Skiplinks

  • Tekst
  • Verantwoording en downloads
  • Doorverwijzing en noten
DBNL Logo
DBNL Logo

Hoofdmenu

  • Literatuur & Taal
    • Auteurs
    • Beschikbare titels
    • Literatuur
    • Taal
    • Limburgse literatuur
    • Friese literatuur
    • Surinaamse literatuur
    • Zuid-Afrikaanse literatuur
  • Selecties
    • Onze kinderboeken
    • Basisbibliotheek
    • Tijdschriften/jaarboeken
    • Naslagwerken
    • E-books
    • Publiek Domein
    • Calendarium
    • Atlas
  • Gebruiksvoorwaarden
    • Hergebruik
    • Disclaimer
    • Informatie voor rechthebbenden
  • Over DBNL
    • Over DBNL
    • Contact
    • Veelgestelde vragen
    • Privacy
    • Toegankelijkheid
Oeuvres complètes. Tome XXII. Supplément à la correspondance. Varia. Biographie. Catalogue de vente

  • Verantwoording
  • Inhoudsopgave

Downloads

PDF van tekst (14,69 MB)

ebook (14,64 MB)






Editeur
J.A. Volgraff



Genre
non-fictie

Subgenre
verzameld werk
non-fictie/natuurwetenschappen/wiskunde
non-fictie/natuurwetenschappen/natuurkunde
non-fictie/natuurwetenschappen/sterrenkunde


In samenwerking met:

© zie Auteursrecht en gebruiksvoorwaarden.

 

Oeuvres complètes. Tome XXII. Supplément à la correspondance. Varia. Biographie. Catalogue de vente

(1950)–Christiaan Huygens

Vorige Volgende
[p. 434]

§ 9. Chimie pratique, corps luisants etc.

Christiaan Huygens, nous l'avons dit plus haut, ne s'occupa point de botanique quoiqu'à Breda il eût sans doute eu l'occasion de suivre le cours de Brosterhuysen et de prendre part à ses excursions avec ses élèves1). Il en avait été pour lui comme pour son père qui avait également reçu une instruction fort soignée où cependant les sciences naturelles ne figuraient pas2). A plus forte raison ne pouvait il être question de chimie. Ce n'était pas là une science, ou plutôt un ensemble de connaissances, se prêtant à un enseignement méthodique.

L'alchimiste, étudiant avec acharnement les mystérieuses transformations des substances, était un être à part, de réputation douteuse, souvent pauvre3). Dans les dernières années de sa vie Christiaan appliquera encore à J.J. Becher4) l'épithète ‘ciniflo’5).

L'importance pratique de la connaissance de toutes les denrées qui se vendaient dans le commerce, des recettes des médecins, apothécaires, coiffeurs et charlatans ambulants6) était cependant évidente. Et combien grave n'était pas pour les peintres, donc aussi pour la famille Huygens, la question des matières colorantes!

Le père Constantyn recueillait des recettes7) et ne dédaignait pas de mettre parfois lui-même la main à l'oeuvre; Christiaan - on l'a vu dans le présent Tome - faisait de même8). Dans sa correspondance avec Constantyn frère il est souvent parlé de craie et de couleurs. C'est de leur usage qu'il est question, non pas de leur composition considérée à un point de vue scientisique9).

Les faiseurs d'instruments avaient aussi leurs recettes à eux qu'ils ne tenaient pas toujours secrètes. C'est ainsi que dans le Manuscrit 17 Christiaan note le procédé suivant pour argenter le cuivre qu'il emprunte à ‘Franciscus den Instrumentmaecker’:

[p. 435]

ult. Oct. 1653.

Om koper te versilveren.

 

Neemt een half loot silver, dat solveert in sterckwater. slaet dat met sout of sout water neder. wast het dan met regenwater af, tot dat de kalck van 't silver heel soet zij. Neemt dan een loot salarmoniac een loot glasgal ofte smout van glas: Een loot salgemme, ende soo veel mercurij sublimati als op een punt van een mes can leggen. Vrijft dit altemael met wat regenwater heel kleyn tot een papken ende met een pinceel schildert ofte strijckt het op heel schoon gemaeckt koper. Steeckt het dan in 't vier doch niet te heet, ten naesten bij dat het gloeijt, tot datmen siet dat den roock gedaen is, lest het dan in wijnsteenwater ende sout. dit doet 4 à 5 mael en het sal schoon versilvert wesen.

 

On voit que les noms des différents sels et acides n'étaient pas inconnus à la famille Huygens.

 

Constantyn était apparemment persuadé que le temps était venu pour la chimie d'aspirer au rang de science. En réalité il était trop tôt. En 1645 il écrit sur cette matière à Descartes, de même qu'il l'avait fait antérieurement pour les principes de la mécanique10): il exhorte le penseur français à formuler brièvement les principes de la chimie11). Ce dont Descartes cependant doit se déclarer incapable12).

Christiaan a eu toute sa vie la conviction que les chimistes n'étaient pas encore parvenus à établir des principes certains13).

[p. 436]

Sa première lettre écrite de Leiden au frère Lodewijk traitait e.a. de l'art de peindre en couleurs sèches. Dans la deuxième il est question d'un morceau luisant de bois pourri envoyé par Lodewijk et sur lequel Christiaan a fait quelques observations. Mais ce sujet ne fut pas poursuivi. Galilée aussi s'était médiocrement intéressé à la pierre de Bologne. Comment en effet s'occuper utilement des corps luisants, c.à.d. des rapports intimes entre la matière et la lumière, lorsque la nature de l'une et de l'autre était si incertaine? Même en 1690, dans la Préface du Traité de la Lumière, Christiaan dira qu'on y chercherait vainement quelque remarque sur les corps luisants14).

En 1655 il ne répondra rien (semble-t-il) à Kinner à Löwenthurn écrivant15) ‘Si Chymiâ delectaris, insinua, miscebimusque deinceps etiam de nobili illa scientia sermonem’. En général, à cette époque, on n'attribuait pas encore à la chimie - si ce n'est à Prague; comparez la p. 310 qui précède - le rang de ‘nobilis scientia’.

1)
Brosterhuysen parle des excursions dans son discours d'ouverture à Breda.
2)
Voyez toutefois ce que nous disons à la p. 449 qui suit sur Constantyn et Aristote.
3)
Voyez p.e. le poème du père Constantyn de 1623 ‘Een Alchymist’, dans ‘Zede-Printen’.
4)
1635-1682.
5)
Voyez les p. 666 et 702 du T. XVIII. Consultez aussi sur Becher le T. VIII.
6)
Tel le fameux Borri ou Borrhi plusieurs fois mentionné dans nos Tomes III et IV.
7)
Voyez p.e. la note 5 de la p. 208 du T. III sur les élixirs.
8)
Voyez aussi ce qu'il dit en 1661 de son invention d'un ciment plastique, p. 320 du T. XVII.
9)
Voyez p.e. les p. 393-394 du T. IV.
10)
En 1637. Voyez la p. 15 du T. XIX.
11)
Worp, Correspondance no. 4012, lettre du 7 juillet. Il se dit ‘de plus en plus amoureux de l'anatomie des choses...les operations Chymiques estant les plus apparens moyens d'en tirer de l'auantage effectif, il y a longtemps que je brusle d'envie de vous en entendre discourrir, pour veoir en combien peu de nomenclature vous comprenez tant d'Eaux, de Sels, d'Huiles, d'Essences, d'Esprits, de Magisteres et autres differences chimiques, au moins superflues, que ces bonnes gens nous estallent en leurs laboratoires’. Dans le Fragment d'autobiographie (p. 116) où l'on voit que ce furent peut-être ses conversations avec Drebbel et la lecture de son livre qui éveillèrent son intérêt pour la chimie, il se plaint toutefois de l'habitude de ce chercheur de se servir d'expressions affectées et mystiques. ‘De Elementis libellum saepius increpavi, quod verbis affectate mysticis (quae chymicorum fastuosa insania est) foedare sustinuisset egregium caetera tractatum et non vulgaris iudicii vestigia prodentem’. En 1629 et 1630 Brosterhuysen lui écrivit maintes fois sur des traités et opérations chimiques (lettres 429, 432, 440, 519 et 554 de la Correspondance).
12)
Lettre du 4 août 1645.
13)
T.X. p. 239 (lettre de février 1692 à Leibniz): ‘Mr. Boyle est mort. Il paroit assez etrange qu'il n'ait rien basti sur tant d'experiences dont ses livres sont pleins; mais la chose est difficile...’ Voyez aussi la p. 319 de notre T XIX.
14)
T. XIX. p. 455.
15)
T. I, p. 366.

Vorige Volgende