Skiplinks

  • Tekst
  • Verantwoording en downloads
  • Doorverwijzing en noten
DBNL Logo
DBNL Logo

Hoofdmenu

  • Literatuur & Taal
    • Auteurs
    • Beschikbare titels
    • Literatuur
    • Taal
    • Limburgse literatuur
    • Friese literatuur
    • Surinaamse literatuur
    • Zuid-Afrikaanse literatuur
  • Selecties
    • Onze kinderboeken
    • Basisbibliotheek
    • Tijdschriften/jaarboeken
    • Naslagwerken
    • E-books
    • Publiek Domein
    • Calendarium
    • Atlas
  • Gebruiksvoorwaarden
    • Hergebruik
    • Disclaimer
    • Informatie voor rechthebbenden
  • Over DBNL
    • Over DBNL
    • Contact
    • Veelgestelde vragen
    • Privacy
    • Toegankelijkheid
Oeuvres complètes. Tome XVII. L'horloge à pendule 1656-1666

  • Verantwoording
  • Inhoudsopgave

Downloads

PDF van tekst (7,23 MB)






Editeur
J.A. Volgraff



Genre
non-fictie

Subgenre
verzameld werk
non-fictie/natuurwetenschappen/natuurkunde


In samenwerking met:

© zie Auteursrecht en gebruiksvoorwaarden.

 

Oeuvres complètes. Tome XVII. L'horloge à pendule 1656-1666

(1932)–Christiaan Huygens

Vorige Volgende
[p. 191]

Brève instruction au sujet de l'emploi des horloges pour trouver les longitudes orientales et occidentales.

[p. 193]

Avertissement.

Aussitôt que l'horloge à pendule avait été adaptée à l'usage sur mer par les soins de Bruce et de Huygens1), ils décidèrent que Bruce ferait l'épreuve de cette construction en se rendant en Angleterre. Ce voyage eut lieu au commencement de janvier 1663, mais le succès ne répondit pas à l'attente. L'une des deux horloges exactement semblables construites par S. Oosterwijck à la Haye (celle que Bruce appelle ‘le vieux’, T. IV, p. 290) tomba par suite du ‘branslement du vaiseau’, de sorte qu'elle dut, apparemment à la suite de cet accident, être remplacée par une autre; ‘l'autre fust si fort ebranslé qu'il s'arresta tout court’2). Le 1 mars 16633) Bruce était de nouveau en possession de deux horloges; Moray nous apprend en novembre 16634) ‘que l'horologe fait à la Haye (qui estoit Marqué A) est beaucoup meilleur que l'autre fait icy [c.à.d. en Angleterre] Marqué B’5). Du 18 avril au 4 septembre 1663 le capitaine Robert Holmes fit avec ces deux horloges6) un voyage au Portu-

[p. 194]

gal1). Le résultat fut assez satisfaisant; on n'avait toutefois pas songé à ‘mesurer la difference des longitudes de deux lieux en allant en en venant pour veoir si l'on trouveroit la mesme’2). Bientôt après le capitaine Holmes fit avec ces mêmes horloges le voyage à la Guinée et de là à Jamaique3) mentionné aussi dans l'‘Horologium oscillatorium’ de 16734); il ne fut de retour à Londres qu'après plus d'un an, en janvier 16655). Une relation de la conduite des horloges pendant ce voyage parut en février 1665 dans le Journal des Sçavans et en mars dans les Philosophical Transactions, relations publiées par nous aux p. 204-206 du T.V. On trouvera cette relation quelque peu amplifiée aux p. 230-233 qui suivent. À la suite des articles nommés une lettre du 5 février 1665 de Huygens sur le même sujet fut insérée dans deux journaux (voir la p. 223 du T. V).

Dans cette dernière lettre Huygens écrit: ‘J'ay publiè cette semaine [‘par nos gazettes’, d'après la p. 224 du T. V6)] qu'on exposera en vente les dites horloges, avec l'instruction necessaire pour s'en servir sur mer’; les horloges dont Huygens parle ici ne sont plus les horloges telles que ‘A’ et ‘B’ avec suspension et pendule à la façon de Bruce, mais les ‘nouvelles horloges’7) nommées plus haut dans cette lettre, c.à.d. les remontoirs pour lesquels Huygens avait obtenu quelques mois auparavant, pendant l'absence de Holmes, le privilège des États-Généraux (voir la note 6 de la p. 177 ainsi que la p. 175 qui précède).

Huygens avait d'ailleurs déjà fait mention de l'Instruction relative aux horloges

[p. 195]

marines (‘de instructie hoe men sich daer van moet bedienen’) dans sa requête de novembre 1664 aux Etats-Généraux8). Cette Instruction écrite ‘en nostre langue’ n'était pas encore imprimée le 2 janvier 1665, mais l'impression commença peu après9). Huygens put envoyer quelques feuilles à Moray le 27 février 166510) et le travail fuit terminé avant le 6 mars11). Bientôt il fut question de traduire l'Instruction en anglais12); toutefois cette version, assez libre, ne parut qu'en 166913). Huygens parle aussi le 26 mars 1665 d'une traduction française par Thevenot (T. V, p. 277), ce qui toutefois ne s'accorde pas tout-à-fait avec le contenu de la lettre de Thevenot du mois d'avril suivant (T. V, p. 343). Quoiqu'il soit encore question dans la lettre de Chapelain du 7 juin 166514) d'une traduction par Thevenot ‘du Discours instructif touchant l'vsage des Horloges sur mer’, elle n'a apparemment pas été faite. Il faut remarquer à ce propos que Huygens avait proposé en mai 166515) de faire traduire en français l'Instruction telle qu'elle serait publiée en Angleterre plutôt que l'original. Finalement il fit lui-même une traduction française de l'Instruction, non sans quelques retouches; il se dit sur le point de la faire imprimer en février 166816), toutefois en mai 166917) l'impression n'avait pas encore eu lieu; cette traduction nous est d'ailleurs inconnue.

Remarquons encore qu'une Instruction anglaise avait été ‘dressee [par Moray] pour Monsieur le Prince Rupert’18) déjà en 1664; en cette année le Prince Rupert avait fait avec le duc d'York un voyage sur mer, et les deux princes s'étaient servis en cette occasion des horloges marines construites, pensons-nous, par John Fromanteel, dont nous avons parlé dans l'avant-dernier alinéa de la note 2 de la p. 168 qui précède19).

[p. 197]

Il nous a été assez difficile de retrouver le texte hollandais de l'Instruction. Le seul exemplaire de l'édition originale de 1665, dont l'existence nous ait été signalée, est celui de la Bibliothèque de l'Observatoire de Poulkovo en Russie. Depuis 1925 nous possédons, grâce à l'amabilité du directeur de cet Observatoire A.A. Iwanoff, des reproductions photographiques de toutes les pages. La Bibliothèque de l'Université de Leiden possède en outre les p. 5-8 d'un exemplaire de l'édition originale avec des notes marginales de la main de Huygens sur les p. 6-7. Nous reproduisons ici le texte hollandais avec une traduction française, mais non pas la traduction latine qu'on trouve aux p. 193-212 des ‘Opera Varia’ publiés en 1724 par G.J. 'sGravesande1).

Dans une page du Manuscrit B datant de la fin de 1662 ou du commencement de 1663 Huygens donne un aperçu du contenu de l'Instruction telle qu'il l'avait deéjà conçue en ce moment. Voir à la p. 236 l'Appendice qui suit. Cette Pièce fait voir notamment qu'il avait alors l'intention d'y insérer un chapitre sur la méthode de mesurer la hauteur du soleil; nous savons qu'à cet effet il avait apporté du moins sur papier une correction aux arbalètes ordinairement employées2).

 

Après avoir publié l'Instruction, Huygens eut en mars 1665 quelques conférences à Amsterdam ‘avec des Pilotes et gens de mer touchant l'affaire des Longitudes’,

[p. 198]

mais ceux-ci ne se montrèrent pas enthousiastes: il les appelle ‘tardifs et difficiles a admettre quelque chose de nouveau quoy que l'utilitè en soit manifeste’1). Cette hésitation bien naturelle des marins à faire usage d'un instrument - l'horloge à pendule - qui en effet, comme la suite l'a montré, n'a jamais eu, malgré des succès partiels, le succès complet si ardemment souhaité, explique fort bien que le nombre des voyages où l'on s'appliqua à tirer du nouvel instrument tout le profit possible resta fort restreint2).

1)
Voir la note 1 de la p. 166 qui précède.
2)
T. IV, p. 296; comparez aussi la p. 301.
3)
T. IV, p. 318.
4)
T. IV, p. 443.
5)
Comparez les dernières lignes de la p. 452 du T. IV, et la p. 284 du T.V.
6)
T. IV, p. 452.
1)
T. IV, p. 446-451. Comparez la lettre de Huygens à Johan de Witt du 1 février 1664 (faisant défaut dans la Correspondance) que nous avons mentionnée dans la note 5 de la p. 162 qui précède.
2)
T. IV, p. 431-432, 459, 474.
3)
T. IV, p. 443.
4)
P. 16-17 de l'édition originale.
5)
T. V, p. 204. Voir pour un des buts de ce voyage la note 6 de la p. 168 du T. V et le deuxième alinéa de la note 19 qui suit. On peut encore consulter sur le second voyage de Holmes les p. 234, 245, 260 et 269-271 de notre T. V, ainsi que les p. 320 et 331 du Vol. I et 4, 5, 21, 23, 24, 26 du Vol. II de Birch ‘History of the Royal Society of London’.
6)
La ‘Gazette de la Haye’ de 1665 n'existe plus nulle part, à ce qu'il paraît. Quant à la ‘Gazette d'Amsterdam’ (également hebdomadaire) de 1665, on en possède encore quelques numéros à la Bibliothèque Nationale de Paris, e.a. celui du 5 février 1665 qui ne contient pas la publication de Huygens; le numéro précédent fait défaut.
7)
Remarquons que dans la Fig. 75 de la p. 183 qui précède et dans le texte qui l'accompagne ces nouvelles horloges sont également désignées par les lettres A et B.
8)
T. V, p. 153.
9)
T. V, p. 187, 240.
10)
T. V, p. 247.
11)
T. V, p. 255.
12)
T. V, p. 259, 277.
13)
Voir la note 18 de la p. 187 du T. V, la note 2 (ou plutôt 3) de la p. 427 et les p. 439, 440 et 444 du T. VI. La version elle-même occupe les p. 446-459 du T. VI.
14)
T. V, p. 371. Comparez toutefois ce qu'en dit Chapelain dans sa lettre du 31 juillet 1665 (T. V, p. 425).
15)
T. V, p. 355 et 361.
16)
T. VI, p. 187.
17)
T. VI, p. 440.
18)
T. V, p. 259.
19)
La Correspondance fait voir que le voyage du prince Rupert (ou Robert) de Bavière et du duc d'York (le futur James II d'Angleterre) eut lieu entre le 19 septembre (T. V, p. 114) et le 19 décembre 1664 (T. V, p. 168). Les deux princes se montrérent fort contents des horloges fabriquées par Fromanteel (T. V, p. 168, 187). Il ne faut pas confondre ces horloges marines que Fromanteel paraît avoir fabriquées par ordre de Moray (T. V, p. 104) pour les deux princes avec les horloges de Bruce employées par Holmes, dont la dernière (voir le texte) avait été construite en Angleterre; d'ailleurs, comme nous l'avons dit dans la note de la p. 168 citée dans le texte, nous savons que John Fromanteel travailla pour Moray, Bruce et Huygens peu de temps après avoir livré ses deux horloges au prince Rupert.
D'après la note 3 de la p. 259 du T. V ces deux horloges devaient ‘servir pendant le voyage à la Guinée’. Le prince Rupert a en effet reçu en ce temps l'ordre de faire un voyage à la Guinée, mais cet ordre a été révoqué. En lisant la Correspondance ou les pages citées (note 4 de la p. 194) de l'‘Horologium oscillatorium’ on ne se douterait guère que le voyage de Holmes (voir p.e. la note du T. V citée dans la note 5 de la p. 194) dégénéra en un raid dirigé contre les possessions coloniales des Provinces-Unies ce qui donna lieu à des représailles de la part de de Ruyter (voir p.e. la note 6 de la p. 435 du T. V) et fut bientôt suivi par une guerre ouvertte. Dans ces conditions on comprend combien le prince Rupert et le duc d'York devaient attacher d'importance à être en possession le plus tôt possible d'horloges marines qui permettraient aux navires de guerre de mieux s'orienter sur mer. Dans ‘The Life of James the Second, King of England, etc. by the rev. J.S. Clarke, London, Printed for Longman etc. 1816’, on lit à propos du voyage des deux princes (Vol. 1, p. 402-404): ‘Upon this notice, and further news that de Ruyter was actually sailed from Gibraltar to the Southward, and that arriving on the Coast of Guinee, he had seiz'd all in his reach about Cap de Vert, the King resolved to send Prince Rupert to follow him with a Squadron of about twelve men of war and six of the Company Ships. But by that time that this Fleet was fitted and come together, which was about the middle of October 1664, a further account was brought.... The King here upon, layd aside the thoughts of having Prince Rupert to go thither with the intended Squadron, and in stead thereof, order'd a considerable number of more Ships to be fitted out.... and resolved that the whole should be commanded by the Duke, who accordingly parted at the beginning of November for Portsmouth, quickly after which he went abord..... The Duke.... expecting to meet them [savoir: “the Dutch under Opdam”, c.à.d. l'amiral Jacob baron van Wassenaar, heer van Obdam, mentionné aussi à la p. 435 du T. V] cruised to and again for four or five days between Dunnose, Portland, and Cape the Hogue, where by reason of the narrowness of the Channel he was obliged to Takle every night, and though it was extreme dark still, and blew very fresh, no ill accident happen'd either to himself or any of the Ships. But seeing now in all this time no appearance of any Dutch, he return'd to the Spithead ..... where upon his Royal Highness after having encouraged the Seamen by his presence and directions, return'd together with Prince Rupert to Whitehall, about the beginning of December, and left the Fleet.....’. Ceci s'accorde avec ce qu'on peut trouver à ce sujet dans les lettres de Johan de Witt (p.e. dans l'édition: ‘Brieven geschreven ende gewisselt tusschen den Heer Johan de Witt Raedt Pensionaris en Groot-Segelbewaerder van Hollandt en West-Vrieslandt ende de Gevolmachtigden van den Staedt der Vereenigde Nederlanden, so in Vranckrijck, Engelandt, Sweden, Denemarken, Poolen, enz. 's Gravenhage bij Hendrik Scheurleer, 1723-1725’) ou chez N. Japikse ‘De Verwikkelingen tusschen de Republiek en Engeland van 1660-1665’, Leiden, S.C.v. Doesburgh, 1900, Chap. VIII et IX. En juin 1665 (T. V, p. 378) les deux princes étaient en possession de trois horloges marines dont ils se ‘louent tous deux.... merueilleusement’.
On conçoit bien maintenant que Johan de Witt et les États-Généraux s'intéressaient eux aussi aux horloges marines. Voir le texte de la p. 175 et la lettre de J. de Witt nommée dans le dernier alinéa de la note 6 de la p. 177 qui précéde.
D'aprés la lettre de Huygens à de Witt du 1 février 1664 (voir les notes 5 de la p. 162 et 1 de la p. 194) Huygens avait eu avec de Witt, peut-être sur l'initiative de ce dernier, un entretien sur la question des horloges marines au commencement de 1663, peu avant son départ pour Paris. Huygens apprit plus tard (voir sa lettre du 6 janvier 1668, T. VI, p. 171) que ‘Monsieur de Ruijter a son voiage [de 1664-1665] de Guinée et Terra Nova’ aurait eu également ‘dans son vaisseau... une Pendule’ qui cependant n'était, à ce qu'on disait, ‘point suspendue’.
1)
Cette traduction qui porte le titre ‘Brevis Institutio de Usu Horologiorum ad inveniendas Longitudines’ est (d'après la ‘Praefatio’ de 's Gravesande) de la main de Johannes Oosterdijk Schacht (1704-1792), alors étudiant à Leiden. O. Schacht fut créé en 1726 docteur en philosophie après la dèfense d'une thèse ‘de motu planetarum in orbibus ellipticis’, acquit aussi le titre de docteur en médecine et fut professeur de philosophie à Franeker, ensuite professeur de médecine à Utrecht.
2)
Ou plutôt à l'arbalète de Joost van Breen; voir les p. 522-523 et 558-561 du T. XV.
1)
T. V, p. 277 et 278. Voir encore à ce sujet les p. 283, 304, 309, 322 et 332 du même Tome.
2)
Joost van Breen (comparez sur lui la fin de l'Appendice qui suit, p. 236) écrit à la p. 116 de son ouvrage ‘Stiermans Gemack, etc.’ de 1662 (voir la note 5 de la p. 559 du T. XV) dans le Chap. IX intitulé ‘Vande Observantie der langte, ofte het Oost en West’: ‘Nu hoe wel sommige vermeten de differentie des tijts tusschen een afgeseijlde ende een bekome plaets te vinden door santlooper ofte uerwercken maer om de onbequaemheyd der selver insonderheyt by der zee sijn die al lange voor desen aen d'een sijde gestelt, onnodich die nu weer op nieu op te rapen’ (traduction: ‘Quoique certaines gens se fassent forts de trouver à l'aide d'un sablier ou d'horloges la différence des temps entre l'endroit d'où un voilier est parti et celui où il est arrivé, néanmoins à cause de leurs défauts surtout sur mer ces instruments ont été mis de côté il y a longtemps; inutile de les produire de nouveau’). Voir aussi l'opinion de C.H. Gietermaecker citée dans la note 1 de la p. 202 qui suit.

Vorige Volgende