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Oeuvres complètes. Tome XV. Observations astronomiques

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Editeurs
D.J. Korteweg
A.A. Nijland



Genre
non-fictie

Subgenre
verzameld werk
non-fictie/natuurwetenschappen/sterrenkunde


In samenwerking met:

© zie Auteursrecht en gebruiksvoorwaarden.

 

Oeuvres complètes. Tome XV. Observations astronomiques

(1925)–Christiaan Huygens

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[p. 165]

Christiani Hvgenii de Saturni lvnâ observatio nova.
Hag. Com. Adrianus Vlacq. 1656. in 4o.

[p. 167]

Avertissement.

Une des plus merveilleuses découvertes, faites par Galilée dans le ciel, était celle des quatre lunes qui accompagnent la planète Jupiter dans sa course autour du soleil. Il était donc tout naturel que le jeune Huygens, aussitôt qu'il fut en possession de ses premières lunettes1), dirigeât ces instruments nouvellement construits vers les alentours des autres planètes pour tâcher d'y observer des phénomènes analogues.

Quant aux voisinages de Vénus et de Mars il les scruta en vain2), mais le 25 mars 1655, à 8 heures du soir3), employant une lunette de 12 pieds4), il aperçut près de Saturne, à peu près dans le prolongement de la ligne des anses, une petite étoile qu'il soupçonna être un satellite de cette planète. Ce soupçon se changea en certitude les jours suivants et déjà le 13 juin il crut pouvoir fixer la période de la révolution du nouveau satellite autour de Saturne à seize jours et

[p. 168]

quatre heures1), valeur qu'il corrigea quelques mois plus tard en seize jours à très peu près2).

Avec sa lunette de 12 pieds il continua à observer Saturne et son satellite jusqu'à la disparition de la planète dans les rayons du soleil en juin 1655. Ensuite, après le retour de la visibilité, il employa la même lunette du 16 janvier 1656 jusqu'au 19 février de cette année. Il la remplaça alors par une autre dont la longueur et le grossissement étaient environ le double3).

Les observations de la planète elle-même avaient pour but de trouver l'explication de l'étrange phénomène de ses anses, qui intriguait extrêmement les astronomes de ce temps. La figure de la p. 10 de l'édition originale du ‘Systema Saturnium’ nous fait connaître l'aspect que Saturne présentait jusqu'en juin 1655 dans la lunette de 12 pieds4); celle de la p. 165) nous montre la planète telle que Huygens la revit en janvier 1656 après sa sortie des rayons du soleil.

Combinant ses observations de 1655 avec quelques-unes des observations imparfaites de ses prédécesseurs6), Huygens réussit à établir sa célèbre hypothèse sur la cause des phases diverses de Saturne, aidé en cela par sa découverte du satellite qui se meut à peu près dans le plan indiqué par les anses7). De cette hypothèse il chercha à s'assurer la priorité par l'anagramme qui termine (p. 177) l'ouvrage qui suit.

[p. 169]

De fait, dès le mi-février 1656, Huygens commence à rassembler autant de données sur les observations antérieures des phases de Saturne8) qu'il lui est possible d'obtenir; mais, tout en attendant que le retour des anses, qu'il prévoyait vers la fin d'avril9), vienne confirmer son hypothèse, il ne tarde plus à publier le présent ouvrage: sa ‘De Saturni luna observatio nova’, qu'il date du 5 mars 1656 et dont il envoie dès le 8 mars des exemplaires à ses correspondants10).

Notons, en passant, qu'il résulte des réponses de ces correspondants que Boulliau ne pouvait pas apercevoir le satellite11). Au contraire, Wallis manda que Neile et Wren l'avaient déjà vu souvent, évidemment sans le reconnaître comme tel12). Hevelius commença par suspendre son jugement13); mais, plus tard, en octobre 1658, il communiqua à Huygens plusieurs observations du satellite, faites au printemps de 1657, ajoutant qu'il avait souvent vu ce satellite, il y avait plusieurs années, mais qu'il l'avait pris alors pour une étoile fixe14).

L'édition originale de l'‘Observatio nova’ est devenue tellement rare que nous

[p. 170]

n'avons pas réussi à nous en procurer un exemplaire. Nous avons donc emprunté le texte qui suit aux p. 523-526 de l'ouvrage: ‘Christiani Hugenii Zulichemii, Dum viveret Zelemii Toparchae, Opera Varia. Lugduni Batavorum, Apud Janssonios vander Aa, Bibliopolas. MDCCXXIV.’

D'ailleurs nous n'avons aucune raison de douter de la fidélité du texte des ‘Opera Varia’, édités par s'Gravesande. Cependant nous regrettons de ne pouvoir donner, comme de coutume, un fac-similé du titre de l'édition originale.

1)
Voir à propos de ces premières lunettes la lettre de Constantyn, père, du 26 février 1655, p. 318 de notre T. I.
2)
Voir la lettre de juillet 1656 à Chapelain où l'on lit (p. 472 du T. I): ‘Les observations que Monsieur de Monmort desire que je fasse, sont celles a quoy j'ay employè mes lunettes aussi tost que j'en ay eues, et quoy qu'il semble raisonnable que Venus et Mars soyent accompagnez de mesme que les autres planetes Saturne, Jupiter et la Terre, je ne l'ay peu le voir pourtant, jusques a cettheure. Pour Mars je l'ay aussi regardè avec des lunettes de 24 pieds; non pas Venus, de sorte que peutestre il reste encore quelque chose à decouvrir l'entour d'elle.’
3)
Voir la p. 9 de l'édition originale du ‘Systema Saturnium’.
4)
Voir sur cette lunette les p. 10-15 du Tome présent.
1)
Cela résulte de l'Anagramme: ‘Admovere ocvlis distantia sidera nostris, vvvvvvvcccrrhnbqx’ que Huygens envoya à Wallis, le 13 juin 1655 (voir la p. 332 du T. I), et dont il lui expliqua le 15 mars 1656 la signification (voir la p. 392 du même Tome), savoir: ‘Saturno lvna sva circunducitur diebus sexdecim horis quatuor.’
C'est à propos de cet anagramme que Wallis se permit une plaisanterie d'un goût douteux. Il composa de son côté un anagramme (voir sa lettre à Huygens du 1 juillet 1655 à la p. 338 du T. I) qu'il prétendait contenir des découvertes faites en Angleterre. Ensuite, après avoir reçu communication de la découverte de Huygens, il arrangea les lettres de son soi-disant anagramme de manière à former les phrases: ‘Saturni Comes quasi lunando vehitur. Diebus sexdecim circuitu rotatur. Novas super Saturni formas Telescopo vidimus primitus. Plura speramus.’
Quoique Huygens fût étonné de la prolixité de ces phrases et qu'il trouvât étrange l'expression ‘lunando vehitur’, il ne douta pas qu'il n'eût été devancé par les Anglais dans sa découverte du satellite. Jusqu'en janvier 1659 Wallis le laissa dans l'erreur; alors seulement il dévoila la mystification dont Huygens avait été victime.
On peut encore consulter sur cette épisode les pp. 396-397, 401-403, 423, 424, 457 et 481 du T. I et les p. 305-307 du T. II.
2)
Voir la p. 175 du texte qui suit et la lettre à Wallis du 15 mars 1656, p. 392 du T. I. La véritable durée moyenne de la révolution synodique de Titan est de 15j 23h 15m.
3)
Consultez sur cette lunette les p. 15-16 du Tome présent.
4)
Voir la Fig. 4 de notre reproduction (dans le Tome présent) du ‘Systema Saturnium’ et consultez encore la note 3 de la p. 322 du T. I et la Fig. a de la p. 39 du Tome présent.
5)
Voir la Fig. 34 de la reproduction mentionnée dans la note précédente.
6)
Voir la planche que nous reproduisons à la fin du ‘Systema’.
7)
Consultez la lettre à Chapelain du 28 mars 1658 (p. 157 du T. II) et les p. 44-46 de l'édition originale du ‘Systema’.
8)
Voir sa lettre à van Schooten du 15 février, p. 382 du T. I et celle à Hevelius du 8 mars 1656, p. 388 du même Tome.
9)
En vérité Saturne se perdit en juin 1656 dans les rayons du soleil sans avoir recouvré ses anses. Ce ne fut que le 13 octobre que Huygens revit Saturne dont les bras avaient réapparu (voir la p. 17 de l'édition originale du ‘Systema’) et cette circonstance inattendue a beaucoup retardé l'achèvement du ‘Systema Saturnium’, qui ne parut qu'en 1659, c'est-à-dire plus de trois années après la publication de l'‘Observatio nova’; voir la lettre à Chapelain du 8 juin 1656, p. 431 du T. I.
10)
Voir aux pp. 387, 389, 390, 391, 392 et 395 du T. I et aux pp. 572 et 573 du T. II, ses lettres à Hevelius, van Schooten, Chapelain, Mylon, Wallis, Roberval, Colvius et van Gutschoven. On trouve les réponses de Colvius, Chapelain, Mylon, Wallis, Hevelius et de Roberval aux pp. 393, 398, 399, 401, 435 et 451 du T. I.
11)
Voir la p. 400 du T. I. Plus tard, pendant une visite de Boulliau à la Hollande en 1657, Huygens eut la satisfaction de lui faire voir le satellite; voir les p. 67-68 du T. II et la p. 21 du ‘Systema’.
12)
Voir la p. 401 du T. I, mais surtout la p. 306 du T. II, où Wallis maintient cette assertion, quoique dans la même lettre il avoue la supercherie dont nous avons parlé dans la note 1.
13)
Voir la p. 435 du T. I.
14)
Voir les p. 261-262 du T. II. On peut consulter encore à propos des observations de Hevelius les remarques de Huygens, qu'on trouve à la p. 498 du T. II et à la p. 20 de l'édition originale du ‘Systema’.

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