation de lui-même sur un triple arc-enciel306); ainsi qu'à la détermination des longitudes puisqu'il parle du mouvement du navire peu compatible avec celui des pendules307). Il croit aussi devoir rapporter quelque chose sur la grande pierre d'aimant de l'Escurial308).
Dans sa lettre à de Beringhen on voit le père Constantijn demander e.a. la grâce de vouloir faire que Christiaan soit présenté au Roi309), - ce qui eut lieu en effet en ce même mois de décembre -: ce ne fut pas seulement par l'effet de ses propres mérites, ce fut aussi grâce à l'influence de son père que Christiaan fut partout si bien reçu qu'il put écrire à N. Heinsius: ‘Scio interim nusquam jucundius quam in hac urbe me victurum ubi lectissimorum hominum consortium, ac singularis humanitas magis ac magis in dies me devinciunt310)’.
Une des lettres du frère Constantijn traite e.a. du nouveau comète resté invisible
| | | | à Paris311). Incidemment nous voyons combien, en ce temps, le grand public s'intéressait à un phénomène qui aujourd'hui - puisqu'on ne crie plus guère au miracle à ce propos (du moins à Paris, à la Haye et à Londres, nous ne pouvons parler de l'humanité en général) - ne le passionne plus.
Dans le Journal le mot ‘miracle’ n'est prononcé que par le duc de Roanes, parlant de Port Royal312). Huygens fait plusieurs fois mention, mais aussi brièvement que possible, de disputes ou conversations sur la religion; ce sont toujours des Jansénistes, et en particulier le duc de Roanes, qui entament cette matière313), ce qui ne veut pas dire que le duc s'intéressait uniquement à ce sujet; il s'en tut apparemment en présence de Pascal314) qui ne fit de son côté aucun effort pour engager Huygens dans des discussions autres que celles de quelques problèmes de physique. C'est également sans faire aucune observation sur les vues échangées que Huygens dit avoir rencontré, chez le duc de Roanes, certains ‘esprits forts’315). Ce qui fit de l'impression sur lui, c'est que Marianne Petit, qu'il dessina, osa l'appeler hérétique316).
Mais il faut que nous nous contentions, ici et dans la suite, de ne mettre en relief, à de rares exceptions près, que ce qui intéressait Huygens en sa qualité de mathématicien et de physicien, sans avoir constamment égard aux vues politiques de son père, à ses propres remarques sur la riche vie parisienne - théâtres, musique, cabinets de curiosités et d'oeuvres d'art, littérature mondaine, modes nouvelles etc. - ou aux exhortations de ses frères, notamment de Constantijn, de leur procurer des livres d'art, des estampes ou des médailles. Ce qu'il importe d'avoir toujours dans la pensée, c'est que Huygens, quoique nous devions le considérer surtout comme mathématicien et physicien, ne fut jamais homme de métier, qu'il s'intéressa constamment aux sujets les plus divers.
Il avait apporté une lunette à longue vue317) et un microscope; ce dernier resta à Paris318). On a vu qu'il fit la connaissance de Carcavy, d'Auzout, de Frenicle, de Pecquet, de Pascal, de Desargues, de Rohault, de La Mothe le Vayer, de Pagan etc.,
| | | | qu'il revit Chapelain, Thévenot, de Sorbière etc., qu'il fut assidu aux séances de l'Académie-Montmor319), qu'il alla voir320) les expériences de, ou chez, Rohault (d'autres fois Rohault en faisait chez de Montmor), qu'il assista aussi bien souvent aux foirées de Mmes de Bonneveaux et de Guerderville321) où l'on discutait de préférence les théories de Descartes, surtout celle des tourbillons. Celle de la lumière est dite y avoir été réfutée le 19 février. Chez Auzout322) il montra sa manière de faire des verres. À diverses personnes - de Roanes, Chevreau, Martinot323) - il fit connaître (évidemment fans démonstration) sa nouvelle invention de rendre isochrones les oscillations d'un pendule à l'aide de lames cycloïdales. Notons que l'horloger Martinot lui avait parlé, à propos de la régularisation de la marche des horloges, ‘du ressort au lieu de pendule’: comparez la p. 503 du T. XVIII. À Chevreau et Auzout il communiqua aussi certains résultats de ses calculs sur les sphéroïdes et conoïdes324); avec Auzout il parla en même temps, ce qui fe rattache à l'invention des lames cycloïdales, de l'évolution des
courbes en général. Nous ne pensons pas qu'il ait communiqué à Auzout, le 16 décembre, ses règles sur la collision des sphères dures; il s'est peut-être contenté de constater qu'Auzout avait sur la collision des règles fausses. Il est évident que la planète Saturne fit aussi l'objet de bien des conversations325). Après avoir enfin attiré l'attention sur les diverses conférences avec le faiseur de lunettes Menard ou Mesnard, nous croyons pouvoir terminer ce résumé incomplet. |
1)Voyez sur A. van der Wal, ou van der Walle et sa bibliothèque les p. 30 et 698 du T. XVIII.
2)Hendrik Becker ou David Becker, l'un et l'autre fils de Samuel Becker et de Jacomina van Baerle, soeur de la mère dc Christiaan. Voyez les notes 19 de la p. 16 du T. V et 9 de la p. 170 du T. VI.
3)Probablement Christiaan Suerius quoique son mariage officiel n'eût lieu que le 26 octobre suivant (T. I, p. 438). Hendrik Suerius (T. III, p. 414) et Jacob Suerius (T. IV, p. 199) n'étaient pas mariés.
4)Claude Lamoral, prince de Ligne, qui devint vice-roi de Sicile en 1670 et mourut à Madrid en 1689.
5)Voyez sur Simon Douw les p. 80-83 du T. XVII.
6)Jean Bolland (1596-1665), auteur de la Vie des Saints, en collaboration avec Godefroid Henschen. Voyez ‘L'oeuvre des Bollandistes’ par Hippolyte Delehaye S.J. Btuxelles, 1920.
7)Voyez sur N. Heinsius la p. 43 qui précède.
6)Jean Bolland (1596-1665), auteur de la Vie des Saints, en collaboration avec Godefroid Henschen. Voyez ‘L'oeuvre des Bollandistes’ par Hippolyte Delehaye S.J. Btuxelles, 1920.
8)Voyez sur la famille Douartes ou plutôt Duarte et leur hôtel somptueux à Anvers la note 3 de la p. 20 du T. II. Le père Gaspard Duarte, ami de Constantyn Huygens père, ètait mort en 1652. Le fils Diego (‘Don Diego’) est souvent mentionné par Christiaan, e.a. en 1633, p. 322 du T. IV, où la note dit par erreur qu'il s'agit du père Gaspard.
9)Organiste du Roi à Paris, mort en 1656, déjà mentionné plus haut.
10)Tiziano Vecellio (1477-1576).
1)Voyez sur A. van der Wal, ou van der Walle et sa bibliothèque les p. 30 et 698 du T. XVIII.
2)Hendrik Becker ou David Becker, l'un et l'autre fils de Samuel Becker et de Jacomina van Baerle, soeur de la mère dc Christiaan. Voyez les notes 19 de la p. 16 du T. V et 9 de la p. 170 du T. VI.
3)Probablement Christiaan Suerius quoique son mariage officiel n'eût lieu que le 26 octobre suivant (T. I, p. 438). Hendrik Suerius (T. III, p. 414) et Jacob Suerius (T. IV, p. 199) n'étaient pas mariés.
4)Claude Lamoral, prince de Ligne, qui devint vice-roi de Sicile en 1670 et mourut à Madrid en 1689.
5)Voyez sur Simon Douw les p. 80-83 du T. XVII.
6)Jean Bolland (1596-1665), auteur de la Vie des Saints, en collaboration avec Godefroid Henschen. Voyez ‘L'oeuvre des Bollandistes’ par Hippolyte Delehaye S.J. Btuxelles, 1920.
7)Voyez sur N. Heinsius la p. 43 qui précède.
6)Jean Bolland (1596-1665), auteur de la Vie des Saints, en collaboration avec Godefroid Henschen. Voyez ‘L'oeuvre des Bollandistes’ par Hippolyte Delehaye S.J. Btuxelles, 1920.
8)Voyez sur la famille Douartes ou plutôt Duarte et leur hôtel somptueux à Anvers la note 3 de la p. 20 du T. II. Le père Gaspard Duarte, ami de Constantyn Huygens père, ètait mort en 1652. Le fils Diego (‘Don Diego’) est souvent mentionné par Christiaan, e.a. en 1633, p. 322 du T. IV, où la note dit par erreur qu'il s'agit du père Gaspard.
9)Organiste du Roi à Paris, mort en 1656, déjà mentionné plus haut.
10)Tiziano Vecellio (1477-1576).
11)Dans le T. XX (p. 43 et 49) nous avons dit un mot, à propos de ce passage du Journal, des carillons d'Anvers, nouvellement installés par les frères Hemony, en ajoutant que nous en parlerions plus amplement dans le T. XXII. Nous avions reçu une lettre néerlandaise sur ces carillons de feu Monsieur Gyselynck, secrétaire de la ville d'Antwerpen, à laquelle nous empruntons ce qui suit. Les Hemony (Frans et Pieter) avaient installé deux carillons dans la cathédrale (Onze-Lieve-Vrouwekerk) et un dans l'abbaye de St. Michel, sur lesquels on peut consulter H.N.J. van Eelde dans la revue Oud-Holland de 1896 et le ‘Jaarverslag 1925-1926 en Mededeelingen van de Mechelsche Beiaardschool’. Huygens doit avoir entendu soit le ‘stadsbeiaard’ en haut de la tour de la cathédrale, soit le ‘kerkbeiaard’ placé plus bas dans la ‘torenkamer’; la ‘basklok’ correspondant à ce dernier est la grande ‘feest- en stormklok Karolus’ fondue en 1507; tandis que la ‘basklok’ du ‘stadsbeiaard’ est la ‘uurklok Gabriel’ fondue en 1459. Le ‘kerkbeiaard’ avait en 1661 37 cloches, dont 34 fondues par les Hemony; il est resté intact jusqu' à 1930. Le ‘stadsbeiaard’ (correspondant à une horloge), la majorité des cloches duquel furent fondues par les Hemony en 1655-1658, a toujours été fort bien entretenu. Le ‘houte klocspel’ désigne probablement le clavier correspondant à l'un ou l'autre carillon; le carillonneur y joue des mains et des pieds; les touches sont en bois; s'il en est ainsi, Huygens est donc monté à la tour.
12)En réalité le carillonneur, d'après H. Gyselynck, ne s'appelait pas Cramers, mais Crama (Hubert Crama), nous l'avons dit dans la note 6 de la p. 49 du T. XX. Crama fut nommé en 1631, tant pour la Ville que pour la ‘Kerkfabriek’, et resta en fonction jusqu'en 1686, année de sa mort.
11)Dans le T. XX (p. 43 et 49) nous avons dit un mot, à propos de ce passage du Journal, des carillons d'Anvers, nouvellement installés par les frères Hemony, en ajoutant que nous en parlerions plus amplement dans le T. XXII. Nous avions reçu une lettre néerlandaise sur ces carillons de feu Monsieur Gyselynck, secrétaire de la ville d'Antwerpen, à laquelle nous empruntons ce qui suit. Les Hemony (Frans et Pieter) avaient installé deux carillons dans la cathédrale (Onze-Lieve-Vrouwekerk) et un dans l'abbaye de St. Michel, sur lesquels on peut consulter H.N.J. van Eelde dans la revue Oud-Holland de 1896 et le ‘Jaarverslag 1925-1926 en Mededeelingen van de Mechelsche Beiaardschool’. Huygens doit avoir entendu soit le ‘stadsbeiaard’ en haut de la tour de la cathédrale, soit le ‘kerkbeiaard’ placé plus bas dans la ‘torenkamer’; la ‘basklok’ correspondant à ce dernier est la grande ‘feest- en stormklok Karolus’ fondue en 1507; tandis que la ‘basklok’ du ‘stadsbeiaard’ est la ‘uurklok Gabriel’ fondue en 1459. Le ‘kerkbeiaard’ avait en 1661 37 cloches, dont 34 fondues par les Hemony; il est resté intact jusqu' à 1930. Le ‘stadsbeiaard’ (correspondant à une horloge), la majorité des cloches duquel furent fondues par les Hemony en 1655-1658, a toujours été fort bien
entretenu. Le ‘houte klocspel’ désigne probablement le clavier correspondant à l'un ou l'autre carillon; le carillonneur y joue des mains et des pieds; les touches sont en bois; s'il en est ainsi, Huygens est donc monté à la tour.
13)Van der Elst était procureur â Bruxelles, d'après la Correspondance de Const. Huygens père.
15)‘L'Écolier de Salamanque ou les généreux ennemis’, pièce de Scarron de 1655. Une adaptation par Jean Blasius parut à Amsterdam en 1658.
16)Voyez sur Gerardus Verbeeck la p. 33 du T. IV.
17)Ou plutôt Van der Weyden, peintre flamand (1399-1464).
18)Voyez sur le jésuite Alphonse Antoine de Sarasa (1618-1667) et sa ‘Solutio problematis a M. Mersenne propositi’ nos T. IV, XII et XX. Il fut successivement prédicateur à Gand, Bruxelles et Anvers. Il écrivit aussi le traité ‘Ars semper gaudendi’.
12)En réalité le carillonneur, d'après H. Gyselynck, ne s'appelait pas Cramers, mais Crama (Hubert Crama), nous l'avons dit dans la note 6 de la p. 49 du T. XX. Crama fut nommé en 1631, tant pour la Ville que pour la ‘Kerkfabriek’, et resta en fonction jusqu'en 1686, année de sa mort.
13)Van der Elst était procureur â Bruxelles, d'après la Correspondance de Const. Huygens père.
15)‘L'Écolier de Salamanque ou les généreux ennemis’, pièce de Scarron de 1655. Une adaptation par Jean Blasius parut à Amsterdam en 1658.
16)Voyez sur Gerardus Verbeeck la p. 33 du T. IV.
17)Ou plutôt Van der Weyden, peintre flamand (1399-1464).
18)Voyez sur le jésuite Alphonse Antoine de Sarasa (1618-1667) et sa ‘Solutio problematis a M. Mersenne propositi’ nos T. IV, XII et XX. Il fut successivement prédicateur à Gand, Bruxelles et Anvers. Il écrivit aussi le traité ‘Ars semper gaudendi’.
19)François Xavier de Fresneda, jésuite, né en 1620, mort à Madrid en 1692, prédicateur à la Cour de Bruxelles. Voyez aussi sur lui la p. 210 du T. III.
20)Voyez sur lui la p. 211 du T. III.
21)C. à. d. la statue de la Vierge dont traite Juste-Lipse dans son ‘Diva Virgo Hallensis, beneficia ejus et miracula’, Antwerpiae, 1604.
22)Le poète Janus Secundus (1511-1536), déjà mentionné par Const. Huygens père dans une lettre d'avril 1609 (Worp, Correspondance no. 6). En 1618 parurent à Leiden, ex officina lac. Marci, les ‘Joannis Secundi Hagensis Batavi Itineraria tria, Belgicum, Gallicum et Hispanicum’, edente nunc primum Daniele Heinsio. Les Oeuvres complètes parurent en 1631 et de nouveau en 1651, Lugduni Batavorum, ap. Fr. Moyaert: ‘Joh. Secundi opera accurate recognita ex museo P. Scriverii’. Secundus écrit (p. 3 de l'édition de 1618), après avoir parlé de la ville de Hal (‘urbem Halles videre caepimus’): ‘Mox in civitatem delati subter templa constructa caverna sub sepultorum cadaveribus submissi equitavimus’.
23)La duchesse de Lorraine. Béatrice de Cusanze, d'abord épouse du prince de Cantecroix, puis seconde femme de Charles IV de Lorraine - voyez sur lui la p. 190 de notre T. III -, bien connue à Constantijn Huygens père (comparez la note 13 de la p. 445 qui précède). Elle décéda en 1663. En 1655 (T.I., p. 343) le frère Constantijn écrit que son père et lui furent fort bien reçus par elle.
24)Albert de Longueval, comte de Bucquoy, grand bailli du Hainaut, est dit être décédé en 1663.
25)J. Secundus, p. 6 de l'‘Itinerarium Gallicum’: ‘Horologium vidimus in civitate ejus foro amplum, mira arte horas, dies, signa zodiaca, dierum longitudinem, multaque ejus modi demonstrans’.
19)François Xavier de Fresneda, jésuite, né en 1620, mort à Madrid en 1692, prédicateur à la Cour de Bruxelles. Voyez aussi sur lui la p. 210 du T. III.
20)Voyez sur lui la p. 211 du T. III.
21)C. à. d. la statue de la Vierge dont traite Juste-Lipse dans son ‘Diva Virgo Hallensis, beneficia ejus et miracula’, Antwerpiae, 1604.
22)Le poète Janus Secundus (1511-1536), déjà mentionné par Const. Huygens père dans une lettre d'avril 1609 (Worp, Correspondance no. 6). En 1618 parurent à Leiden, ex officina lac. Marci, les ‘Joannis Secundi Hagensis Batavi Itineraria tria, Belgicum, Gallicum et Hispanicum’, edente nunc primum Daniele Heinsio. Les Oeuvres complètes parurent en 1631 et de nouveau en 1651, Lugduni Batavorum, ap. Fr. Moyaert: ‘Joh. Secundi opera accurate recognita ex museo P. Scriverii’. Secundus écrit (p. 3 de l'édition de 1618), après avoir parlé de la ville de Hal (‘urbem Halles videre caepimus’): ‘Mox in civitatem delati subter templa constructa caverna sub sepultorum cadaveribus submissi equitavimus’.
23)La duchesse de Lorraine. Béatrice de Cusanze, d'abord épouse du prince de Cantecroix, puis seconde femme de Charles IV de Lorraine - voyez sur lui la p. 190 de notre T. III -, bien connue à Constantijn Huygens père (comparez la note 13 de la p. 445 qui précède). Elle décéda en 1663. En 1655 (T.I., p. 343) le frère Constantijn écrit que son père et lui furent fort bien reçus par elle.
24)Albert de Longueval, comte de Bucquoy, grand bailli du Hainaut, est dit être décédé en 1663.
26)Les lettres b.f. ou B.F. se trouvent plusieurs fois dans le présent Journal (e.a. le 8 janvier 1661 à l'occasion d'un dîner chez Auzout). Nous n'en connaissons pas la signification.
27)La première syllabe (tael = langue) est légèrement incertaine. Il semble que Huygens ait d'abord écrit ‘dansmeester’ (professeur de danse) et qu'il ait corrigé ‘dans’ en ‘tael’.
28)J. Chapelain (né en 1595) déjà plusieurs fois mentionné plus haut, joua dans la suite un grand rôle dans la répartition des liberalités royales sous Colbert. On considère généralement 1674 comme la date de son décès; mais une lettre de de la Voye (notre T. VII, p. 465) montre qu'il vivait encore en 1675.
29)Voyez sur l'abbé Cosmo Brunetti la p. 71 du T. II. Il fut très lié avec le prince Léopoldo de Medicis et avec le duc de Luynes à Paris ou à Vaumurier et entretenait des relations avec les savants des différents pays de l'Europe qu'il visitait au cours de ses voyages. D'après la p. 547 de notre T. XVII il avait été à la Haye chez les Huygens en mai 1661. Huygens l'appelle ‘bon Janseniste’ (T. II, p. 361).
30)Henri de Beringhen (comparez la note de la p. 83 du T.I.), jadis chassé par Richelieu, ayant servi sous Gustave Adolphe, puis en Hollande sous les princes Maurice et Frédéric-Henri, fut comblé de faveurs par Mazarin après sa rentrée en France. Il se convertit au catholicisme et devint premier écuyer de la petite écurie du Roi. Il demeurait au petit Bourbon, vis-à-vis du Louvre. Voyez des lettres de Constantijn père à lui dans nos T. III, VI, VII, VIII, IX, dans les T. VIII et IX aussi de Christiaan.
31)Abraham Bosse, le célèbre graveur (1611-1678). Il était protestant. Consultez sur lui la p. 4 du T. II ainsi que les p. 220-221 du T. XX, où l'on peut
voir que Huygens avait probablement fait sa connaissance à Paris en 1655.
32)Pierre Cureau de la Chambre, fils de Marin Cureau (non pas Cuzeau) de la Chambre, sur lequel on peut consulter la note 5 de la p. 390 du T. III, ainsi que le T. XIX. Huygens ne connaissait ni le père ni le fils. Ce dernier - observons que l'église Saint-Barthélemy fut détruite en 1662 - avait une éloquence solide, des curiosités diverses et la réputation d'un homme d'esprit.
26)Les lettres b.f. ou B.F. se trouvent plusieurs fois dans le présent Journal (e.a. le 8 janvier 1661 à l'occasion d'un dîner chez Auzout). Nous n'en connaissons pas la signification.
27)La première syllabe (tael = langue) est légèrement incertaine. Il semble que Huygens ait d'abord écrit ‘dansmeester’ (professeur de danse) et qu'il ait corrigé ‘dans’ en ‘tael’.
28)J. Chapelain (né en 1595) déjà plusieurs fois mentionné plus haut, joua dans la suite un grand rôle dans la répartition des liberalités royales sous Colbert. On considère généralement 1674 comme la date de son décès; mais une lettre de de la Voye (notre T. VII, p. 465) montre qu'il vivait encore en 1675.
29)Voyez sur l'abbé Cosmo Brunetti la p. 71 du T. II. Il fut très lié avec le prince Léopoldo de Medicis et avec le duc de Luynes à Paris ou à Vaumurier et entretenait des relations avec les savants des différents pays de l'Europe qu'il visitait au cours de ses voyages. D'après la p. 547 de notre T. XVII il avait été à la Haye chez les Huygens en mai 1661. Huygens l'appelle ‘bon Janseniste’ (T. II, p. 361).
30)Henri de Beringhen (comparez la note de la p. 83 du T.I.), jadis chassé par Richelieu, ayant servi sous Gustave Adolphe, puis en Hollande sous les princes Maurice et Frédéric-Henri, fut comblé de faveurs par Mazarin après sa rentrée en France. Il se convertit au catholicisme et devint premier écuyer de la petite écurie du Roi. Il demeurait au petit Bourbon, vis-à-vis du Louvre. Voyez des lettres de Constantijn père à lui dans nos T. III, VI, VII, VIII, IX, dans les T. VIII et IX aussi de Christiaan.
31)Abraham Bosse, le célèbre graveur (1611-1678). Il était protestant. Consultez sur lui la p. 4 du T. II ainsi que les p.
220-221 du T. XX, où l'on peut voir que Huygens avait probablement fait sa connaissance à Paris en 1655.
32)Pierre Cureau de la Chambre, fils de Marin Cureau (non pas Cuzeau) de la Chambre, sur lequel on peut consulter la note 5 de la p. 390 du T. III, ainsi que le T. XIX. Huygens ne connaissait ni le père ni le fils. Ce dernier - observons que l'église Saint-Barthélemy fut détruite en 1662 - avait une éloquence solide, des curiosités diverses et la réputation d'un homme d'esprit.
33)Consultez sur Hendrik van Nassau, seigneur d'Ouwerkerck, et Jan van Ruytenburg, seigneur de Vlaerdingen, la p. 170 du T. III.
33)Consultez sur Hendrik van Nassau, seigneur d'Ouwerkerck, et Jan van Ruytenburg, seigneur de Vlaerdingen, la p. 170 du T. III.
34)Voyez sur lui Jacob Boreel, fils de l'ambassadeur Willem Boreel, la p. 209 du T. III. Il fut chargé e.a. d'une mission diplomatique à Paris après la paix de Nimègue en 1678.
35)Voyez sur N. le Fèvre la p. 382 du T. IV et la p. 195 du T. XIX. La rue Sainte-Marguerite a depuis été absorbée par le Boulevard Saint-Germain.
36)Voyez sur l'architecte Pieter Post les p. 223 du T. III, 509 du T. IV et 295 du T. IX. Il peut s'agir ici de son fils Maurits, né en 1638, également architecte (T. IV).
37)Huygens parle plus longuement de cette visite dans sa lettre au frère Constantyn du 5 novembre, T. III, p. 169. En 1663 (T. IV, p. 303) il appelle le comte Dille (lisez plutôt d'Isle) ‘un treshonnete et tresgalant homme’.
38)Voyez sur Thomas Gobert la p. 21 du T.I.
39)L'abbé Quillet, 1602-1661. Il fut d'abord médecin, mais s'étant fait remarquer par son scepticisme, il fut contraint de se réfugier à Rome où il se convertit et entra dans les ordres. Il publia: ‘Callipedia seu de pulchra prolis habendae ratione’, Leyde 1655.
40)Voyez e.a. sur l'horloger Martinot la p. 503 du T. XVIII.
41)Huygens l'appelle aussi (T. III, p. 170) ‘consul Zuerius’. C'était donc David Zuerius, consul à Rouen (T. IV, p. 272).
42)Lodewijk de Marlot, plusieurs fois mentionné dans le présent Journal (ainsi qu'à la p. 273 du T. IV), fils de David de Marlot qui assista (T. III, p. 70) au mariage de la soeur Susanna en avril 1660.
43)Artus Gouffier, duc de Roanez (mort en 1696), ami intime de Pascal. Il succéda en 1642 à son grand-père (T. III, p. 238) dans le gouvernement de Poitou. Voyez e.a. sur lui la p. 160 du T. XVI.
44)Voyez sur Godefroi, comte d'Estrades, la p. 365 du T. III. Il fut premier plénipotentiaire de la France aux négociations qui précédèrent la paix de Nimègue de 1678. On a de lui ‘Lettres, mémoires et négociations’, publiés e.a. en 1743 en 9 volumes. Pour ce qui a trait à la Hollande on peut consulter H.J. Rogge ‘De diplomatieke correspondentie van G. d'Estrades’, dans ‘Verslagen der Koninklijke Akademie’, Amsterdam, 1897.
45)Samuel de Sorbière (T. I, p. 21), déjà mentionné plus haut, devint membre de la Royal Society en 1663 en même temps que Huygens. On peut consulter sur lui G. Cohen, ouvrage cité à la p. 386 qui précède. Il publia e.a. en 1664 à Paris une ‘Relation d'un voyage en Angleterre’.
46)Voyez sur elle le T. III.
47)Peut-être Claude le Tonnelier de Breteuil, seigneur d'Escouché, reçu membre du Parlement en 1652, mort en 1698.
48)Madeleine du Pouget, actrice, qui débuta en 1636. Elle épousa François de Chantellet, baron du Beauchasteau, également acteur.
49)La ‘Brevis assertio systematis Saturnii’ de cette même année 1660.
50)Voyez sur Joh. Goedaert et son livre (non daté) la p. 214 du T. IV; la date n'est apparemment pas 1662, plutôt 1660, puisque Huygens possédait le livre dès octobre 1660.
51)Frère de Henri de Beringhen qu'il assistait dans sa charge de premier écuyer du roi. Il avait été en Hollande écuyer des princes d'Orange Frederik Hendrik et Willem II.
52)Voyez sur lui la p. 226 du T. IV.
53)Voyez sur lui e.a. la p. 117 du T. IV, ainsi que les T. XVII et XX.
54)Voyez sur Mesnard e.a. la p. 289 du T. IV.
55)Déjà mentionné à la p. 321 du T.I.
56)Anne de la Barre, T. I, p. 111.
57)Le marquis de Menneville avait emploi à la Cour.
58)Dans les Journaux de Constantyn frère se trouvent aussi parfois des passages compréhensibles seulement pour des initiés à la même écriture secrète. On pourrait aussi lire ‘uo ei.....’
58)Dans les Journaux de Constantyn frère se trouvent aussi parfois des passages compréhensibles seulement pour des initiés à la même écriture secrète. On pourrait aussi lire ‘uo ei.....’
59)Busero, ou plutôt Buysero, était logé chez Vlaerdingen (T. III, p. 170). Ce n'était pas Laurens B., mais son fils Diederik, ou peut-être son fils aîné Adriaan, lequel fut secrétaire de Willem III.
58)Dans les Journaux de Constantyn frère se trouvent aussi parfois des passages compréhensibles seulement pour des initiés à la même écriture secrète. On pourrait aussi lire ‘uo ei.....’
58)Dans les Journaux de Constantyn frère se trouvent aussi parfois des passages compréhensibles seulement pour des initiés à la même écriture secrète. On pourrait aussi lire ‘uo ei.....’
60)Les expériences de Rohault ont déjà été mentionnées à la p. 10 qui précède.
61)Claude Clerselier ou de Clerselier, beau-père de Rohault. Sa soeur épousa Chanut, le protecteur de Descartes à Stockholm. Il publia les lettres de Descartes.
62)Gabriel de Rochechouart, marquis de Mortemar, 1600-1675.
63)Henri Dumont, compositeur et organiste de Saint-Paul à Paris, 1610-1684.
64)Michel Tombonneau, président de la Cour des Comptes de 1634 à 1684, année de sa mort.
65)Voyez sur elle la p. 231 du T. III.
66)Samuel Beauchamp, ptocureur au Parlement, membre de l'Église Réformée.
67)Charles de Bryas, voyez la p. 72 du T. IV.
68)Voyez sur lui la p. 373 du T. III.
69)Aujourd' hui une partie des Archives Nationales.
70)Voyez sur Johannes van Gent les p. 240 du T. II et 65 du T. III.
71)Justus de Huybert, voyez les p. 387 du T. I et 65 du T. III.
72)Ce sont dans notre T. III les Pièces 793-798 (et peut-être 802).
73)Le livre de 1649 du Cavaliere Giovanni Baglioni (1571-1644), intitulé: ‘Le vite de pittori, scultori ed Architetti dal pontificato di Gregorio XIII del 1572 in fine a tempi di Papa Urbino VIII nel 1642’ est plusieurs fois mentionné dans notre T. III; d'après la p. 184 Huygens l'acheta pour le père Constantyn, comme celui-ci l'avait demandé (T. III, p. 146).
75)Voyez sur Giovanni Camillo Gloriosus et ses ouvrages la p. 232 du T.I.
76)De Prévigny sans doute.
77)François II d'Espinay, marquis de Saint-Luc, mort en 1670.
78)Louis de Buade, comte de Frontenac.
79)François d'Escoubleau, chevalier de Sourdis, voyez la p. 174 de notre T. II.
80)Déjà mentionné par Huygens en 1655 parmi d'autres illustres, voyez la p. 350 du T.I.
81)Marie-Thérèse d'Autriche, épouse de Louis XIV, et la mère de celui-ci, Anne d'Autriche, fille de Philippe III.
82)Mentionné aussi à la p. 232 du T. III.
83)Ni ici ni ailleurs, si nous voyons bien, Huygens ne dit quel était le pouvoir moteur de ce bateau, déjà mentionné le 8 novembre.
84)L'évêque de Langres (Louis Barbier de la Rivière) a déjà été mentionné plus haut (p. 483). Il devint évêque en 1656, et avait été e.a. professeur de philosophie au collège du Plessis. C'est lui que Boileau rallle dans sa Satire I en disant
Le sort burlesque, en ce siècle de fer,
D'un pédant, quand il veut, sait faire un duc et pair.
85)César d'Estrées, né à Paris en 1618, mort en 1714. Il fut élu à l'Académie française en 1656 et élevé au Cardinalat en 1671.
86)François Annibal, duc d'Estrées et maréchal (1573-1670). Voyez sur lui la p. 366 du T. III.
87)Louis de Bassompierre, évêque de Saintes de 1648 à 1676, date de sa mort.
88)Jacques Testu, abbé de Belval, prédicateur à la mode, mort en 1706. Il entra à l'Académie française en 1665.
89)Claude Duval de Coupeauville, abbé de la Victoire, mort en 1676.
90)Henri de la Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne (1611-1675). Il avait servi jadis sous son oncle le prince Frédéric-Henri d'Orange-Nassau. Le père Constantyn y fait allusion dans la lettre qu'il écrivit à Turenne le 20 janvier 1661 (publiée par Worp) après avoir appris de Christiaan que l'illustre vicomte avait ‘voulu souffrir [que Christiaan lui] fist la reverence’.
91)Jacques de Souvré (1600-1670). Il était Commandeur de l'ordre de Malte qu'il représentait auprès de Louis XIV.
92)Philippe d'Orléans, fils puiné de Louis XIII et d'Anne d'Autriche, frère de Louis XIV. Voyez e.a. la p. 7 du T. XVIII.
93)C.à.d. de Mazarin. C'étaient Marie, Hortense et Marianne Mancini.
94)Non pas Anna Petit, comme nous l'avons dit par hypothèse dans le T. IV - personnage inexistant -, mais Anna Bergerotti, artiste romaine qui habitait Paris avec sa mère. On voit dans le dit Tome que quelques années plus tard elle lia connaissance avec Constantyn père.
95)Comparez la description que donne Huygens dans la minute d'une lettre à la p. 199 du T. III.
96)Voyez sur lui la p. 390 du T. III.
97)Cornelis van Aerssen, seigneur de Spijck, 1627-1688, fils de Cornelis van Aerssen (1601-1662), mentionné à la p. 103 du T. IV.
98)Identique, croyons-nous, avec le Marlot du 4 novembre. Voyez sur cette identité la p. 273 du T. IV.
99)Israël Henrichet sans doute. Le frère Constantyn avait prié Christiaan dans sa lettre du 18 novembre (T. III, p. 179) de visiter ce marchand de gravures - lui-même graveur, oncie et premier maître d'Israël Sylvestre - pour acheter quelques oeuvres de Callot, ou du moins en demander les prix.
100)Huygens avait connu à la Haye un ‘Dulaurens’, secrétaire de l'ambassadeur de Thou (T. II), qui s'intéressait aux mathématiques.
101)Voyez le 23 décembre.
102)Ce sont les lettres No. 816 et No. 817 de notre T. III.
102)Ce sont les lettres No. 816 et No. 817 de notre T. III.
103)Voyez sur François de l'Aubespine, marcgrave de Hauterives, la p. 58 de notre T.I. Huygens l'avait connu à Breda lorsqu'il y étudiait le droit.
104)Nous avons déjà remarqué à la p. 261 du T. XVII que Huygens connaissait cette expérience depuis quelques mois par une lettre de Guisony.
105)Sebastien Chieze ou de la Chaise. Voyez e.a. la p. 276 du T. III.
106)Il est déjà question des observations de Fontana (publication de 1646) dans une lettre de 1647 (T.I., p. 48) de Mersenne à Huygens.
107)Soeur de Hendrik van Nassau, seigneur d'Ouwerkerck, mentionné plus haut.
108)Voyez sur J.L. de Vaulezard et ses publications les p. 613-614 du T. XV.
109)Claude de Rouvroi, duc de Saint-Simon, 1607-1693.
110)Voyez sur lui la p. 33 du T. IV.
111)Ouvrage posthume de Saumaise, mort à Spa en 1653. Il porte comme titre: ‘Claudii Salmasii ad Johannem Miltonum Responsio’, Londres 1660, et fait suite à la polémique commencée en 1649 par un livre intitulé ‘Defensio regni pro Carolo I’ auquel Milton avait répondu par son ‘Pro populo Anglicano defensio prima’ de 1651. Dans le premier chapitre de l'ouvrage mentionné par Huygens, Saumaise réfute en termes acerbes Nicolas Heinsius qui, dans une lettre à un ami, aurait pris la défense de Milton.
112)Peut-être de la Rocque, ancien capitaine des gardes du Prince d'Orange Guillaume II.
113)Pierre Seguin, doyen de Saint-Germain-l'Auxerrois, aumônier d'Anne d'Autriche et célèbre collectionneur d'objets d'art, mort en 1672.
114)Mentionné à la p. 466 de notre T. IV. Il avait fait paraître en Hollande en 1656 un livre intitulé ‘Praeadamitae sive exercitatio super versibus 12, 13 et 14 capitis V Epistolae D. Pauli ad Romanos quibus indicantur primi homines ante Adamum conditi’ (voyez aussi sur se livre le 21 février). Emprisonné à Anvers, il échappa, dit-on, à l'Inquisition grâce au Prince de Condé qui fit de lui son bibliothécaire.
115)Mentionné e.a. à la p. 242 de notre T. XIX. Pierre Michon, appelé l'abbé Bourdelot (1620-1685), séjourna à Stockholm en 1651 comme médecin de la reine Christine. Voyez aussi la note 12 de la p. 28 du T. V.
116)Voyez sur de Dominis la note 4 de la p. 357 du T. XVII. Son ouvrage de 1611 est intitulé ‘De radiis visus et lucis in vitris perspectivis et iride’.
117)Pierre Vatier (1623-1667), savant orientaliste. Il était professeur au Collège de France après avoir été médecin de Gaston d'Orléans. En 1658 il publia une traduction du grand Tamerlan.
118)Voyez la note 72 de la p. 537 qui précède.
119)Voyez la p. 175 du T. III.
120)Consultez sur Robert Ballard la p. 21 du T.I. Chez lui avait paru en 1647 l'ouvrage du père Constantyn ‘Pathodia sacra et profana occupati’.
121)Samuel des Marets (1599-1673), successivement pasteur à Vitré, en Bretagne, à Maestricht et à Groningue.
122)Voyez sur lui la p. 205 du T. III. Après la révocation de l'édit de Nantes, il se réfugia en Hollande et y mourut.
123)Ces dames sont mentionnées par J. de la Forge dans son livre de 1663 ‘Le cercle des femmes savantes’. Marie Thiersault, femme de Sébastien Dubois, sieur de Guerderville, maître des requêtes au Parlement.
123)Ces dames sont mentionnées par J. de la Forge dans son livre de 1663 ‘Le cercle des femmes savantes’. Marie Thiersault, femme de Sébastien Dubois, sieur de Guerderville, maître des requêtes au Parlement.
124)Il parla peut-être de la querelle que Roberval lui fit un jour, en décembre 1658, dans sa propre maison (T. II, p. 287).
125)Voyez sur Louis Marie Victor de Villequier la note 11 de la p. 26 du T. V.
126)Pieter de Graeff, 1630-1707, fils de Cornelis de Graeff qui fut a différentes reprises bourgmestre d'Amsterdam.
127)Anthony van Haersolte van Essen, voyez la p. 253 du T. III.
128)Burmania, vieille famille frisonne. Il y eut e.a. Laes van Burmania, mort en 1691, attaché en 1662 à une ambassade en Espagne.
129)Voyez le 2 décembre 1660. Par une lettre du 9 décembre (T. III p. 206) le père Constantyn avait déjà fait savoir à de Beringhen, ‘premier escuyer du Roi tres-Chrestien’ qu'‘Archimède’ lui communiquerait bientôt la recette de la médecine universelle ou elixir. Il l'avait reçue luimême du seigneur d'Ouwerkerck, Hendrik van Nassau, mentionné plus haut, sous le titre ‘Balsem des levens’. Cet élixir était composé de plus de cinquante ingrédients: voyez W. Ploeg ‘Constantijn Huygens en de natuurwetenschappen’, p. 83-85.
130)Voyez sur Samuel ten Nuyl la p. 508 du T. III.
131)Voyez sur Tamerlan la p. 186 du T. IV.
132)Giraud de Cordemoy, mort à Paris en 1684, lecteur auprès du Dauphin, membre de l'Académie française en 1675. Huet, dans ses ‘Mémoires’, le signale comme ‘un habitué des conciliabules des Certésiens et l'auteur d'opuscules infectés de ce mauvais levain’. Ses ‘Oeuvres’ furent publiés par son fils en 1704.
133)Alexandre Rieux, marquis de Sourdéac, baron de Neufbourg. C'est à sa requête que Corneille composa ‘Jason, ou la Conquête de la Toison d'or’ en 1660. La pièce fut d'abord représentée au château de Neufbourg avec des machines que le marquis de Sourdéac céda par la suite au théâtre des Marais. Voyez aussi la date du 6 mars du présent Journal.
134)Comparez la l. 11 de la p. 515 du T. XXI.
135)Voyez le 14 décembre.
136)C'est la lettre de la p. 212 du T. III.
137)Voyez le 16 décembre.
138)Nous ne possédons pas cette lettre.
139)Nicolas Perrot d'Ablancourt (1606-1664), traducteur de nombreux ouvrages, membre de l'Académie française. On doit le ranger parmi les esprits libertins du temps, prisant fort les problèmes religieux. Il passa du Calvinisme au Catholicisme, puis songea à se faire Juif. Il demeurait chez Conrart. Son neveu N. Frémont d'Ablancourt, réfugié en Hollande après la révocation de l'édit de Nantes, devint historiographe de Guillaume III et fit alors la connaissance de Huygens: voyez notre T. IX.
140)Charles Vigarani, mort en 1693, italien d'origine, était attaché au service du roi en qualité ‘d'inventeur des machines’ et logeait dans la galerie du Louvre: comparez la p. 18 du T. V.
141)G. Brossin selon les uns, Antoine Gombaud ou Gombault suivant les autres, chevalier de Méré (1607-1684), d'une famille noble de Poitou, avait été le premier à poser le problème du partage équitable des enjeux dans le cas de jeux non terminés. Ses Oeuvres ont été publiés en 3 volumes à Paris en 1930 par Ch. Boudhors. Nous avons fait mention de lui dans le T. XIV.
142)Trésorier extraordinaire des guerres, mort en 1690.
143)Philippe Gobaud du Bois, mort en 1694, ami du duc de Roanes et des Jansénistes. Il prit une part active à la publication des ‘Pensées’ de Pascal et devint membre de l'Académie française en 1693.
144)Sans doute le livre de Goedart, voyez le 9 novembre 1660.
145)La gazette du temps en vers burlesques de Loret qui parut toutes les semaines à partir de mai 1650 jusqu'en mars 1665. Voyez la p. 254 du T. III. Il en existe une édition collective en 4 volumes de Livet de 1877-78 à Paris.
146)Précieuse illustre, femme du grand Trésorier de l'Espagne et grand Maître des cérémonies de l'Ordre du Saint-Esprit. Voyez sur sa maison le 7 mars.
147)Nous avons cité ce passage à la p. 221 du T. XX.
149)Armand de Cambout, marquis puis duc de Coislin, mort en 1670, entra à l'Académie française en 1652.
150)Voyez sur Nicolas Sanson, géographe du roi, et ses Oeuvres géographiques la p. 205 du T. III.
151)Pierre Mariette était mort en 1657; il avait été maître graveur etc. et fut le père d'une nombreuse génération de peintres et graveurs. En 1679 le frère Constantyn (T. VIII, p. 167) parle encore d'un Mariette; c'était sans doute Jean Mariette (1640-1712), toujours établi, comme Pierre, dans la maison de la rue Saint-Jacques, d'après notre note de la dite page.
152)Voyez sur Antoine le Pautre la p. 205 du T. III.
153)La ‘Suitte du chateau de Ruel’ parut en effet en 1661. Elle comprend douze pièces représentant le jardin et le château de Ruel.
154)Nous avons cité ce passage à la p. 258 du T. XVII.
155)Charles François, comte de la Vieuville. Il avait servi dans l'armée des États en qualité de lieutenant-colonel. Rentré en France il devint en 1654 évêque de Rennes et mourut en 1676.
156)La Princesse Royale, Mary Harriet Stuart, veuve du Stadhouder Willem II. Consultez e.a. la note 15 de la p. 173 du T. III où l'on voit qu'elle mourut en effet de la petite vérole.
157)Claude Tanier ou Taignier, mort en 1666, fut un des premiers à suivre Antoine Arnauld (1612-1694). En 1661 il fut obligé, par lettre de cachet, de s'éloigner de Paris ou de se tenir caché.
158)Alexandre II d'Elbene, seigneur de la Mothe, fort répandu, dit-on, dans la société libertine du temps. C'était un grand ami d'Auzout. - A moins que ce ne fût Alphonse Delbina, comme nous l'avons dit à la p. 242 du T. IV.
159)Henri-Auguste de Loménie, comte de Brienne, secrétaire d'Etat, 1594-1666.
160)Voyez sur le Père de Harouis et ses machines la p. 281 qui précède.
161)Isabelle d'Escoubleau, fille aînée de Charles, marquis de Sourdis, chevalier des Ordres du roi, épousa en 1637, Martin Ruzé, marquis d'Effiat, mort en 1644.
161)Isabelle d'Escoubleau, fille aînée de Charles, marquis de Sourdis, chevalier des Ordres du roi, épousa en 1637, Martin Ruzé, marquis d'Effiat, mort en 1644.
162)Armand de Grammont, comte de Guiche, fils du maréchal de Grammont (1638-1704). Il fut banni peu après et se rendit en Hollande. Gracié, il se signala en 1672 au passage du Rhin. En 1674 il servit sous Turenne pendant la campagne d'Alsace et y laissa sa vie. Ses ‘Mémoires’ concernant les Provinces Unies des Pays-Bas ont été publiés en 1744 à Utrecht.
162)Armand de Grammont, comte de Guiche, fils du maréchal de Grammont (1638-1704). Il fut banni peu après et se rendit en Hollande. Gracié, il se signala en 1672 au passage du Rhin. En 1674 il servit sous Turenne pendant la campagne d'Alsace et y laissa sa vie. Ses ‘Mémoires’ concernant les Provinces
Unies des Pays-Bas ont été publiés en 1744 à Utrecht.
163)Jean Leblond, 1635-1719, peintre et graveur. Voyez aussi ce que Huygens écrit au frère Constantyn sur cette visite dans sa lettre du 4 février 1661, T. III, p. 232.
164)Académies protestantes d'équitation. Celle de S. Toit était située près des Tuileries; celle de Salomon Foubert fut supprimée en 1679 par ordre du gouvernement. Foubert en fonda une nouvelle en Angleterre.
165)Nous ne la possédons pas. Christiaan y répondit le 26 janvier, T. III, p. 226.
167)Peut-être Henry de Beaumont, comte de Parabere.
168)César, duc de Vendôme (1594-1665), fils de Henri IV et de Gabrielle d'Estrées.
169)Voyez sur Hugues de Lionne la p. 60 du T.V. En 1662 il se lia avec le père Constantyn qui lui adressa des vers latins.
170)Voyez sur Michel de Marolles, abbé de Villeloin, la p. 134 du T. VI.
171)Jacques Aléaume, protestant originaire d'Orléans, mathématicien et astronome, mort à Paris en 1627. Il fut employé par Henri IV à dresser des plans de constructions nouvelles de Paris. On trouve beaucoup de détails sur Aléaume (élève de Viète, aussi de Paolo Sarpi etc.) chez C. de Waard dans les notes à la Correspondance de Mersenne. En Hollande Aléaume avait été déchiffreur de dépêches interceptées, au service des Etats.
172)Déjà mentionné en 1655, T.I. p. 350. En 1659 le père Constantyn lui envoya des oeuvres musicales.
173)S'agit-il du traité de Petit de 1658: ‘Discours touchant les remèdes qu'on peut apporter à la rivière de Seine dans Paris’?
174)La famille Durazzo a donné plusieurs doges à la République de Gênes. P. Petit, en 1662, fait aussi mention du Marquis Durazzo (T. IV, p. 73).
175)Qui, en 1657, était Consul de France à la Haye (T.I., p. 108).
176)Voyez le 4 février; nous supposons que Charron et Charon sont une même personne.
177)Voyez sur Gilles Ménage et les réunions Mercuriales, la p. 398 du T.I.
178)Consultez sur François le Metel de Boisrobert la p. 377 du T. II.
179)Peut-être Basil Fielding, earl of Denbigh, mort en 1675.
180)Louis de Mornay, marquis de Villarseau.
181)Francesco Cavalli, compositeur italien appelé à Paris par Mazarin, à l'occasion du mariage de Louis XIV.
184)Jean de Launoi (1603-1678), connu comme ‘le dénicheur de Saints’, car il s'appliquait à prouver la fausseté de la plupart des Actes des Saints. Les conférences par lesquelles il répandait ses opinions libres furent interdites par le roi.
185)François de la Mothe Vayer (1588-1672). Voyez sur lui notre T. XXI, e.a. la note 23 de la p. 537.
186)Marquard Gudius, fils de Pierre Gude, bourgmestre de Rensbourg. Il fut lié avec N. Heinsius et devint dans la suite conseiller et bibliothécaire du duc de Holstein.
187)Alexandre Morus, ministre protestant, né à Castres en 1616, mort à Paris en 1670. Il venait alors de quitter la Hollande où il s'était rendu sur l'invitation de Saumaise. Lorsque le Synode l'appela à Charenton, Louis XIV fit d'abord opposition à cet appel.
188)Marie de la Tour, fille du duc de Bouillon et Elisabeth d'Orange, fille de Guillaume I d'Orange (le Taciturne) et Charlotte de Bourbon. Elle épousa Henri de la Tremoille, duc de Thouars. Sa fille Charlotte-Emilie-Henriette épousa Antoine, comte d'Altenbourg.
189)Voyez la p. 211 du T. III.
190)Huygens le mentionne déjà en 1655, T. I, p. 349; d'après notre note en cet endroit il y eut à Paris en 1661 deux cousins Gaultier, tous deux luthistes renommés. L'aîné, Jacques, avait procuré en 1647 à Constantyn père le très bon luth dont il était question dans la note 17 de la p. 425 qui précède.
191)Marianne Petit, fille de Pierre Petit, plusieurs fois mentionnée tant dans le présent Journal que dans la Correspondance (T. III et suiv.). C'est par erreur que dans notre T. IV (p. 554) il est question d'une Anna Petit; il s'agit aux endroits cités d'Anna Bergerotti, comparez la note 94 de la p. 538 qui précède. Brugmans a ‘Marie Elisabeth’, au lieu de Marianne. Suivant Brugmans, Marie Elisabeth décéda en septembre 1671, après être entrée chez les Bernardines de Lagny. Le 27 décembre 1663 Christiaan écrit au frère Lodewijk que Mariane a la ‘devotion en teste et le dessein du monastere, ce qui la rend sotte et scrupuleuse’. Elle habitait cependant encore chez son père en 1667 (T. VI, p. 100), et 1673 (T. VII, p. 366). Christiaan mentionne de même tant le père que la fille. Il nous semble - voyez la premiêre ligne de la p. 547 - qu'il n'y eut qu'une fille, Marianne. A la p. 386 qui précède nous avons fait mention de Marianne Petit: Huygens écrit le 28 décembre 1661 à propos d'elle: ‘il n'y a rien qui me charme si puissamment.....etc’.
192)Voyez sur Jacques Buot la p. 258 du T. III.
193)Du Bosc était conseiller et secrétalre du roi, gentilhomme servant de la reine. En 1660 Sorbière lui avait adressé sa traduction d'oeuvres de Sextus Empiricus.
194)Charles de l'Aubespine, marquis de Chateauneuf, fils de Hauterive.
195)Henri de Daillon, marquis de Lude, premier gentilhomme de la Chambre du roi.
196)Cette lettre, du 20 janvier 1661, se trouve chez Worp, Correspondance.
197)Everard Jabach, natif de Cologne, 1611-1695. Voyez sur lui la p. 456 du T. IV. Il est aussi plusieurs fois mentionné dans nos Tomes suivants.
198)Louis Béranger du Guasto, voyez la p. 233 du T. III.
199)David Beck, peintre hollandais (1621-1656), mort à la Haye. Il vécut quelque temps à Paris.
200)Le passage se réfère à quelques tours pendables joués à Maugars, célèbre joueur de viole, par Boisrobert et d'autres, racontés par Tallemant des Réaux dans ‘Les Historiettes’ ed. Monmerqué, Paris 1854-1869. Voyez aussi E. Thoinon ‘Maugars’, Paris, Claudin, 1865. Une fois, Bautru fit croire â Maugars qu'il jouerait devant le roi d'Espagne, mais celui-ci avait fait déguiser un de ses courtisans. Une autre fois, on prétendit lui remettre, de la part du roi d'Espagne, un diamant de valeur et on lui fit donner six pistoles au porteur. Un orfèvre ayant expertisé le diamant, le
déclara faux et en offrit quatre livres et six sous. S'étant refusé, un jour, de jouer en présence de Boisrobert et du chevalier de Puygarrault, il fut néanmoins contraint de s'exécuter, ce dernier ayant sorti son pistolet et menaçant de prendre la viole comme cible. Là-dessus, Maugars se laissa convaincre par Saint-Val de provoquer le chevalier en duel, le premier lui promettant d'ôter le plomb des pistolets de son adversaire. Maugars reçut deux charges de plomb au visage.
201)Un condisciple de Descartes à la Flèche, professeur de mathématiques à Paris. Ou bien s'agit-il de François Chauveau, né en 1621, mentionné à la p. 258 du T. III?
202)Charles de la Porte, duc de Meilleraie (1602-1664), maréchal de France et grand maître de l'artillerie. Il demeurait à l'Arsenal, aujourd'hui la Bibliothèque de ce nom.
203)‘Le Gouvernement de Sanche Pança’ comédie en 5 actes en vers de Guérin de Bouscal, de 1642, imité de Cervantes.
204)Les deux principaux personnages de la pièce de Molière: Mascarille et le vicomte de Jodelot. Ce dernier avait le visage enfariné selon une vieille habitude des acteurs de théâtre. Lui-même explique sa pâleur en disant dans la scène XI: ‘Ce sont fruits des veilles de la cour et des fatigues de la guerre’, tandis que Mascarille l'attribue à ‘certaine maladie’.
205)Voyez sur Madeleine de Scudery et ses ‘Samedis’ la p. 376 du T. Il. Paul Pellisson (même page) fut très lié avec elle; il avait, comme Conrart, l'habitude d'échanger avec elle des vers tendres. - Lorsque Pellisson était devenu catholique, il se consacra à la défense de la religion et au rapprochement des églises protestantes de celle de Rome.
205)Voyez sur Madeleine de Scudery et ses ‘Samedis’ la p. 376 du T. Il. Paul Pellisson (même page) fut très lié avec elle; il avait, comme Conrart, l'habitude d'échanger avec elle des vers tendres. - Lorsque Pellisson était devenu catholique, il se consacra à la défense de la religion et au rapprochement des églises protestantes de celle de Rome.
206)Jean de Segrais, 1624-1701, poète et gentilhomme ordinaire dc M lle de Montpensier. Il a laissé des mémoires.
207)Hippolyte Jules Pilet de la Mesnardière (1610-1663) abandonna la médecine pour la poésie et entra en 1655 à l'Académie française.
208)L'abbé Claude Boyer, 1618-1698, auteur dramatique, reçu à l'Académie française en 1666. Il subit les railleries de Boileau et de
Racine. Sa pièce ‘Policrite’ parut en 1662.
209)Enémonde Servien, fille d'Enémond Servien, frère d'Abel Servien, épousa François Charron, marquis de Saint-Ange, premier maître d'hôtel d'Anne d'Autriche. Voyez sur Abel Servien la p. 63 du T.I.
210)Jacques Bordier, seigneur de Raincy, conseiller du roi. Il fit partie du cercle de Scarron.
211)César d'Aumont, marquis de Clairvaux, gouverneur de Touraine, dit le marquis d'Aumont, mort en 1661. Il était le frère aîné d'Antoine d'Aumont, pair de France.
212)Gilles Fouquet, un des cinq frères de Nicolas F. surintendant des finances (T. II, p. 383); mort en 1694; époux d'Anne d'Aumont.
213)De Breteuil? Voyez le 7 novembre 1660. Plus loin (2 février) Huygens l'appelle conseiller.
214)Voyez sur Gaston Jean Baptiste de France, duc d'Orléans, la p. 162 du T. II. Il favorisait la science. D'après la p. 175 du T. II Huygens avait l'intention, en 1658, de lui faire parvenir, par l'intermédiaire de Chapelain, une copie de son Système de Saturne.
215)Louis-Henri de Bourbon-Condé, fils du précédent, 1643-1709. Il porta le titre de duc d'Enghien jusqu'à la mort de son père (1686).
216)C'est en 1660 que les deux pavillons, dits du roi et de la reine, furent ajoutés aux vieilles constructions datant du quatorzième siècle.
217)Le Val-de-Grâce, couvent de bénédictins, est mentionné aussi par Huygens en 1667 (T. VI, p. 157).
218)Nous avons mentionné cette lettre de Ricci à Thévenot aux p. 261 et 327 du T. XVII. Voyez à la p. 248 du T. III celle que Huygens écrivit ensuite à Ricci le 18 février. Consultez sur Ricci la p. 48 du T. II.
219)Voyez à la p. 252 du T. II le titre complet des ‘Conica’ d'Apollonius (7 premiers livres) tels qu'ils furent publiés en 1661 à Florence. Consultez aussi la note 8 de la p. 41 du T. XVIII.
220)Deux alinéas avaient été supprimés: voyez la note 4 de la p. 396 du T. XV.
221)Benjamin Amproux ou Amprou (non pas Ampiou, comme l'écrivent nos T. II etc.) conseiller au Parlement protestant.
222)Claude Hardy, conseiller au Châtelet, mathématicien. Voyez sur lui les p. 138 du T. I et 577 du T. VI.
223)Ouvrage remontant au XIII e siècle selon les uns, datant du XVII e selon d'autres. Les trois imposteurs seraient Moïse, Jésus-Christ, et Mahomet.
224)Le jardin de Renard, près des Tuileries, a déjà été mentionné à la p. 277 qui précède. Louis Renard, qui y avait aussi sa maison, était ‘garde du cabinet des armes du Roy’, amateur de beaux meubles et de tapisseries rares.
225)Voyez le 19 janvier. Nous supposons que Charron est identique avec Charon. Voyez sur François Charron, marquis de Saint-Ange, la note 209 de la p. 550.
226)Pierre Ariste, conseiller du roi, mort en 1697, commis de Brienne.
227)Voyez sur Lorenzo Magalotti, plusieurs fois chargé de missions en France, la p. 148 du T. III, ainsi que la p. 60 du T. XVIII.
228)Voyez ce billet à la p. 578 du T. VI.
230)La ‘Grande Mademoiselle’ (1627-1693) c. à d. M lle de Montpensier, autrement dit Anne Marie Louise d'Orléans, fille de Jean Baptiste Gaston d'Orléans, troisième fils de Henri IV (et frère de Louis XIII) et Marie de Bourbon.
231)Née Anne Hyde. Voyez sur elle la p. 173 du T. III. Le duc de Yorck est le futur roi James II.
232)Voyez sur Jacques Callot la p. 179 du T. III. La pièce en question est une des plus jolies de Callot, et représente une fête ou joute sur l'Arno, donnée à Florence en juillet 1619. Elle est ainsi nommée parce qu'elle est gravée dans un cartouche ayant la forme des éventails dont on se servait alors en Italie.
233)Voyez sur Cosimo II de Medicis la p. 476 du T. III. Suivant la lettre du 11 février au frère Constantyn (T. III, p. 239) Huygens acheta la médaille pour deux écus.
234)René de Bruc, marquis de Montplaisir, né en 1610 (T. VI, p. 579), fort épris des lettres. Ses Oeuvres parurent à Amsterdam en 1759; le ‘Temple de la gloire’ ne s'y trouve pas.
235)Voyez sur Pierre Costar la p. 383 du T. II, où Boulliau écrit déjà en 1659 à Huygens de la brochure de Boileau de 1646 où il malmène tant Ménage que Costar, les accusant d'être plagiaires.
236)‘Artamène ou le Grand Cyrus’ (1649-1653) et ‘Clélie’ (1656-1660), chacun en 10 volumes, romans à clef de M. lle de Scudéry. Huygens reçut les clefs de Henry Justel, le 17 mars.
237)Un habitué des cercles scientifiques, secrétaire de Colbert, père et fils.
238)Située alors entre la présente rue de Rivoli et la rue de la Verrerie.
239)Voyez sur Henry Justel (1620-1693) la note 5 de la p. 234 du T. III.
240)Il avait emploi à la Cour. Voyez sur sa famille le 20 et le 23 février.
241)François Bourgoing (1585-1662), général de l'Oratoire.
242)Il doit s'agir, croyons-nous, de Jean Ferrier qui avait travaillé jadis pour Descartes, et déjà pour Aléaume. Voyez son nom p.e. dans notre T. XXI. La date de sa mort est inconnue.
243)Fondée par Jacques-Auguste de Thou, l'historien, mort en 1617. De 1646 à 1656 elle fut dirigée par les frères Dupuy. Huygens l'avait visitée en 1655, lors de son premier voyage à Paris.
244)Javotte? Voyez le 17 février.
245)Jacques Amproux, seigneur de Lorme, intendant des finances, père de Benjamin Amproux.
246)Peut-être Claude Foucault. Il y eut trois conseillers du nom de Foucault.
247)Comparez sur ces lettres la note 2 de la p. 70 qui précède.
248)Sébastien et Claude Cramoisy, imprimeurs et préposés à l'imprimerie royale établie par Louis XIII.
249)André Lenostre, le célèbre dessinateur de jardins, né à Paris en 1613, mort en 1700.
250)Voyez sur le palais de Vaux la note 279 de la p. 559 qui suit. Consultez aussi la note 41 de la p. 223 du T. III.
251)Lettre perdue, comme toutes celles de ce temps du frère Lodewijk.
252)Le ‘Traité de l'homme et la formation du foetus’ parut à Paris en 1664 avec des remarques du médecin Louis de la Forge.
252)Le ‘Traité de l'homme et la formation du foetus’ parut à Paris en 1664 avec des remarques du médecin Louis de la Forge.
253)Jacques de Sainte-Beuve (1613-1677), docteur de Sorbonne et janséniste réputé. Il perdit sa chaire de professeur au Collège royal à la condamnation d'Arnauld.
254)Berthod, chanteur de la chapelle du roi.
256)La minute de la lettre de Huygens de décembre 1660 (T. III, p. 213) à Léopold de Médicis nous apprend qu'il recevait les lettres du prince par l'intermédiaire de l'évêque de Beziers, Pedro V de Bonzi (1631-1703) né à Florence. En 1661 celui-ci était résident à Paris du Grand Duc de Toscane (T. III, p. 240). Il fut plus tard évêque de Toulouse et ambassadeur de France en Pologne et en Espagne.
258)Morbay? Morbais? Voyez le 22 février et le 19 mars.
259)Voyez sur elle la p. 254 du T. III. Dans le monde des Précieuses elle s'appelait Arthénice. Son salon se trouvait rue Saint-Thomas du Louvre.
260)Il s'agit sans doute de Hesselin, sur lequel on peut consulter la note 88 de la p. 483 qui précède. Il vécut de 1600 à 1661.
261)Voyez à la p. 465 qui précède le nom ‘de Morbay’. Est-ce le même homme?
262)Voyez le T. XXI sur lui et son ouvrage astronomique de 1657. Il vécut de 1604 à 1665 et fut ingénieur militaire avant de devenir aveugle.
263)Voyez sur elle (appelée aussi M me. de Villedieu) la note 6 de la p. 130 du T. VI. Son ‘Aleidamie’, lorsque Huygens acheta ce roman, venait de paraître.
264)De Chaberrat-Bonneuil, introducteur des ambassadeurs.
265)Peut-être Théodore le Coq, sieur des Forges qui avait épousé la fille d'Abraham Boulliau, parent d'Ismaël Boulliau.
266)Léon Bouthillier, comte de Chavigny, secrétaire d'Etat de Louis XIII. Sa fille épousa Louis-Henri de Loménie, comte de Brienne qui, en 1652-1655, rendit visite aux Huygens à la Haye. Voyez d'ailleurs sur lui la note 9 de la p. 69 du T. IV. Il fut associé à son père Henri-Auguste de Loménie dans la charge de secrétaire des Affaires étrangères; comme tel, il fut lié avec le père Constantyn lorsque celui-ci vint à Paris négocier sur la principauté d'Orange.
267)Ecrivant le jour suivant au frère Lodewijk Huygens l'appelle (T. III, p. 253) fils d'un bourgmestre de Zutphen. C'était Adriaen Valck lequel naquit dans cette ville en 1620. Dans sa lettre Huygens parlait du ballet.
269)Henri de Lorraine, duc de Guise, 1614-1664.
270)Marquard Gudius, déjà nommé, publia en 1660 à Paris une édition du ‘Traité de l'Antéchrist’ de S. Hippolite.
271)Vittorio Siri, 1608-1685, historien italien, fixé à Paris, y publia longtemps le ‘Mercurio ovvero historia de correnti tempi’.
272)Lodewijk Schagen van Beieren, comte de Warfusé, gentilhomme des Pays-Bas Méridionaux, mentionné aussi à la p. 35 du T.V.
273)Officier dans l'armée du roi.
274)Abraham de Fabert, né à Metz en 1599, mort en 1662. Maréchal de France et gouverneur de Sedan où Huygens alla le voir en 1656; voyez les p. 366 et 373 du T.I. Son biographe, Gratien Sandras de Courtilz dans son ‘Histoire du Marquis de Fabert’, Amsterdam, 1697, rapporte qu'une nuit, pendant qu'il dormait, le Maréchal crut voir quelqu'un qui se disait envoyé pour satisfaire son esprit sur les questions les plus difficiles, notamment sur celle de la création du monde dont le livre de la Genèse ne donne pas l'explication entière.
275)En France personne n'avait pu voir le nouveau comète (T. III, p. 253 et 280), que le frère Constantyn observait à la Haye dès avant le 10 février (T. III, p. 237). Consultez aussi la p. 235 du T. III sur les observations faites à Leiden par Kechelius.
276)Peut-être Elisabeth de Rambouillet, femme de Tallement des Réaux, l'auteur des ‘Historiettes’.
277)Peut-être G. Reed van Amerongen, 1621-1671, diplomate hollandais, depuis 1660 en mission en Espagne.
278)Voyez aussi le 4 janvier.
279)Voyez sur le peintre Charles le Brun la p. 234 du T. III. Il décora e.a. le palais de Vaux de Nicolas Fouquet.
280)Le 4 mars Huygens écrivait ‘ du comète’. Comparez la p. 174 qui précède.
281)Henriette-Marie de France (1609-1669), veuve de Charles I. Voyez aussi la p. 224 du T. III. C'était la mère de la Princesse Royale décédée le 3 janvier. Elle venait d'arriver en France (T. III, p. 254).
282)Balthazar de Monconys, mentionné la première fois à la p. 103 de notre T. III. Né à Lyon en 1611, mort en 1665. Il parcourut l'Italie, l'Angleterre et la Hollande à la recherche des savants et des curiosités scientifiques. En 1663 il fut reçu dans la demeure des Huygens à la Haye, alors qu'il accompagnait le fils du duc de Luines; voyez la p. 361 du T. IV. On trouve le compte rendu de cette visite â la Haye dans l'ouvrage intitulé ‘les voyages de Balthasar de Monconys’, Paris, 1695, 4 volumes (p. 286 et suiv. du vol. II). Il en parut une première édition à Lyon en 1665-1666; nous avons publié le titre complet à la p. 73 du T. VI. En août 1666 Huygens ne l'a pas encore vue, mais il a entendu dire que ‘c'est un ouurage fort mal digérè’ et que l'auteur a ‘eu de curiositès vaines en plusieurs choses comme en l'astrologie, alchimie etc.’ On peut consulter Charles Henry ‘les voyages de Balthasar de Montconys. Documents pour l'histoire des sciences’, Paris, 1887.
283)Huygens alla les voir le 13 mars. Leur maison était située rue Saint-Honoré et était achelandée par le beau monde, voir La Bruyère ‘De la Ville’, Oeuvres, éd. des Grands Ecriv. I. p. 284. Elle cessa d'exister à la Révolution.
284)Nous avons publié cette copie aux p. 256-258 du T. III, comme le dit également la note 69 de la p. 209 du T. XX où il est aussi question d'autres copies prises par ou pour Huygens d'écrits de Fermat. Huygens avait reçu de Carcavy la Pièce dont il est ici question.
285)L'Élégie de Ménage paraît ne pas avoir été publiée: voyez la p. 120 du T. III.
286)Marie de Launay de Razilly, née au château de Razilly en Touraine, morte à Paris en 1704. On a d'elle quelques poésies insérées dans la ‘Nouvelle Pandore’, 1698, de Vertron, I et dans le ‘Recueil de quelques pièces nouvelles et galantes tant en prose qu'en vers’, Cologne, 1667.
287)Henriette Anne d'Angleterre, 1644-1670. Elle épousa le duc d'Orléans, frère du roi. Voyez p.e. la p. 7 du T. XVIII.
288)Henry Jermyn, earl of Saint Albans, mort en 1684. Il accompagna la reine d'Angleterre en 1644, et devint ambassadeur à Paris â l'avènement de Charles II jusqu'en 1663.
289)Souvent mentionné, la première fois à la p. 426 du T. II.
290)Voyez sur l'horloger Salomon Coster, mort vers la fin de 1659, et sa veuve la p. 12 du T. XVII.
291)M. me Bruce, née van Aerssen. Voyez sur Alexandre Bruce, comte de Kincardin, e.a. la p. 568 qui suit.
292)Le marchand ou expéditeur van Heteren a déjà été mentionné plus haut.
294)Marin Leroy, sieur de Gomberville, membre de l'Académie française, 1607-1674.
295)Isabelle de Durfort-Duras, mariée en 1656 à Fréderic-Charles de la Rochefoucauld, comte de Roye qui avait servi dans l'armée des Etats et mourut en 1715.
296)En 1655, il avait servi de guide aux frères Huygens lors de leur première visite à Paris. Nous l'avons dit à la p. 525 qui précède. Voyez sur lui les p. 21-22 du T.I.
297)Richard Jones, earl of Ranelagh, neveu de Robert Boyle, 1636-1712. Apparemment Huygens ne rencontra pas Ranelagh en Angleterre: voyez la lettre de Petit de décembre 1661, T. III, p. 398.
298)Nous ne comprenons pas ces lettres. Comparez la note 58 de la p. 535 qui précède.
299)Peut-être D. de Vogelaer, p. 432 qui précède. Voyez sur d'autres membres de cette famille la p. 192 du T. IV.
300)Sans doute Louis-Armand Gouffier, comte de Caravas.
301)Ou plutôt Valkenhaen.
303)Voyez ce problème aux p. 258-259 du T. III.
304)T. III, p. 229 et 236.
311)T. III, p. 237. Comparez la note 275 de la p. 559. La lettre du père Constantijn à de Dhona (T. III. p. 241) fait voir combien il s'intéressait lui aussi au problème de la nature des comètes, et combien il était au courant des discussions sur ce sujet dans l'antiquité.
313)Voyez, outre le 1 janvier, le 6 janvier et le 13 mars. En mai Chapelain écrira (T. III, p. 273): ‘Rien ne fait icy de bruit que les Escrits des Theologiens sur la matiere de ceux de Jansenius’.
314)Le 5 et 13 décembre 1660.
316)Le 8 et le 10 mars 1661 (le 14 mars Huygens fit aussi un dessin du père Petit) et T. III, p. 431 (lettre à Lodewijk).
317)Voyez le 16 novembre 1660.
318)Voyez le 9 février 1661. Mais il en avait encore un autre: voyez le 17 mars.
319)9, 16, 23 novembre, 7, 14, 21, 28 décembre, 4, 11, 18 janvier, 15 février.
320)13 novembre, 20 et 21 décembre.
321)3 janvier, 5 et 19 février, 5 et 12 mars.
322)8 janvier. Comparez ce qui a été dit déjà plus haut (p. 172, no. II) sur l'année 1663.
323)Respectivement le 13 novembre, le 28 janvier, le 11 novembre.
324)Respectivement le 28 janvier et le 9 mars.
325)Voyez e.a. celle avec Frenicle du 17 novembre et ce qui est dit en divers endroits des lettres de Florence. L'auteur d'une de ces lettres, Alfonso Borelli (T. III, p. 162), juge probable que ‘la forza’ par laquelle Saturne entraîne son anneau (‘ciambella’) - de même qu'll en est à son avis pour les satellites de Jupiter - réside dans la planète et est ‘cosa analoga à grauità ò virtù magnetica’.
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