|
| |
| |
| |
| |
Nouvelle observation d'une lune de Saturne,
par Christiaan Huygens1).
L'an mil-six-cent-cinquante-cinq, le vingt-cinquième jour du mois de mars, regardant la planète Saturne par le tube dioptrique, j'aperçus en dehors des anses ou des bras, qui lui adhèrent des deux côtés, près de lui à l'occident une petite étoile, éloignée d'environ trois minutes et disposée selon la droite menée par les deux bras. Et comme je conçus quelque doute si peut-être elle ne fût une planète du même genre que les quatre qui se meuvent autour de Jupiter, je notai le lieu de Saturne et de l'étoile ainsi que la situation de ces deux par rapport à une autre étoile, qui se trouvait à la même distance environ, mais de l'autre côté de Saturne, estimant que celle-ci, plutôt que l'autre, appartiendrait aux fixes, parce qu'elle s'écartait de la dite droite. Je ne me trompais pas dans cette opinion. Car, le jour suivant, en répétant l'observation, je remarquai que l'étoile qui se trouvait à l'occident était par rapport à Saturne dans la même situation et séparée de lui par le même intervalle qu'auparavant, mais que l'autre s'était éloignée presque jusqu'au double de sa première distance2). D'où il me parut que cette dernière était une des fixes, laissée à une plus grande distance par Saturne, alors rétrograde, tandis que l'autre, s'étant déplacée avec
la planète, l'accompagnait comme satellite. Et par les observations des jours suivants tout doute fut levé. Car depuis ce temps, par trois mois de suite, je notai la nouvelle planète autant de fois que la sérénité de l'air le permettait3). Je la montrai à mes amis tantôt à droite de Saturne, tantôt
| |
| |
| |
Christiani Hugenii
De Saturni luna observatio nova1).
Anno millesimo sexcentesimo quinquagesimo quinto, Mensis Martii die quinto & vicesimo, Saturni planetam per tubum dioptricum aspectans, animad verti praeter ansas sive brachia quae utrimque illi cohaerent, stellulam quandam ab occasu adstantem, tribus circiter scrupulis remotam, eratque disposita secundum eam quae per utraque brachia ducta fuisset rectam. Et cum subdubitarem nunquid fortasse planeta esset ejus generis, quales circa Jovem quatuor circumferuntur, locum Saturni stellulaeque & positum utriusque ad aliam quandam quae tantumdem fere, sed in contrarias partes, à Saturno dissita erat annotavi; ex inerrantium numero hanc potiùs quam illam fore ratus, quod ab ea quam dixi recta linea deflectebat. Neque me fefellit opinio. Postridie enim repetita observatione, eam quae ad occasum spectabat stellam eodem ad Saturnum situ, eodemque quo prius intervallo sejunctam deprehendi; alteram verò ad duplam ferè prioris distantiam recessisse2). Unde hanc quidem è fixis unam esse, atque à Saturno tum temporis retrogradiente longius relictam, illam autem simul cum eo progressam, comitem ipsi adesse intelligere mihi visus sum. Sequentium verò dierum observationibus omnis dubitatio sublata est. Namque ab eo tempore per tres continuos menses, quoties serenitas aëris patiebatur, novum planetam notavi3), ostendique amicis, nunc
| |
| |
| |
à gauche. En tenant registre de mes observations, je reconnus qu'elle achevait sa période le seizième jour. Sa plus grande digression a paru un peu moins que trois minutes1). Lorsqu'elle y est parvenue elle est le mieux visible; mais lorsqu'elle s'approche de Saturne, passant de vant ou derrière lui, elle s'évanouit pendant deux jours par l'effet de la splendeur de celui-ci. Or, le temps de seize jours mesure si exactement la révolution de la planète que jusqu'à présent, après qu'un an et plus s'est écoulé, aucun excès ou défaut n'a été remarqué2). Dans quelque lieu que nous avions prédit, elle s'y trouvait dans le ciel. Je sais qu'Ant. Maria de Rheita, il y a plusieurs années, a attribué à Saturne,
non pas un, mais même six satellites3). Mais qu'il s'est trompé à l'égard de ceux-ci aussi bien que sur ces cinq autres qu'il avait mis autour de Jupiter en dehors des Médicées, cela se voit par le fait que le très-savant Joh. Hevelius, se servant, comme il démontre4), d'un meilleur télescope, ne se soit aperçu de la présence, près de Saturne, d'aucun compagnon; quoiqu'il ait observé cette planète très souvent avec la plus grande diligence; car c'est ce qu'il avoue volontairement5). Or, en dehors de Rheita,
personne que je sache n'a publié quelque chose de semblable sur Saturne. Car ces appendices jumeaux que Galilée a découverts ont été trouvés être tout autre chose qu'ils ont paru à première vue6). Pourtant ce qu'ils sont est encore incertain, et à ce sujet les Astronomes n'osent encore se prononcer. D'ailleurs à ceci le nouveau phénomène d'une lune Saturnienne m'ouvrit encore la voie7) et nous avons enfin reconnu la cause pourquoi quelquefois Saturne occupe le milieu comme entre deux anses, d'autres fois étend pour ainsi dire deux bras droits, quelquefois aussi, ayant perdu tout appendice, se montre rond, tel qu'il fut vu en 16428), et tel aussi qu'il persiste à se montrer maintenant durant l'espace de trois mois9). Et il ne sera pas difficile de déterminer pour le futur les époques de ces changements s'il nous aura été permis de nous appliquer encore deux mois aux observations: il s'agira de voir si elles se trouvent d'accord avec notre hypothèse. Car nous prévoyons que vers la fin d'avril, sinon plus tôt, les bras de Saturne renaîtront10), non pas courbés
| |
| |
| |
dextrum Saturno nunc sinistrum; redactisque in commentarios observationibus, sexto decimo die periodum explere cognovi. Digressio summa tribus scrupulis paulo minor visa est1), ad quam ubi pervenit maximè fit conspicuus: at cum Saturno appropinquat ante aut ponè transiens biduo propter splendorem ejus delitescit. Tempus verò sexdecim dierum tam exactè circuitum planetae metitur, ut cum annus jam & amplius à primis observationibus effluxerit, nihil adhuc aut abundare aut deficere deprehendatur, quoque loco praedicimus ibi sese in coelo sistat2). Scio ante annos complures Ant. Mariam de Rheita non unum, sed senos jam Saturno errones attribuisse3). Verum aequè circa hos, quàm circa alios illos quinque, quos praeter Mediceos Jovi circumposuerat, deceptum fuisse, inde perspicitur, quod cum meliori Telescopio sese uti Clar. Vir Joh. Hevelius demonstret4), nullum tamen Saturno utut diligentissimè saepissimeque inspecto comitatum adesse senserit. Hoc enim ultrò fatetur5). Praeter Rheitam verò nemo quod sciam simile quid de Saturno prodidit. Nam gemini illi quos Galilaeus detexerat laterones longè aliud esse deprehensi sunt quàm prima specie videbantur6). Quid tamen sint in incerto est, neque adhuc pronunciare audent Astronomi. Caeterùm mihi
novum Saturniae lunae phaenomenon ad haec quoque viam aperuit7), tandemque causam rescivimus, cur interdum inter binas veluti ansas Saturnus medius teneatur, alias recta quasi brachia protendat, tum nonnunquam omnibus amissis rotundus inveniatur, qualis anno 1642.8) spectatus fuit, jamque rursus trimestri spatio perstitit9). Et harum quidem vicissitudinum tempora in futurum definire
non erit difficile si duorum adhuc mensium observationibus attendere licuerit, quae videndum an hypothefi nostrae consentiant. Expectamus enim ut sub finem Aprilis, si non ante, brachia Saturno renascantur10), non curva illa, cujusmodi à Franc.
| |
| |
| |
tels qu'on les voit dessinés par Franc. Fontana et Hevelius1), mais étendus de part et d'autre selon une ligne droite lorsqu'on les regarde par une lunette de meilleure qualité. Car si l'on emploie des instruments ordinaires, ils reproduiront deux petits ronds ainsi qu'ils se présentaient premièrement à Galilée2). Notre lunette, par laquelle nous avons trouvé le compagnon de Saturne, multiplie cinquante fois le diamètre de l'objet visé, étant longue de douze pieds3); après lequel nous en avons construit une de double longueur, multipliant cent fois4). Or, comme on dit que des télescopes encore plus longs, savoir de trente et de quarante pieds, ont été construits par d'autres5), il faut croire qu'ils ont quelque défaut dans les verres, ou que ceux-ci ne répondent pas à la proportion qu'ils doivent avoir entre eux. Car autrement le nouveau satellite de Saturne n'aurait pas échappé jusqu'ici à leur acuité.
Nous publierons en même temps les observations, rassemblées l'année passée et la présente, par lesquelles la période du satellite est démontrée, lorsque nous aurons perfectionné le système entier de Saturne6). En attendant, il m'a paru utile de consigner l'essentiel dans l'anagramme suivant, afin que, si peut-être quelqu'un estime avoir trouvé la même chose, il ait le temps de le faire connaître et qu'il ne soit pas dit qu'il l'a emprunté de nous, ni nous de lui.
a a a a a a a c c c c c d e e e e e g h i i i i i i i l l l l m m n n n n n n n n n o o o o p p q r r s t t t t t u u u u u7).
La Haye, 5 mars 1656.
| |
| |
| |
Fontana & Hevelio depicta cernuntur1), sed secundùm lineam rectam utrimque prominentia, si quis melioris notae perspicillo intueatur. Nam vulgaria si adhibeat binos orbiculos referent, sicuti Galilaeo primum sese obtulere2). Nostrum, quo Saturni asseclam reperimus, quinquagies diametrum rei visae multiplicat, duodenos pedes aequans3): cui postea duplum longitudine construximus, multiplicatione centupla4). Cum autem longiora etiam hisce Telescopia, utpote triginta & quadraginta pedum ab aliis fabricari dicantur5), aliquid aut vitris vitii inesse, aut haec eadem non debita proportione mutuò respondere credibile est. Neque enim alias hucusque aciem eorum effugisset novus Saturni satelles.
Observationes praeterito praesentique anno collectas, quibus periodus ipsius demonstratur, tunc unà edituri sumus cum integrum Saturni systema perfecerimus6). Cujus interea summam sequenti grypho consignare visum est, ut si quis fortasse idem se invenisse existimet, spatium habeat ad expromendum, neque à nobis ille aut nos ab illo mutuati dicamur.
a a a a a a a c c c c c d e e e e e g h i i i i i i i l l l l m m n n n n n n n n n o o o o p p q r r s t t t t t u u u u u7).
Hagae-Com. 5. Mart. 1656.
|
-
1)
- Voir pour le titre de l'édition originale la p. 165, où il est emprunté à la p. 387 du T. I.
-
2)
- Comparez à propos de ces observations du 25 et du 26 mars 1655 les Fig. des pp. 9 et 11 de l'édition originale du ‘Systema Saturnium’ (Fig. 3 et 6 de l'édition qui suit dans le Tome présent) mais remarquons que ces figures ne sont pas entièrement conformes à la présente description.
-
3)
- Voir les p. 12-15 de l'édition originale du ‘Systema’.
-
1)
- Voir pour le titre de l'édition originale la p. 165, où il est emprunté à la p. 387 du T. I.
-
2)
- Comparez à propos de ces observations du 25 et du 26 mars 1655 les Fig. des pp. 9 et 11 de l'édition originale du ‘Systema Saturnium’ (Fig. 3 et 6 de l'édition qui suit dans le Tome présent) mais remarquons que ces figures ne sont pas entièrement conformes à la présente description.
-
3)
- Voir les p. 12-15 de l'édition originale du ‘Systema’.
-
1)
- Comparez à la p. 13 de l'édition originale du ‘Systema’ l'observation du 17 avril 1655. Plus tard, savoir le 26 mars 1659, Huygens trouva la plus grande distance apparente de Titan à Saturne égale à 3′16″ (voir la p. 25 de l'édition citée).
-
2)
- Comparez les p. 26-27 de l'édition originale du ‘Systema’, où Huygens décrit la maniére dont il avait trouvé la période de 16 jours. Un peu plus loin, à la p. 30, il fixe la période de la révolution synodique à 15 jours 23 heures et 13 min., et celle de la révolution sidérale à 15 jours 22 heures 39 min. Dans son ‘Cosmotheoros’, ouvrage posthume, il adopte (p. 102 de l'édition originale) pour cette dernière période la valeur calculée par Cassini, savoir 15 jours 22 heures 41 min. 11 sec. Les observations modernes donnent 15 jours 22 heures 41 min. 23 sec. Consultez encore les p. 44-45 du Tome présent.
-
3)
- Voir sur Anton Maria Schyrlaeus de Rheita la note 8 de la p. 84 du T. I et sur son ouvrage de 1643: ‘Novem Stellae circà Jovem visae, circà Saturnum sex, circà Martem nonnullae’ la note 7 de la p. 225 du T. II.
-
4)
- Voir à la p. 53 de sa ‘Selenographia’ (ouvrage cité dans la note 2 de la p. 77 du T. I) la partie du texte marquée en marge par la phrase: ‘Dari alia Telescopia R. Antonii Mar. de Rheita praestantiora’.
-
5)
- Voir à la p. 65 de l'ouvrage mentionné dans la note précédente le passage marqué en marge par la phrase: ‘Tam circum Saturnales, quàm circum Martiales Rheitae, fixa fuerunt’, où l'on lit: ‘Quandoquidem nullo tempore, circa Saturnum & Martem, ut ut diligentissimè non vulgaribus Telescopiis eos saepiùs inspexerim & consideraverim, peculiares Errones offendere potui, nisi duas illas ansulas in utroque latere Saturni, quas si quis errones velit appellare, per me licebit. Hoc equidem certum est, quòd frequenter stellas fixas incognitas diversae magnitudinis, quandoque plures, quandoque pauciores, tam circa Saturnum & Martem, quàm Jovem, tubis meis Opticis deprehenderim’.
-
6)
- Comparez la p. 35 de l'édition originale du ‘Systema Saturnium’.
-
7)
- Voir la note 7 de la p. 169.
-
8)
- Par Hevelius et Gassendi; voir la p. 42 de la ‘Selenographia’ de Hevelius. On peut consulter encore la p. 67 du ‘Systema’ et la p. 403 de notre T. I.
-
9)
- Depuis la fin de novembre 1655; consultez les pp. 16 et 66 du ‘Systema’.
-
10)
- Voir la note 9 de la p. 169.
-
1)
- Comparez à la p. 13 de l'édition originale du ‘Systema’ l'observation du 17 avril 1655. Plus tard, savoir le 26 mars 1659, Huygens trouva la plus grande distance apparente de Titan à Saturne égale à 3′16″ (voir la p. 25 de l'édition citée).
-
2)
- Comparez les p. 26-27 de l'édition originale du ‘Systema’, où Huygens décrit la maniére dont il avait trouvé la période de 16 jours. Un peu plus loin, à la p. 30, il fixe la période de la révolution synodique à 15 jours 23 heures et 13 min., et celle de la révolution sidérale à 15 jours 22 heures 39 min. Dans son ‘Cosmotheoros’, ouvrage posthume, il adopte (p. 102 de l'édition originale) pour cette dernière période la valeur calculée par Cassini, savoir 15 jours 22 heures 41 min. 11 sec. Les observations modernes donnent 15 jours 22 heures 41 min. 23 sec. Consultez encore les p. 44-45 du Tome présent.
-
3)
- Voir sur Anton Maria Schyrlaeus de Rheita la note 8 de la p. 84 du T. I et sur son ouvrage de 1643: ‘Novem Stellae circà
Jovem visae, circà Saturnum sex, circà Martem nonnullae’ la note 7 de la p. 225 du T. II.
-
4)
- Voir à la p. 53 de sa ‘Selenographia’ (ouvrage cité dans la note 2 de la p. 77 du T. I) la partie du texte marquée en marge par la phrase: ‘Dari alia Telescopia R. Antonii Mar. de Rheita praestantiora’.
-
5)
- Voir à la p. 65 de l'ouvrage mentionné dans la note précédente le passage marqué en marge par la phrase: ‘Tam circum Saturnales, quàm circum Martiales Rheitae, fixa fuerunt’, où l'on lit: ‘Quandoquidem nullo tempore, circa Saturnum & Martem, ut ut diligentissimè non vulgaribus Telescopiis eos saepiùs inspexerim & consideraverim, peculiares Errones offendere potui, nisi duas illas ansulas in utroque latere Saturni, quas si quis errones velit appellare, per me licebit. Hoc equidem certum est, quòd frequenter stellas fixas incognitas diversae magnitudinis, quandoque plures, quandoque pauciores, tam circa Saturnum & Martem, quàm Jovem, tubis meis Opticis deprehenderim’.
-
6)
- Comparez la p. 35 de l'édition originale du ‘Systema Saturnium’.
-
7)
- Voir la note 7 de la p. 169.
-
8)
- Par Hevelius et Gassendi; voir la p. 42 de la ‘Selenographia’ de Hevelius. On peut consulter encore la p. 67 du ‘Systema’ et la p. 403 de notre T. I.
-
9)
- Depuis la fin de novembre 1655; consultez les pp. 16 et 66 du ‘Systema’.
-
10)
- Voir la note 9 de la p. 169.
-
1)
- Comparez les Fig. VI et VII (observées par Hevelius) et la Fig. XI (par Fontana) de la planche que nous reproduisons à la fin du ‘Systema’ et consultez la p. 37 de l'édition originale de cet ouvrage.
-
2)
- Comparez la première figure de la planche mentionnée dans la note précédente et consultez la p. 35 du ‘Systema’.
-
3)
- Voir sur cette lunette les p. 10-15 du Tome présent.
-
4)
- Consultez les p. 15-16 du Tome présent.
-
5)
- Fontana observa avec des lunettes de 15 et 30 pieds (voir la p. 48 du T. I), Eustachio de Divinis avait fabriqué et vendu des lunettes de 24 et 36 palmes, savoir de 18 et 27 pieds (voir la deuxième page de sa ‘Brevis annotatio’ que nous reproduisons plus loin), Wallis dans sa lettre du 1 juillet 1655 (p. 338 du T. I) parle de lunettes de 24 et de 52 pieds qu'on avait en Angleterre, Hevelius possédait vers cette époque des lunettes de 17 ou 18 pieds, mais dans ses observations célestes il ne se servait pas de
lunettes plus longues que de 12 pieds (voir les pp. 412 et 488 du T. I).
-
6)
- Voir le ‘Systema Saturnium’, que nous reproduisons immèdiatement après l'ouvrage présent, et consultez la note 9 de la p. 169.
-
7)
- Voici l'explication de l'anagramme: ‘Annulo cingitur tenui, plano, nusquam cohaerente, ad eclipticam inclinato’. Huygens la confia pour la première fois à Chapelain dans une lettre du 28 mars 1658 (voir la p. 157 du T. II) et on la retrouve à la p. 47 de l'édition originale du ‘Systema’ (voir la p. 299 qui suit).
-
1)
- Comparez les Fig. VI et VII (observées par Hevelius) et la Fig. XI (par Fontana) de la planche que nous reproduisons à la fin du ‘Systema’ et consultez la p. 37 de l'édition originale de cet ouvrage.
-
2)
- Comparez la première figure de la planche mentionnée dans la note précédente et consultez la p. 35 du ‘Systema’.
-
3)
- Voir sur cette lunette les p. 10-15 du Tome présent.
-
4)
- Consultez les p. 15-16 du Tome présent.
-
5)
- Fontana observa avec des lunettes de 15 et 30 pieds (voir la p. 48 du T. I), Eustachio de Divinis avait fabriqué et vendu des lunettes de 24 et 36 palmes, savoir de 18 et 27 pieds (voir la deuxième page de sa ‘Brevis annotatio’ que nous reproduisons plus loin), Wallis dans sa lettre du 1 juillet 1655 (p. 338 du T. I) parle de lunettes de 24 et de 52 pieds qu'on avait en Angleterre, Hevelius possédait vers cette époque des lunettes de 17 ou 18 pieds, mais dans ses observations célestes il ne se servait pas de
lunettes plus longues que de 12 pieds (voir les pp. 412 et 488 du T. I).
-
6)
- Voir le ‘Systema Saturnium’, que nous reproduisons immèdiatement après l'ouvrage présent, et consultez la note 9 de la p. 169.
-
7)
- Voici l'explication de l'anagramme: ‘Annulo cingitur tenui, plano, nusquam cohaerente, ad eclipticam inclinato’. Huygens la confia pour la première fois à Chapelain dans une lettre du 28 mars 1658 (voir la p. 157 du T. II) et on la retrouve à la p. 47 de l'édition originale du ‘Systema’ (voir la p. 299 qui suit).
|