Cette conversion de Fabri fit grand plaisir à Huygens. Plusieurs de ses lettres en témoignent11). En effet, c'était bien la conclusion la plus honorable qu'on pût imaginer de la polémique, parfois très vive, que nous venons de résumer.
Mais laissons maintenant la parole aux adversaires eux-mêmes.
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1)
- Voir les p. 59-60 de notre T. III, et consultez sur les relations de Grégoire avec Huygens la note 4 de la p. 470 qui suit.
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2)
- Voir à la p. 60 du T. III le passage de la lettre de de Gottigniez, dont Grégoire envoya une copie à Huygens.
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3)
- Voir les pp. 279 et 311 qui précèdent. Ces pages sont les seules où Divini est mentionné dans le ‘Systema’.
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4)
- Voir la réponse à Grégoire de St. Vincent, p. 62 du T. III.
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5)
- Comparez encore ce qu'on lit (p. 45 du T. III) sur les opinions de Divini dans la lettre de Guisony à Huygens du 25 mars 1660, lettre que Huygens ne reçut que le 9 juillet de cette année.
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1)
- Voir sur Carlo Dati la note 1 de la p. 462 du T. II.
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2)
- Voir sur Nicolaas Heinsius la note 6 de la p. 399 du T. I.
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3)
- Voir la p. 83 du T. III.
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4)
- Voir la note 1 de la page citée dans la note précédente.
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5)
- ‘uomo idiota’; mais probablement on doit ici entendre cette expression dans le sens classique d'‘homme ignorant, sans instruction, illettré’.
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6)
- Voir sur Honoré Fabri la note 3 de la p. 83 du T. III.
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7)
- Voir sur Pierre Guisony la note 3 de la p. 468 du T. II.
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8)
- Voir la p. 101 du T. III.
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9)
- Vis-à-vis on trouve un fac-similé du titre de cet ouvrage qui comprend 55 pages et une planche que nous reproduisons à mi-grandeur à la p. 469 qui suit. Le texte ne diffère de celui donné par Huygens (voir les p. 405-437) que par l'orthographe et la ponctuation, mais il est remarquable que Divini écrit partout (comme dans le titre) ‘Eugenius’ pour ‘Hugenius’.
Nous devons ces renseignements à l'obligeance de M. Gino Loria, professeur à l'Université de Gênes, qui a bien voulu examiner le livre en question, le collationner avec l'édition de Huygens et nous faire parvenir des photographies du titre et de la planche, la direction de la bibliothèque nationale de Florence n'ayant pu se résoudre à exposer l'ouvrage assez rare aux risques d'un envoi à l'étranger.
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10)
- Voir l'alinéa qui commence au bas de la p. 413.
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11)
- On peut consulter à la p. 103 du T. III le jugement de Guisony sur l'‘Annotatio’. Quant à la coopération de Fabry à la rédaction de cet ouvrage elle est mentionnée de même aux pp. 111, 114, 137 et 138 du T. III.
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12)
- Voir la p. 119 du T. III.
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13)
- Voir la lettre de Chapelain du 26 août 1660, p. 114-115 du T. III.
-
1)
- Voici (p. 114 du T. III) le passage en question de la lettre de Chapelain: ‘Mais le principal Assaillant n'est pas celuy qui est entré sur les rangs. Il n'a serui que de couuerture au Docteur qui a fort pauurement imaginé qu'il establiroit sa reputation sur la ruïne de la vostre. Cette presomption n'est digne que de la propre ferule dont il chastie les incongruités de ses grimaux. L'interest qu'Eustachio a dans ce proces n'est autre que d'empescher que vos desconuertes ne desachalande sa boutique et ne descrie les lunettes qu'il fait, lesquelles il maintient meilleures que les vostres’.
Remarquons d'ailleurs que Fabry, défenseur énergique de l'immobilité de la Terre, doit avoir été frappé désagréablement par les louanges données par Huygens au système de Copernic; consultez à ce propos les pp. 215 et 343 qui précèdent, la p. 396, le début de la p. 407 et les premières lignes du deuxième alinéa de la p. 423.
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2)
- Comparez, aux p. 116-117 du T. III, la lettre de Guisony du 24 août 1660. On y trouvera aussi le compte-rendu d'une expérience instituée par l'‘Accademia del Cimento’ à propos des objections contre le système de Huygens et la relation d'un entretien de Guisony avec Divini.
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3)
- Nous ne connaissons pas cette lettre.
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4)
- Nous la reproduisons aux p. 439-467.
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6)
- Comparez la p. 121 du T. III.
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7)
- Voir les pp. 132, 133, 135, 137 et 142 du T. III.
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8)
- Comparez la note 10 de la p. 184 à laquelle nous pouvons ajouter encore que de même dans une lettre du 27 août 1670 à Oldenburg, Hevelius parle de l'‘anneau qui entoure Saturne’ (voir les ‘Philosophical Transactions, Vol. 5, No. 65, of Novemb. 14. 1670’, p. 2090).
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9)
- Voir les pp. 405 et 441.
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10)
- Comparez la p. 110 du T. III et la p. 407 qui suit.
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11)
- Voir la p. 171 du T. III. Cette lettre de Leopoldo n'a été reçue par Huygens que beaucoup plus tard, probablement seulement en février ou mars 1661; voir les pp. 213 et 239-240 du T. III.
On peut encore consulter sur l'attitude du Prince les pp. 110 (où Huygens le prie de suspendre son jugement jusqu'à ce qu'il aura vu sa réponse à l'‘Annotatio’), 130-131 et 140-141 du T. III.
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12)
- Comparez les p. 427-437 qui suivent.
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13)
- Voir la p. 213 du T. III.
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14)
- Voir la p. 142 du T. III. Cette lettre est très intéressante. On y trouve e.a. le récit d'une visite rendue au père Fabri qui montra à Guisony: ‘dans sa chambre aueq une lunete d'un demi-palme le petit ieu de ses boules’ sans toutefois convaincre son visiteur de la justesse de ses vues.
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15)
- Voir la p. 465 qui suit.
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14)
- Voir la p. 142 du T. III. Cette lettre est très intéressante. On y trouve e.a. le récit d'une visite rendue au père Fabri qui montra à Guisony: ‘dans sa chambre aueq une lunete d'un demi-palme le petit ieu de ses boules’ sans toutefois convaincre son visiteur de la justesse de ses vues.
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16)
- Consultez la note 4 de la p. 278.
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17)
- On retrouve en effet ces deux nouveaux globes dans le ‘Pro sua annotatione’. Comparez la note 1 de la p. 464.
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1)
- Le 12 octobre 1660; voir la note 1 de la p. 145 du T. III.
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2)
- Consultez sur ce Journal la note 18 de la p. 69 qui précède.
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3)
- Voir cette lettre du 28 janvier 1661 aux p. 229-230 du T. III.
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4)
- Vis-à-vis on trouve un fac-simile du titre de cette réimpression florentine de l'‘Assertio’. Les passages supprimés se bornent à deux alinéas (signalés par nous dans la note 9 de la p. 459) où Huygens professe le système de Copernic et où il dit que ‘toutes les fois qu'il en parle avec des Catholiques, ceux-ci affirment qu'ils ne sont nullement tenus de se conformer aux décrets qui s'opposent à cette théorie, soit qu'ils émanent de Cardinaux ou qu'ils proviennent du souverain Pontife lui-même’. Excepté cette suppression il n'y a entre les textes de l'édition de Florence et de l'édition originale que des différences tout à fait insignifiantes d'orthographe et de ponctuation. C'est cette fois encore (comparez la note 9 de la p. 392) à la bienveillance de M. Gino Loria que nous de vons les renseignements désirés par nous et une photographie du titre.
Ajoutons que d'après Dati (voir à la p. 229 du T. III la lettre de Heinsius du 28 janvier 1661) la réimpression eut lieu ‘parce que le seul exemplaire [de l'“Assertio”] envoyé en Toscane ne pourrait pas satissaire à l'immense curiosité des Italiens’.
Dans la Correspondance de Huygens la première allusion à cette réimpression se rencontre dans une lettre du Prince Leopoldo datée le 5 nov. 1660 (comparez la note 11 de la p. 395 et consultez encore les pp. 213 et 239 du T. III).
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5)
- Comparez la première ligne de l'Appendice II (p. 470) et la note 3 qui y appartient. D'ailleurs la première phrase de l'ouvrage ‘Pro sua annotatione’ commence ainsi: ‘Quod eleganti iuxta, atque amoena responsione dignatus me fueris, Christiane Hugeni, immortales tibi gratias acturus, paucis te versibus interpello, nunquam enim mihi persuadere potuissem, Astronomorum huius temporis facilè Principem, & Opticorum Coryphaeum ad vilem vitrarium artificem (sic enim pro tua humanitate me vocas) & ad hominem Astronomiae & Opticae imperitum (qualem pro tua vrbanitate Fabrium reputas) animum & cogitationem conuersurum’.
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6)
- L'exposé de l'hypothèse de Fabri occupe les p. 101-113 du ‘Pro sua annotatione’. Elle est fondée en effet sur l'emploi de six globules se mouvant derrière le corps central de Saturne. Voir encore les notes 1 de la p. 464 et 2 de la p. 465 du Tome présent.
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7)
- Dans le ‘Pro sua annotatione’ (p. 61-83) le nombre de ces conséquences a augmenté jusqu'à quarante-huit. Après leur énumération Divini fait suivre: ‘Haec sunt, Christiane Hugeni, quae de tua hypothesi Fabrius mihi suggessit: vide quaeso, an tuis observationibus consentiant’.
-
8)
- Parmi les 48 conséquences,
mentionnées dans la note précédente on n'en rencontre aucune qui ait cette portée. Seulement Divini (ou plutôt Fabri) discute sous les numéros XI-XV l'interprétation différente des phénomènes de Saturne selon qu'on admette la ‘fausse’ hypothèse du mouvement de la Terre ou la ‘vraie’ de son immobilité pour avouer en fin de compte dans le numéro XV qu'il sait que d'après diverses hypothèses les deux suppositions doivent amener les mêmes phénomènes. ‘Scio’ dit-il ‘ita componi varias hypotheses, ex innumeris fere excentricis, epicyclis, epicyclorum epicyclis, circellis, cum tot tamque varijs & variatis inclinationibus, deuiationibus, reflexionibus, librationibus, vt in utraque hypothesi, eadem phaenomena esse videantur; nempe’ ajoute-t-il ‘in falsa, extra coniunctionem & oppositionem, Saturnus videbitur in eo loco vbi non est; secus in vera; vnde pro vtraque, extra coniunctionem & oppositionem, non potest statui idem verus locus; haec pro motu in longitudinem vtcunque satisfaciunt, non tamen pro declinatione ab AEquatore; quae cùm facilè accipi possit, crederem, inde aliquid deduci posse, ad certam hypothesim statuendam; & verò ex veris obseruationibus habeo, nec retrogrationem, nec accelerationem semper fieri secundum eclipticam’.
Consultez encore le passage, cité dans la note 5 de la p. 471 où Fabri prétend que l'hypothèse de l'anneau est favorable à la supposition de l'immobilité de la terre.
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1)
- Voir la p. 274 du T. III.
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2)
- Voir pour le titre complet la note 1 de la page citée dans la note précédente.
Ajoutons que le format du livre est assez petit (hauteur des pages: 16 cm, largeur: 10 cm), mais qu'il contient 116 pages et une planche contenant 22 figures. Presque tous les sujets traités dans l'‘Assertio’ y sont repris. Quant au style, assez prolixe et parfois confus, on peut en juger par les citations que nous donnons dans cet Avertissement et dans l'Appendice II qui suit (p. 470-472).
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3)
- Comparez la p. 92 du T. IV, où Huygens se plaint du retard que l'envoi de Leopoldo avait subi.
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4)
- Voir les p. 98-99 du T. IV.
-
5)
- Voir la note 6 de la p. 471 qui suit et consultez sur de Monconys la p. 361 du T. IV.
-
6)
- Voir la note 3 de la p. 470 et la note 5 de la p. 396.
-
7)
- Voir, dans la note 5 de la p. 396, le début du ‘Pro sua annotatione’.
-
8)
- Il s'agit de l'‘Annotatio’; voir les p. 405-437.
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9)
- Comparez l'alinéa qui commence en bas de la p. 455 et voici la défense de Fabri (p. 40-41 du ‘Pro sua annotatione’): ‘Quid porrò tibi venerit in mentem, nescio, cùm putasti, poni a Fabrio Saturni distantiam, & Solis diametrum, longè maiores, quam a te ponatur; nunquam hoc somniaui, optime Hugeni; illud enim quod habeo pag. 28. Solis diametro longe maiore, ita intelligi debet, vel nullus est sensus, vt diameter Solis supponatur longe maior diametro Saturni, vel potiùs diametro circuli gignentis Saturnium annulum, de quo supra; vbinam quaeso mentionem, vel vllum verbum feci de diametro Solis a te statuta? Sed quonam pacto tibi persuadere potuisti, tam enormem a Fabrio Solis diametrum statui, vt duas quintas diametri magni orbis adaequet? nullus dubito, quin Fabrius, dum haec a te omnia sibi affingi legeret, tantulum subriserit; haec enim profectò risum potiùs, quàm stomachum mouent: quòd autem solis a terra distantiam 25429. terrae diametros complecti velis, quando id demonstraueris, Hugeni, nobis persuadebis; intereà sustinebimus: & verò, quòd Astronomi in tam multis inter se adeò dissideant, non parum fidei illis detrahit: ausim dicere, vix duos esse, qui conueniant in praecipuis suae doctrinae cardinibus, etiam si de Luna ipsa, quae terrae omnium proxima est; agatur, cuius reuerà distantiam, diametrum, apogaeum, anomaliam, varios motus nondum certò statuerunt; sed omissa Luna, quam Astronomis relinquo, non erat tuae humanitatis quòd Fabrium Optices & Astronomiae adeò imperitum esse tam celeriter & seuerè pronunciares; ille pro sua modestia stylum continet, immò tibi potiùs in hoc fidem haberi vult, quàm Petro Gassendo, qui de illo tom: 4. Epist. ad
Fabrium, aliter sentit: pro hoc elogio, gratias tibi agit immortales, discere a te paratissimus: vtvt sit, mentem meam non es assecutus, nec ego tuam; cum hoc tamen discrimine, quòd absona & absurda mihi affingas, ego verò tibi annularum illam hypothesim, quae a solita caelestium corporum forma minùs recederet.’
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10)
- Elle occupe les p. 101-113 du ‘Pro sua annotatione’.
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11)
- On lit seulement à ce propos à la p. 113: ‘vbi ex certis obseruationibus certas epochas Astronomi statuerint, quibus eaedem phases redeunt, motuum periodos facilè definiemus’.
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12)
- On rencontre ces orbites, formées par deux paraboles, dans la Fig. XXI de la planche ajoutée au ‘Pro sua annotatione’.
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13)
- Le ‘Pro sua annotatione’ mentionne en deux endroits divers les mouvements des satellites de Jupiter. En effet, en premier lieu, on lit à la p. 59: ‘eodem iure, opinor, gaudet Fabrius, componendi systema, quod probatis obseruationibus congruat; tu Mediceas & Saturniam affigis circulis circa louem & Saturnum descriptis; cur amabò nobis non liceat alias orbitas iis assignare extra Saturnum & Iouem? modò haec hypothesis obseruationibus ritè consentiat; praetereà vt Mediceas supra louem collocemus, rationes alicuius ponderis nobis persuadent; itemque vt stellulam supra Saturnum ponamus, singula paulò post demonstrabimus.’ Puis aux p. 83-92 on trouve une ample exposition des mouvements des satellites de Jupiter, tels que Fabri se les représente, après quoi il fait suivre: ‘Eadem hypothesis tuae Lunae Saturniae applicari potest, mutato dumtaxat periodi tempore; & quod tu in tuo circulo explicas, aeque facilè in parabola explico.’ Quant aux raisons pour lesquelles son hypothèse serait préférable à celle de Huygens il les donne aux p. 89-90. Elles se rapportent à la durée des éclipses des satellites de Iupiter et au fait qu'on n'avait jamais vu ni les satellites, ni leurs ombres, traverser le disque de la planète.
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1)
- Voir la note 5 de la p. 471 qui suit.
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2)
- Voici ce qu'on lit à la dernière page (p. 115) du ‘Pro sua annotatione’: ‘coeterùm tibi persuadeas velim, te a Fabrio maximi fieri, vt saepè mihi attestatus est, quod vt tibi significem, & multam Salutem tibi eius nomine dicam, etiam atque etiam me rogat.’
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3)
- Voir la p. 92 du T. IV.
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5)
- Voir la p. 134 du T. IV.
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6)
- Voir la p. 509 du T. V.
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7)
- Voir la p. 176 du T. V.
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8)
- Voir par exemple la première figure de la planche vis-à-vis de la p. 195 du T. V.
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9)
- Voir la p. 193 du T. V.
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10)
- Voici le passage en question tel qu'on le trouve à la p. 212 dans une lettre publique, datée le 1 novembre 1664, de Fabri à Claude Basset, lettre qui suit le texte des ‘Dialogi’: ‘Benè est, inquies, gratulor, sententiam mutas, nempe aliàs, infra Iovem ire, negabas [savoir les satellites de Jupiter, comparez la note 13 de la p. 399 qui précède]; impugnabas item Saturnium Annulum; modò vtrumque adstruis. Sententiam non muto; sentiebam enim antea, non constare ex observationibus, eò vsque mihi perspectis, Mediceas infra Iovem descendere; sed jam ex novis obseruationibus, secus evenit, & nova lux ex iis affulget, quae ex prioribus non affulserat: Saturnium verò annulum omnino negasse non memini; id enim dumtaxat à me assertum est, omnes Saturniani systematis Figuras, eo vsque à variis Autoribus delineatas, adhibitis globulis, explicari posse; hoc tamen non vetat, quin secus sentiam, vbi novae observationes adsunt, quales sese mihi, elapsis proximè mensibus, exhibuerunt; quamvis autem mihi verisimile sit, annulum illum Saturnio globo circumductum esse, & vix aliter praesens Phoenomenon explicari possit, sustineo tamen, dum Saturnus in via lactea situs sit, quod reverà brevi futurum est, redeatque ad AEquatorem, quod non nisi post septem vel octo annos habituri sumus. Sed finem Scribendi
facio’, etc.
Quant aux nouvelles observations qui ont conduit Fabrià changer son opinion, il les mentionne au début de sa lettre à Basset (p. 208). C'étaient les observations récentes d'autres astronomes (probablement surtout de Campani, voir les planches vis-à-vis des pp. 118 et 195 de notre T. V) et les siennes propres faites avec une lunette de Divini de 25 palmes (comparez la p. 407 du Tome présent). Il les explique à l'aide de l'hypothèse d'un anneau dont le plan est perpétuellement parallèle à l'équateur terrestre, et il insiste sur l'importance de ce parallélisme dont il s'efforce de tirer une prenve irrécusable de l'immobilité de la Terre (p. 209).
D'ailleurs on trouve dans le texte même des ‘Dialogi’ un autre passage concernant l'anneau de Saturne que nous empruntons au ‘Dialogus secundus. In quo valida contra Copernici hypothesim argumenta proponuntur,’ (p. 90-91). Nous le reproduisons ici en entier: ‘An tim[us]. Aliud quidpiam est, quod tibi fortè novum videbitur: Annulus ille Saturnius à Christiano Hugenio viro clarissimo & omnigena literatura probè instructo, ingeniosè profectò excogitatus, & quem vestris mirum in modum placuisse intelligo; si fortè verus esset, quod sanè maximè percupio, vestrae hypothesi [celle de Copernic] vltimam ferè ruinam afferret; cùm enim praefatus annulus plano AEquatoris semper parallelus sit, haud dubiè non movetur per Eclipticam, alioquin situm acciperet, in quo Eclipticae plano parallelus esset; eo quippe motu movetur, quo faciliùs moveri potest, iuxta regulam ex doctrina motuum assumptam, de qua jam supra [aux p. 47-50 Fabri applique cette règle à quelques exemples familiers comme le mouvement d'une flèche et la chûte d'un cylindre sur un plan incliné]. Et verò nemo non videt, annulum planum longè faciliùs moveri, & cum minore medij resistentia, si in plano annuli, sit ipsa linea motus; igitur cùm illud planum annuli AEquatoris plano parallelum semper sit, haud dubiè in eo circulo movetur, cujus planum AEquatoris plano parallelum est; igitur in parallelo diurno, iuxta nostram hypothesim [celle de l'immobilité de la Terre], licèt enim spirae planum tantulùm ab AEquatoris plano declinet, hoc tamen sub sensum non cadit: Haec ratio singularis est; quia praefatus annulus est etiam valdè singularis, & ante Hugenium incompertus orbi, faxit Deus, vt ex futuris observationibus Saturno praesertim circa
AEquatorem existente, ita luce nova confirmetur, vt de illo nullus vltra dubitare possit; quod maximoperè, vt dixi, percupio, cùm in nostram hypothesim mirificè Quadret; & haec sunt, quae contra tuam hypothesim, Augustine dicenda mihi occurrunt.’
C'est grâce â l'obligeante intervention de M.G. Gabrieli, bibliothécaire de la ‘Reale Accademia Nazionale dei Lincei’ que nous avons pu prendre connaissance de cet ouvrage de Fabri, dont voici le titre complet: ‘Dialogi Physici, in quibus De Motu Terrae Disputatur, Marini AEstus noua causa proponitur, Necnon aquarum & Mercurij supra libellum elevatio examinatur. Ad eminentissimum Cardinalem Fachinettum. Auctore R.P. Honorato Fabri, Societatis Jesu. Lugduni, Sumptibus Christophori Fourmy in vico Mercatorio, sub signo Occasionis. M.DC.LXV. Cum permissu Superiorum.
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11)
- Voir les pp. 195, 196, 202-203, 222, 231, 266-267, 278 et 509 du T. V.
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