Oeuvres complètes. Tome I. Correspondance 1638-1656
(1888)–Christiaan HuygensNo 290.
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aise d'avoir de l'occupations et des affaires, les quelles je ne doibs pas chercher de mesine n'estant aucunement oisif et pouvant employer le temps à des choses plus dignes. J'ay parle à Ludolf pour avoir des chevaux les quels il taschera de trouver avecq toutes les qualitez que vous requerez. Et je pense qu'il aura du loisir assez pendant vostre sejour de Brusselles4). Mon oncle de Wilm5) me monstra par l'extrait d'une lettre du Roi d'Espagne6) à son Ambassadeur7), ou il n'est encore rien determine touchant la satisfaction du Prince en matiere d'argent8). Je luy parlois aussi que j'avois ramene ma Tante de la Kermesse, qui en entrant dans la maison eut le malheur de broncher en mettant le pied sur sa jupe et tomba droit sur le visage dont elle saignoit fort et eut le front et les levres fort enflées, autrement il n'y a point de danger. Il y a trois jours que le mariage d'entre la troisieme Mademoiselle Aerssen9) et Junius10) fils du feu gouverneur d'Argenteau11) fut conclu. Je suis
Monsieur mon Pere
Vostre tresobeissant fils Chr. Huygens.
Aen Mijn Heer Mijn Heer van Zuylichem &c.
Raedt van S.H. de Prince van Orange
tot
Brussel. |
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