Oeuvres complètes. Tome I. Correspondance 1638-1656
(1888)–Christiaan Huygens[p. 347] | |
No 234.
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Resolutien. On accuse ce dernier d'auoir descouvert et subministré quelques unes de ces secrettes resolutions7) au premier, lequel en suite les auroit envoyées à ceux de la Province de Frise dont il se qualisie Agent, et au Prince Guillaume de Nassau, qui est maintenant icy. On dit que l'affaire a esté descouverte sur ce que ledit Prince dans un discours se seroit plaint de quelque chose qui auroit esté dite et faite contre luy dans l'Hollande8), laquelle ces Messieurs croyoyent estre tres-secrette, et que d'abord ils soupçonnerent ce Clerq, lequel incontinent advoua le tout, et noircit en mesme temps van Ruijven. Ce serviteur du Pensionaire selon toute apparence n'en sera pas quite a moins de recevoir quelque grand et notable desplaisir en sa personne, mais van Ruijven ne court pas le mesme hasard. Madame de Treslong9) est malade a l'extremité. Le Cousin Huygens10) est a Bolduc depuis quelques quinze jours pour attendre sa mere11) qui vient de Spa et est tombée malade a Maestricht; il loge chez le Cousin Bergaigne et y fait comme par tout ailleurs, le diable à quatre. Ie vous prie de me mander si a Paris vous n'avez pas veu quelque piece de nostre mestier des lunettes d'approche. Adieu. A la Haye le 23 Sept. 1655. |
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